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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 16:36

Avant les résultats du vote le 13 septembre prochain, continuons la présentation des 10 projets en lice pour l’obtention du trophée e-Démocratie 2010. Aujourd’hui, blog-territorial  vous présente "Bordeaux, cité digitale", le programme numérique de la municipalité girondine.

  LOGO BX DIGITALE

En 2010, la ville de Bordeaux a été particulièrement active dans le domaine de la démocratie sur Internet. Cela ne surprendra donc personne de la retrouver dans la sélection des 10 organismes nommés pour l’obtention du trophée français de l’e-Démocratie. Deux des actions de la ville ont attiré notre attention cette année : la campagne "Fais ta Ville" et l’émergence du site internet Atelier 21.


Image 14Orchestrée par le Conseil des jeunes de Bordeaux, la campagne "Fais ta Ville" a débuté le 3 avril dernier par la tenue d’un "flashvote". Son principe : lors d’un temps de rassemblement d'une dizaine de minutes, les jeunes passants du centre piéton de Bordeaux étaient invités à voter simultanément par SMS sur 17 propositions d'actions concrètes. Il fut ensuite prolongé par une période de consultation par Internet. Quant au site Atelier 21, il a pour but de mettre en commun des initiatives citoyennes dans le domaine du développement durable.

 


Michel Duchesne, adjoint au Maire en charge de la Cité Digitale, a bien voulu répondre aux questions de blog-territorial et présenter sa vision de l’e-Démocratie pour la ville de Bordeaux.
 
michel duchene portrait 06 09 01blog-territorial (BT). Pouvez-vous définir le programme "Bordeaux cité digitale" ? Comment se traduit votre implication et celle des autres élus ?
Michel Duchesne. "Bordeaux cité digitale", c’est un projet visant à encourager le développement de services ainsi que les usages des technologies de l’Internet dans le but d’assurer une cohérence territoriale et sociale par rapport à la société de la connaissance et pour promouvoir l’expansion des activités culturelles et économiques de la ville. Il s’articule autour de quatre grands axes : l’e-éducation  (Bordeaux ambitionne d’être la première grande ville à avoir 100% de ses classes équipées de tableaux numériques interactif en réseau d’ici 3 ans), l’e-participation, l’Internet pour tous et la promotion des services mobiles. Concernant l’implication des élus, l’action du maire sur ce thème est très importante. En janvier dernier, il s’est rendu au BETT, salon londonien sur l’e-éducation, pour prendre connaissance des innovations. Par ailleurs, Monsieur le Maire s’implique dans les actions de communication et rencontre les différents acteurs. Et puis, avoir un adjoint dédié à ce domaine montre l’importance que la municipalité y porte.


BT. Qui a eu l’idée d’organiser un flashvote ? Quelles conclusions tirez-vous de cette expérience inédite ?
Michel Duchesne. L’idée a émergé sous l’impulsion conjointe des élus et des membres du conseil  des Jeunes de la ville. L’objectif est ici d’impliquer les jeunes bordelais dans l’agenda politique de la ville. Le conseil Jeunes a soumis aux votes par SMS des propositions d’actions concrètes puis a prolongé l’initiative par une campagne de 45 jours sur Internet et les réseaux sociaux. "Fais ta ville" a eu un résultat plus qu’honorable pour une première fois : 200 jeunes mobilisés lors du flashvote, 1854 participations au questionnaire par Internet. L’enseignement que nous en tirons est clair : plus c’est simple, plus c’est rapide, plus c’est lisible, plus les gens consentiront à un investissement citoyen car ils sont déjà sollicités de toutes parts. 

 

Plus les questions ont été préalablement travaillées, plus l'opération a des chances de succès  

 


BT. Pouvez-vous nous dire un mot sur l’Atelier 21 ?
Michel Duchesne. Le site Atelier 21 a un fonctionnement de type web 2.0 : dialogue, propositions d’idées, échange autour de celles qui peuvent être reprises. Notre bilan est similaire a celui du flashvote. Plus les questions ont été préalablement travaillées, plus l’opération a des chances de succès. Le citoyen est plus enclin à répondre OUI ou NON que de remplir un champ de textes, pour des raisons de temps mais également pour des causes techniques lors de l’utilisation du téléphone mobile. Par ailleurs, nous avons observé un réel besoin de méthodologie car une mauvaise catégorisation des propositions rendrait la participation des citoyens vaine.

BT. Quels vont être les projets prochainement lancés par la municipalité de Bordeaux?
Michel Duchesne. Nous croyons avec vigueur à la consultation en mobilité. Dans cet objectif, la ville de Bordeaux va se doter dès octobre d’un portail générateur de consultations à destination de tous. Il suffira de s’y inscrire une fois pour participer à l’ensemble des consultations.  Les Bordelais seront sollicités en fonction de leurs centres d’intérêt et de leur lieu de résidence. Pour accroître la participation et puisque les citoyens ont d’autres préoccupations au cours de leur journée, des QR codes seront présents sur les affiches de promotion. Il suffira de scanner le code avec son téléphone pour arriver directement sur le site de consultation.


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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 10:40

Créée en 1996, l’association Place Publique a été l’une des premières à investir la toile avec son journalisme citoyen. Grâce à son activité et l’arrivée de son nouveau site internet, elle a gagné sa place dans la course au trophée e-Démocratie. Suite des présentations…


 

Image 2-copie-2

 

 

Quatorze ans, c’est le début de la maturité pour Place Publique. Composée au départ de journalistes, l’association a vu arriver progressivement des personnes engagées dans le milieu social, environnemental et la recherche. Logique pour un organisme visant à promouvoir la démocratie d'initiative. Grâce à elle, de nombreux jeunes ont pu se former au journalisme citoyen. Pourtant, l’activité est quasi exclusivement bénévole car les pouvoirs publics ne se sont pas encore associés à eux.

Image 2-copie-1Le nouveau site Web. Avec 50 000 visiteurs uniques par mois, l’adresse internet de l’association connaît un véritable succès qui ferait pâlir d’envie bien des collectivités. Son accroche, c’est son magazine mensuel qui existe depuis maintenant près de 10 ans. L’objectif premier de ce journal est d’informer sur les initiatives citoyennes d’associations françaises, européennes et internationales. L’autre pilier du site est la présence d’une base de données recensant plus de 1000 associations porteuses de démocratie.

Pour en savoir plus sur l’association et ses projets, Yan de Kerorguen, son co-fondateur et rédacteur en chef, a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.

CIMG4874blog-territorial (BT). Quels sont les principaux objectifs de l’association Place Publique ?
Yan de Kerorguen. Notre vocation est facilement définissable : aller voir dans les associations porteuses de démocratie les initiatives qui se montent discrètement, sur des sujets tels que l’action locale et l'économie sociale, et qui n’ont pas le droit de cité dans la presse traditionnelle. Il s’agit d’un véritable travail de repérage. Nous souhaitons valoriser ceux qui œuvrent pour la solidarité, la coopération, le mouvement, pour d’autres manières de travailler ; pour la démocratie tout simplement. Deux mots caractérisent notre action : citoyenneté et futur.

 

Une association durable, positive, mais qui a du mal à vivre

 

BT . Quel  soutien apportent les collectivités à votre association ?
Yan de Kerorguen. C’est notre point faible. Nous avons eu quelques soutiens dus à des actions que nous menions pour les collectivités mais, en tant qu’association, nous n’avons pas d'appui alors que nous effectuons un travail pour le bien commun. Nous faisons face à un paradoxe : nous avons une vraie histoire, une vraie réputation, une vraie confiance, un vrai public mais nous n’avons même pas de local ! Avec la relance du site, nous voulons trouver des moyens pour pouvoir œuvrer dans de meilleures conditions qu’à l’heure actuelle. Faire passer le message d’une association durable, positive, mais qui a chaque jour du mal à vivre.

 

BT . Pourquoi la création d’un nouveau site internet ?
Yan de Kerorguen. En 2008, suite au manque de soutien institutionnel et à la fin des emplois jeunes, nous nous sommes questionnés sur l’avenir de l’association Place Publique. La conséquence a été un recentrage de notre activité et donc la création d’un nouveau site internet car l’ancienne version était assez peu claire. Le site n’était qu’une simple vitrine et l'organisation de conférences ne nous permettait pas d’avoir un magazine mensuel régulier comme c’est le cas aujourd’hui. L’autre axe de notre relance a débuté récemment : c’est la création d’observatoires thématiques en relation avec les entreprises et les collectivités.

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 10:42

par   Josué Lassource  

 

La Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) lance une campagne de communication et choisit de cibler les automobilistes à leur retour de vacances.


sanef_peage_archmorta.jpg

 

La campagne a débuté le week-end dernier et se poursuivra durant le suivant.  Ce ne sont pas moins de 260 000 dépliants qui seront distribués aux péages d’autoroute durant cette période. La métaphore entre les longs rubans d’asphalte et la dite "autoroute de l’information" saute aux yeux. Toute aussi évidente, celle du péage comme symbole d’un organisme qui se veut être le régulateur des mauvais payeurs sur le web. À cela s’ajoute un aspect pratique, les péages autoroutiers sont des zones d’affluence, particulièrement en cette fin de mois d’août. Cependant ceux-ci sont parfois le théâtre de joyeux capharnaüms à l’approche de ces automates consommateurs de carte bleues et autre moyens de paiement. Doit-on y voir un clin d’œil ?


On frôle souvent la faute de goût


hadopi-travaille-pendant-les-vacances.pngLe support, signé "L’Hadopi vous souhaite bonne route… sur Internet !", se veut être un mode d’emploi, tout ce que vous avez toujours voulu connaître d’Hadopi s’y trouve : la présentation de l’organisme, son fonctionnement, le futur label, les risques encourus pas les contrevenants, etc. Le temps de cette action vient souligner le lancement à la rentrée 2010 de l’activité d’Hadopi qui devrait envoyer ses premiers courriers d’avertissement d’ici fin septembre.

 

hadopi


Ne nous étendons pas sur la forme du document. Certes, les goûts et les couleurs ne se discutent pas, mais ici on frôle souvent la faute de goût et pour les plus sensibles une suractivité des glandes lacrymales est à envisager. On pouvait s’attendre à une reprise "print" des codes graphique du web, en cohérence avec la thématique. Or il n’en est rien, on est même très loin de ce qui se fait de mieux en production imprimée.

 

Cette campagne sonne comme un aveu de faiblesse


Venant d’une Haute Autorité dédiée à Internet, on peut également se poser la question d’un dispositif de communication parfaitement descendant, qui exclut pour le moment toute notion conversationnelle et tout volet web, laissant l’impression d’une stratégie de communication désuète. Le choix des automobilistes et seulement les automobilistes – paraît spécieux, loin des possibilités d’une campagne qui puiserait son énergie dans la mise en synergie des canaux.

À bien y regarder, cette campagne unilatérale sonne comme un aveu de faiblesse dans une démarche de séduction des Français.

 

 



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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 11:05

En entreposant les données publiques d’organismes de son agglomération dans data.rennes-metropole.fr, la ville de Rennes et Rennes Métropole ont réalisé une démarche inédite pour une collectivité française de cette taille… et gagné leur place dans la sélection du trophée e-Démocratie.

 

Image 30

 

Initié en mars dernier et lancé fin juillet, le site data.rennes-metropole.fr suscite l’intérêt des universitaires de toute l’Europe et la curiosité de grandes métropoles françaises qui songent à l’imiter : Montpellier, Nantes, Lyon, Le Havre, etc. Il repose sur le principe de l’ouverture des données publiques ou Open Data.


Image 2Provenant du monde anglo-saxon, l’Open Data consiste pour les collectivités, détentrices d’un certain nombre de données, de les rendre accessibles. Initialement, elles ne servaient qu’en interne à améliorer le service public. Son intérêt repose sur un principe simple : croiser deux bases de données dans le but d’en créer une troisième qui deviendrait un service public à part entière via une application web ou smartphone.


Ce projet hors du commun nous a donné envie d’en savoir plus. Xavier Crouan, directeur de l'Information et de l'Innovation numérique de Rennes Métropole et de la Ville de Rennes,  a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.

Xavier Crouanblog-territorial (BT). Pouvez-vous nous présenter le site data.rennes-metropole.fr ?
Xavier Crouan. Data.rennes-metropole.fr, c’est un outil aux multiples facettes : un entrepôt de données, un lieu où vous pourrez accéder aux données libérées, un lieu d’échange entre citoyens et bientôt un répertoire de services créés grâce à ces données. Les éléments présents sont multiples. On y trouve par exemple des données liées au transport dans l'agglomération, l'état d'occupation des parkings, le trafic en temps réel, l’état de fonctionnement des vélos en libre service Vélo Star, ainsi que celui des escalators et bientôt le plan des jardins de la ville, qui semble anodin mais peut être utile pour répertorier les jeux pour enfants et les arbres remarquables. Certains réfléchissent à un site de ce type, nous, on est dans le dur. Avec la mise en place de ce type de projet, on amorce le passage du Web 2.0 au Web² : faire en sorte que le récepteur devienne lui-même producteur d’un système d’informations, voire de services.

 

 

Rendre l'accès aux services le plus facile possible  

 
 

BT. Quels sont vos principaux objectifs ? Quel intérêt les élus de la métropole portent au projet ?
Xavier Crouan. L’un des objectifs est de susciter l’innovation autour des nouveaux usages, des nouvelles technologies, et de créer du lien social grâce à ces pratiques. L’évolution rapide de l’internet mobile dans le monde a pour conséquence l’explosion des attentes des citoyens dans le champ de la mobilité, du temps réel et le besoin de créer de nouveaux services via la téléphonie mobile. Par ailleurs, l’institution doit faire confiance aux entreprises, aux particuliers, pour développer les services dont ils ont réellement besoin. Ils n’ont pas forcement à être destinés à un très grand nombre de personnes, ce que ne peut pas faire une collectivité qui doit s’adresser à tous. Quant aux élus, ils ont été dans une approbation immédiate du projet et portent à 100 % ses objectifs. Ils voient dans celui-ci la possibilité de renforcer un axe important de la relation avec les citoyens : rendre l’accès aux services le plus facile possible et au plus grand nombre. C'est une nouvelle manière de rendre accessible la cité. C'est aussi une manière de recréer du lien social. Sortir c'est s'en sortir….

BT. Un concours va prochainement être lancé sur votre site internet, pouvez-vous nous en expliquer sa teneur  ?
Xavier Crouan. Le concours « Rennes Métropole en accès libre » débutera le 1er octobre prochain pour se terminer fin janvier 2011. Son principe : développer des applications mobiles utilisant l’entrepôt de données et la faire valider par les plateformes. Répertoriées sur data.rennes-metropole.fr, ces applications seront soumises aux votes du public puis, après appréciation d’un jury, les meilleurs services dans les différentes catégories se répartiront une dotation de 50 000 euros. Une condition cependant : le service et l’accès devront être gratuits pendant au minimum 12 mois. Outre le Grand Prix et celui du Public, d’autres prix seront délivrés dans le cadre du concours, dont celui de la créativité et l’innovation pour les entreprises, pour les particuliers et le prix de l’éco-mobilité. De nombreux partenaires nous accompagnent : la Caisse des dépôts et Consignation, la Fing, Rennes Atalante, la Région Bretagne, Kéolis et d'autres devraient suivre tant ce projet est innovant. Ce concours est un accélérateur et doit constituer un point de rupture dans la relation avec le citoyen et dans la création de nouveaux usages issus des nouvelles technologies.

 

 

 


Interview de Xavier Crouan (Rennes) et  Thierry Marcou (Fing) lors du Cap Com '08


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 10:58

par  Luc Bernard  

 

En avril dernier, le nombre de collectivités présentes sur IPhone était encore minime. Quatre mois après, le constat est bien meilleur. Petit à petit, régions, départements et autres communes sortent leur application dédiée au smartphone d'Apple. Doucement, certes, mais sûrement !

Guides pratiques et touristiques, agendas participatifs ou encore médias d'infos, tour d'horizon des dernières nouveautés.

 

http://www.seinemaritime.tv/wp-content/plugins/simple-post-thumbnails/timthumb.php?src=/wp-content/thumbnails/2812.jpg&w=200&h=112&zc=1&ft=jpg

Depuis le printemps dernier, le mouvement s'accélère. Si l'on ne comptait que quelques actifs comme le Rhône-Alpes ou les villes de Bordeaux et Rennes, il faut maintenant y ajouter une liste bien plus longue !

Sont présents les départements Isère, Indre, Seine Maritime, Var ou encore Ardèche et les régions Alsace, Bretagne, Corse et donc Rhône-Alpes. Notons que les grandes municipalités se bougent aussi. En plus de Rennes et Bordeaux, les villes de Poitiers, Bourges, Vienne ou encore Issy-les-Moulineaux répondent à l'appel.

Alors concrètement, chez les nouveaux, qui propose quoi ?


76pocket la divertissante... macotebasque l'intelligente... iardèche la décevante 

 

Type d'application le plus répandu, les guides pratiques et touristiques séduisent un grand nombre de collectivités. "Vivre à Rennes" et "À Bordeaux" avaient  adhéré à ce format, "76pocket", "IsèreTourisme", "Iardèche" et "macotebasque" ont suivi.


http://img.i-apps.fr/apps/iseretourisme-31887-100.jpgSi l'appli de l'Isère –dans un design très coloré et frais– se limite aux informations pratiques du département, telles que les activités culturelles et sportives, les visites, restaurants et hôtels, la Seine Maritime et les offices de tourisme de la côte basque sont allés plus loin.


 Pour le 76, au-delà du côté pratique de l'application, on mise également sur le divertissement. On y trouve une partie news et des reportages photos et vidéos sur l'actualité du département ! Et pour les utilisateurs qui s'ennuieraient encore, une série de quizz est là pour les occuper. Disponible depuis juin dernier, "76pocket" est téléchargeable gratuitement depuis l'appstore.

 

iardeche-11627-100Côté ardéchois, l'application développée par GMT Éditions ressemble étrangement à "irhonealpes", l'application de l'office du tourisme de la région Rhône-Alpes. Normal puisque son principe est de reprendre le contenu de l'info régional et de l'adapter au département.

 

 

 Macotebasque se vante elle d'être la première collectivité territoriale à développer une application touristique "intelligente". Dévoilée le 20 juillet dernier, l'appli va vous donner toutes les infos pratiques et touristiques dont vous avez besoin en fonction du lieu où vous vous situez, mais également en fonction de l'heure et de vos goûts. Un système "intelligent" qui va repérer vos principales recherches pour mieux les filtrer après.

Régulièrement mise à jour, macotebasque est disponible sur l'Appstore.

 

Buzz-I, l'agenda participatif...

 

http://a1.phobos.apple.com/us/r1000/038/Purple/0c/38/94/mzl.gaogwfmz.320x480-75.jpgAutre belle nouveauté, l'application Buzz-I. Pas question ici de rechercher un restaurant ou un hôtel, l'appli de l'Indre est un "agenda participatif". À première vue, l'agenda est déjà présent dans toutes les autres applications. Oui mais le côté participatif est nouveau. Les Indrois vont pouvoir via Buzz-I partager leurs propres événements (même les plus mineurs semble t-il) avec tous les utilisateurs.

Le principe semble finalement assez proche de celui des événements facebook. Vu le succès de certains apéros géants, un agenda participatif sur IPhone commun à tout un département, c'est plutôt pas mal !

Petit bémol à noter, le formulaire d'inscription de l'événement que l'on organise n'est pas disponible directement sur l'application.

 

En Corse, on voit double... à Issy en 3D

 

http://www.corse.fr/photo/2261396-3159796.jpg?v=1280498595Si le développement sur mobile s'intensifie chez les collectivités, certaines sont déjà au top.

La Corse a sorti cet été sa deuxième application IPhone. Après la sortie de "je parle Corse" qui avait pour but d'assimiler la langue et le vocabulaire de "l'Île de Beauté", voici donc "CTC", l'application qui regroupe l'ensemble des news de la région.

Atout majeur, l'application est utilisable hors connexion grâce à la mémoire de votre téléphone qui va enregistrer tous les articles et à la synchronisation automatique de l'application qui se met à jour dès que vous accédez à une zone de connexion !

 

Si en Corse on voit double, à Issy-les-Moulineaux, on voit en 3D. La commune du 92 est la première collectivité à développer une application en réalité augmentée. L'application vous permet "d'afficher sur l'image réelle les centres d'intérêt situés à proximité !". Vous déplacer dans la ville n'aura jamais été aussi simple, mais surtout, jamais aussi agréable ! Pas moins de 500 points-clefs sont enregistrés dans l'annuaire de l'application ! Un annuaire que vous pouvez synchroniser avec votre propre répertoire. 

 

 

 


"Cela démontre bien que l’innovation, c’est à Issy et nulle part ailleurs !" déclarait André Santini, le maire de la ville. À en juger par l'application, on veut bien le croire. Du très haut de gamme !

 

En plus de l'application Iphone, Issy-les-Moulineaux cherche à développer une application pour Windows Phone. Décidemment, ils ont tout bon à Issy ! 

Un exemple à suivre car si Apple possède un tiers du marché français des smartphones, les collectivités ont peut être un peu trop tendance à se focaliser dessus. Où sont passés les 70 autres pour cent d'utilisateurs de smartphone ? Pourquoi n'existe t-il rien sur Androïd ?

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 11:20

par  Luc Bernard 


Cérémonie des D&AD Awards, 3 juin 2010 ; l'agence Sapient reçoit le "Black Pencil" de la catégorie "Digital Advertising Campaigns" pour la campagne du "meilleur job du monde". Un énième trophée qui vient compléter une collection déjà bien remplie.

Des retombées presse exceptionnelles, une renommée mondiale, "The best job in the world" marque l'apparition d'un nouveau type de campagne de communication.

Un exemple bien compliqué à rééditer...

  

 

 
Janvier 2009, l'office du tourisme du Queensland en Australie souhaite développer l'image de son territoire. L'idée est à la fois originale et simple : publier une offre d’emploi intitulée "The best job in the world" à laquelle "tout le monde peut postuler", un salaire astronomique de 100 000 US dollars, un site web pour diffuser l’information avec à l’appui, un "gros levier" relation presse.
Les résultats ? Pour un budget d'un peu plus d'un million de dollars, on ne compte pas moins de 35 000 candidatures venant de 197 pays, plus de 8 millions de visites sur le site Internet et des retombées presse évaluées à  368 millions de dollars .


L'apparition de déclinaisons est inévitable

 

http://www.creads.org/blog/wp-content/uploads/2009/11/second-meilleur-job-monde.jpgIl est logique que le succès d'une telle opération - sans précédent  faut-il préciser - fasse des émules un peu partout. L'apparition de multiples déclinaisons est donc inévitable !

Dans ce genre de situation, deux options : le top et le flop !

Pour la première catégorie, "le 2e meilleur job du monde" de la société LetsBuylt est en tête d'affiche. Plus question ici de garder une île mais de faire du shopping dans 7 capitales mondiales de la mode. Le principe reste le même, un CDD de courte durée avec un salaire "plutôt" large, 10 000 euros et des conditions de travail exceptionnelles, autrement dit, une carte bancaire bien remplie et des hôtels de luxes.

Plus d'un million de pages vues sur le  site Internet, 280 000 visites en 6 semaines, le site de vente en ligne est satisfait de son opération. Un succès ? OK, mais très relatif comparé au Queensland.

 

"les meilleurs jobs" : du Top... mais aussi du Flop

 

Un certain nombre de sociétés et de collectivités souhaitent faire le buzz de leur côté. Le succès du Queensland a en quelque sorte créé un nouveau type de campagne : un salaire attirant, un contrat de courte durée, un job attrayant, un site Internet relayant les informations et un bon levier relation-presse. L'idée de l'agence Sapient en somme.

Quand le processus est bien assimilé, la campagne marche ! Quand ce n'est pas le cas, la campagne peut dériver.

 

 

 

 

 

Direction la Vendée et les Sables d'Olonne. L'office du tourisme veut faire savoir que la station vendéenne est une zone particulièrement ensoleillée en saison estivale. Pour atteindre ce but, on reprend le principe des "supers jobs" déjà vu ailleurs et on le met à sa sauce pour faire sa propre campagne de communication. Plus question donc de garder une île ou de faire du shopping, il faut ici "protéger les plagistes des excès de soleil" en leurs proposant de les tartiner de crème solaire ou en leur apportant de "précieux conseils". Question salaire, rien de bien nouveau, il est attirant: (surtout pour un jeune) 5 000 euros et le cadre de travail idyllique. Jusque là, pourquoi pas ?


Lhttp://clemmunicante.blog.ouestjob.com/public/.creamers2_m.jpgà où ça hic, c'est lorsque l'on s'intéresse au casting. Officiellement, ouvert à tous les jeunes, la page d'accueil du site Internet interpelle. Ce ne sont pas n'importe quels jeunes qui sont ici choisis comme modèles, ce sont bien "deux canons". Le site Ouest-France va même jusqu'à se poser la question de savoir si "un joli bronzage et quelques pectoraux ne seraient pas un plus" ne doit pas être ajouté à l'offre d'emploi. Marc Thébault s'interroge lui sur l'intérêt des "poitrines un peu faiblardes et des boudins" de se présenter au casting.


http://www.ot-lessablesdolonne.fr/espace/images/pages/2010_07_creamers.jpgPas de mauvaises langues, c'est sûrement un grand hasard de voir que les deux jeunes lauréats sont physiquement très agréables.  Espérons, qu'ils aient bien appris leur leçon pour leur permettre de donner les conseils demandés.

 

Dernier point noir de ce projet, la présence dans la Loire d'un autre "job le plus cool de l'été" à vocation cette fois beaucoup plus culturel. Deux "jobs de l'été" simultanés, ça fait un peu "tâche".

 

Les emplois de ce type se multiplient un peu partout : Gardien de pandas en Chine ou encore faire le tour du monde en 80 jours via des vols et hôtels premières classes. On en voit de toutes les couleurs.


http://meuble-bois-design.fr/wp-content/uploads/2010/06/degustation-perception-vin.jpg

L'idée la plus décalée nous vient probablement de la Californie. Les États-Uniens ont lancé un nouveau casting: devenir une sorte de  "buveurdevin 2.0". Le principe ? Déguster pour un salaire très agréable un certain nombre de vins durant  6 mois afin d'alimenter un blog sur la toile. Rappellons que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé !


 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1f/BarackObama2005portrait.jpgMalgré toutes ces campagnes, il semble qu'un homme soit déjà au top de tous les jobs mondiaux. Le Président des États-Unis, Barack Obama, a lui-même déclaré qu'il faisait le meilleur job du monde.

Au moins, ça, c'est clair !

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 15:48

Le Médiateur & vous, c’est la plateforme collaborative du Médiateur de la République. Lancé en février dernier, le site a réussi son pari : devenir un lieu d’échanges sur les droits des citoyens. Le retrouver parmi les nommés au trophée e-Démocratie est donc tout sauf une surprise.

 

logo mev

 

Le Médiateur de la République, c’est une institution publique tentaculaire : 281 délégués répartis dans 419 points d’accueil, 76 286 affaires reçues en 2009, 93 % de médiations réussies. Le besoin d’une plateforme Web digne de ce nom permettant de recueillir les réactions des citoyens se faisait de plus en plus pressant. Avec Le Médiateur & vous, c’est désormais chose faite. 


Image 10Comment fonctionne lemediateuretvous.fr ? Disposant d’un espace personnalisé, l’internaute peut proposer un thème de dialogue ou réagir à un débat déjà existant. Pour répondre à ses interrogations, une trentaine d’experts (non rémunérés) apportent un éclairage technique sur les propositions des citoyens. Le Médiateur tient également son propre blog dans lequel il fait part de ses prises de positions sur certains sujets «chauds».

 


Jean-Paul Delevoye, le Médiateur de la République, a bien voulu répondre aux questions de blog-territorial et évoquer l’état des lieux de l’e-Démocratie dans les administrations françaises.

medblog-territorial (BT). Quelle est votre implication au quotidien dans le site internet "Le Médiateur & vous" ? Est-ce vous qui choisissez les sujets sur lesquels réagissent les experts ?
Jean-Paul Delevoye. Chaque internaute peut lancer un débat, faire une proposition de réforme, en toute liberté. Les experts s’expriment également comme ils le souhaitent, je ne leur impose aucun sujet. Je suis au contraire très attentif au choix des sujets par les citoyens, la plateforme est devenue au fil des semaines un véritable observatoire des problèmes que les citoyens rencontrent quotidiennement. Nous avons par exemple vu une montée massive de débats concernant les indus de la CAF ou par exemple les problèmes de surendettement. Mon secteur des réformes se nourrit de tous ces témoignages et propositions pour formuler à son tour des réformes visant à faire évoluer les textes législatifs et réglementaires.

 

Le nouveau défi : associer le citoyen à la décision publique

 

BT .  Les sujets évoqués par les citoyens pour "Le Médiateur & vous" sont-ils similaires à ceux abordés par e-mail, courrier, Facebook, Twitter, ... ?
Jean-Paul Delevoye. LeMédiateurEtVous.fr n’est pas un site de traitement des réclamations des citoyens, pour autant, j’y retrouve les mêmes préoccupations que les Français expriment dans les réclamations qu’ils m’adressent: ces dernières semaines, de nombreux débats sur LeMédiateurEtVous.fr reflétaient leur inquiétude face à la réforme des retraites et son incidence sur leurs droits – interrogations qui se retrouvaient également dans de nombreux courriers.
 
BT .   L'utilisation du Web 2.0 par les institutions et collectivités publiques vous semble-t-elle suffisante à ce jour ?
Jean-Paul Delevoye. Je pense que l’administration française devrait s’engager plus nettement dans la promotion et la mise en place d’outils collaboratifs. Associer le citoyen à la décision publique, lui proposer des outils pour co–produire le service public me semble être le nouveau défi lancé à nos institutions et nos collectivités. Il faut néanmoins garder à l’esprit que l’utilisation des nouvelles technologies ne peut aller de pair avec une déshumanisation du service public. Gardons en mémoire que les technologies sont des facilitateurs au service de l’humain ; elles ne doivent pas être une barrière supplémentaire entre l’usager et le fonctionnaire. C’est pourquoi il est essentiel d’accompagner les procédures de traitement de masse de dispositifs permettant un traitement humain et adapté à chaque réclamation.

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 12:39

Les votes du public pour déterminer les quatre finalistes du trophée français de l’e-Démocratie sont maintenant ouverts depuis 15 jours ; il est donc l’heure de faire le point.

 

World-e.gov-BAT Horizontal

 

La remise du Trophée français de l'e-Démocratie édition 2010 approche. C’est le 14 octobre prochain à Issy-les-Moulineaux, lors du World eGov Forum, que sera désigné l’organisme ayant proposé la meilleure initiative de l’année en matière de services aux citoyens sur Internet. Blog-territorial , une nouvelle fois partenaire du trophée, vous propose de voter pour déterminer les 4 finalistes qui devront défendre leur projet lors de la manifestation. Qui des 10 prétendants gagneront leur place en finale ?


Il n'est pas trop tard pour mobiliser vos troupes !

   


Un point sur les votes. A ce jour, aucun des 10 présélectionnés n’obtient plus de 40% des suffrages. Malgré tout, deux d’entre eux commencent à tirer leur épingle du jeu même si leurs écarts n’ont rien de définitif. Soyez-en sûr, chacun des projets en lice peut encore gagner sa place lors de la grande finale le 14 octobre prochain à Issy-les-Moulineaux. Il n’est donc pas trop tard pour mobiliser vos troupes ! Nous sommes entre-nous, donc voici une petite indication sur les 4 projets en tête : ils viennent du nord et du sud, ils sont une institution publique …ou une association. Non, on ne vous en dira pas plus !

 


Attention. Après le 12 septembre, il sera trop tard pour voter ! Pour vous aider dans votre choix, blog-territorial va vous présenter l’ensemble des dix projets présélectionnés. Après l’association Concert-Urbain, le Médiateur de la République et Rennes Métropole vont très prochainement vous exposer leur vision de l’e-Démocratie.

 

Pour connaître les 10 sélectionnés, cliquer ici !

 

 

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 10:47

par Romain Santiago


Les derniers livres de Marc Levy ou Maxime Chattam vous ennuient ? Vous souhaitez en savoir plus sur les spécificités de la communication intercommunale ? Blog-territorial  a sélectionné l’ouvrage qu’il vous faut emporter sur la plage cet été...

 

 

Image 11Sorti chez Territorial éditions, Construire la communication intercommunale, Méthodes et pratiques offre un éclairage complet sur la communication des communautés urbaines, d’agglomérations, de communes et autres syndicats d’agglomération nouvelle. Comment traiter la stratégie de communication d’une interco’ en comparaison à celle d’une ville ou d’un département ? Comment peut-on valoriser ses compétences et lui créer une identité propre ? Responsables ou chargés de communication, membres de cabinets, étudiants destinés à le devenir, tous ont déjà dû s’interroger sur le sujet.

 


Véritable boîte à outils pour professionnel de la communication 


Les intercommunalités voient leur rôle et leur pouvoir s’agrandir progressivement. La loi à venir sur les collectivités territoriales devrait d’ailleurs renforcer cette progression. Véritable boîte à outils pour professionnel du secteur, Construire la communication intercommunale arrive à présenter synthétiquement l’ensemble des outils et moyens à disposition du communicant tout en insistant sur les contraintes que peuvent connaître ces institutions. Comment sont-elles présentées dans l'ouvrage ?

  •   Le manque d’affirmation d’une identité spécifique à l’EPCI (Ndlr : Établissement public de coopération intercommunale). Pour exemple, beaucoup de communautés d’agglomération se contentent d’avoir comme nom "ville principale de l’EPCI + le mot agglomération" et les appellations sont rarement issues d’une concertation citoyenne.
  • Le besoin de pallier au déficit budgétaire que peuvent avoir ces organismes. Marc Thébault, l’auteur, invite notamment à faire relayer les actions de communication de l’EPCI par les communes la composant et de créer un partenariat avec la presse locale lorsque c’est possible. 
  • Sous leur forme moderne, les intercommunalités restent relativement récentes. Elles ont donc un double déficit : un manque de fonctionnement communicationnel en interne et une nécessité d’informer sur ses compétences.
  • La vision technocratique des citoyens envers l’EPCI, à l’instar de l’Union européenne. Cette vision est d’autant plus néfaste que ses représentants rendent des comptes auprès des citoyens par le biais de leur mandat municipal. L’une des manières aidant à y remédier est théoriquement simple mais toujours délicate en pratique : la concertation des citoyens.


thebault.jpgPour nous en dire plus sur son ouvrage et sur la problématique de la communication intercommunale, son auteur, Marc Thébault, directeur de la communication de la communauté d’agglomération Caen la mer, a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.

 

 

 

blog-territorial (BT). Votre ouvrage revient fréquemment sur les relations entre intercommunalités et communes. Croyez-vous, comme l’évoque une étude datant de 2008 et présente dans votre livre, que les communicants intercommunaux sont "plus fair-play que leurs confrères des communes" ?

Marc Thébault. Sans faire de généralités, on a l'impression que les interco' cherchent à valoriser les territoires donc les communes et que, a contrario, les municipalités cherchent à recentrer sur elles un certain nombre d'actions et font l'impasse sur des informations intercommunales. Quant à elle, l'intercommunalité s'est logiquement donnée pour habitude de renvoyer aux villes les informations qui les concernaient. 


BT. Par quels moyens peut-on établir un rapport gagnant/gagnant entre ces deux institutions publiques ?

Marc Thébault. Il n'y a pas de recette miracle parce que c'est aussi une affaire d'hommes. Une des idées serait de montrer que l'intercommunalité est d'abord dirigée par des personnes ayant un vécu communal et qu'elle ne peut pas s'autosaisir de projets qu'elle réglerait elle-même. Ce sont des élus municipaux qui lui demandent initialement de traiter une question plutôt qu'une autre. On critique l'intercommunalité en affirmant que c'est une technostructure, coupée du réel, du terrain ; il n'y a rien de plus faux : elle n'est que l'émanation de la volonté des communes.


BT. Vous évoquez la difficulté pour les EPCI de faire connaître leurs compétences. Quels moyens avez-vous mis en place à Caen la mer pour pallier à ce déficit ?

Marc Thébault. Notre communication s'effectue de deux manières différentes : par la création de nos propres moyens et par l'utilisation d'outils existants des municipalités. Pour ce qui est mis en place par Caen la mer, cela va de la signalétique des bâtiments devenus intercommunaux et de toute leur papeterie à une action à long terme telle que le relais des informations par le magazine des communes. Elles peuvent relayer des informations qui les concernent ou, lorsqu'il ne se passe rien sur son territoire, informer sur les services et actions de l'intercommunalité.


BT. Dans votre livre, vous citez notamment les campagnes Invest in Reims et I love Nancy. Quelles sont pour vous les campagnes de communication intercommunale les plus abouties ?

Marc Thébault. C'est toujours difficile à évaluer car on n'est pas forcement la cible visée par ces campagnes, notre avis n'est donc pas le plus pertinent. Celles que l'on peut définir comme étant les plus abouties relèvent plus du marketing territorial que de la communication institutionnelle classique. Pour moi, il n'y a pas vraiment photo, l'une des campagnes les plus abouties,  c'est OnlyLyon. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas uniquement une campagne de communication et qu'elle est accompagnée d'actions de terrain, elle s'inscrit dans le temps. Juste derrière, Invest in Reims, qui est plutôt dans le développement économique, est une campagne véritablement intelligente. Elle s'est notamment donné des objectifs quantitatifs et peut donc évaluer ses résultats grâce à un tableau de bord assez précis.

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 10:42

Une association en lice pour le trophée e-Démocratie 2010 ? L'exception méritait bien de s'y attarder. Située dans le 13e arrondissement de Paris, Concert-Urbain a fait des débats à vocation citoyenne par Internet sa marque de fabrique.

 

Image 4

 

Leurs propositions, initialement rejetées par les pouvoirs publics, commencent à susciter l’intérêt à l’heure où les sites internet des collectivités ne sont plus considérés comme de simples vitrines. Parmi les partenaires, la région Île-de-France et la Mairie de Paris soutiennent deux des projets phares de l'association : tour-a-tour.org et dring13.org.


L'une comme l'autre des initiatives n'ont pas été lancées lors de l'année 2010. Alors pourquoi les retrouve-t-on parmi les 10 nommées au trophée français de l'e-Démocratie 2010 ? Déjà pour saluer le travail atypique de ces citoyens, mais aussi et surtout car leurs projets ont connu de grandes évolutions ces derniers mois. Pour nous en dire plus sur l'Association Concert-Urbain et sur ces projets, la directrice Carol-Ann Braun a bien voulu répondre aux questions de blog-territorial.


blog-territorial . Pouvez-vous nous présenter brièvement l'association et votre parcours ?
concert urbain photoCarol-Ann Braun. Mon parcours personnel, partagé entre les Sciences Politiques et l'Histoire de l'Art, est un parfait reflet de l'association. Fondée en 2002, Concert-Urbain regroupe des personnes aux profils relativement différents : des artistes, des ingénieurs, des personnes provenant du milieu social, des urbanistes, etc.  Dès 1999 et avec l'aide d'étudiants en graphisme, en journalisme et ingénierie informatique, nous avons été en mesure de proposer des prototypes innovants qui se sont transformés en sites à part entière mêlant communication et échange. À l'époque, un projet de ce type pouvait poser de réelles questions, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.



Le tchat augmenté : l'information agencée autour de la conversation

 

 

blog-territorial . Quelles sont vos principales motivations ?
Carol-Ann Braun. Dès cette époque, il était impossible pour moi de réaliser un "site vitrine". Ces sites sont comme des aquariums avec des poissons morts : on regarde, c'est joli, mais il n'y a aucune vie. Dès notre premier prototype, nous avons proposé un espace de dialogue rattaché à une base de données, utilisant le système du "tchat augmenté": faire que le dialogue serve de moteur de recherche, que l'information soit agencée autour de la conversation. Le principe est devenu réalité avec le site "La Preuve par Troyes", soutenu notamment par Thierry Delcourt de la ville de Troyes et ses partenaires de la région Champagne-Ardennes.

 


blog-territorial . Pour conclure, pouvez-vous nous en dire plus sur vos projets actuels et À venir ?
Image 8Carole-Ann Braun. Dring13.org [Reportage / Dialogue par Internet et éléphone mobile sur les discriminations] et tour-a-tour.org [Débats autour de la rénovation urbaine du quartier Choisy de Paris] utilisent une technologie similaire. Le plus ancien, tour-a-tour.org, a été lancé en 2005 mais, à l'époque, il n'y avait même pas de plateforme de débats. Notre nouveau projet Dring93 part des outils de Dring13 et porte sur les discriminations "spatiales". Il vient d'être désigné lauréat du prix de la "Métropolisation de Paris par le numérique". Notre schéma de développement reste le même : faire connaître l'initiative dans les associations grâce à la troupe de comédiens Parazar qui font du rire une invitation à contribuer spontanément et avec plaisir au débat citoyen.

 

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Attention, le blog a déménagé!

ATTENTION : vous êtes égarés sur les archives de blog-territorial...
Depuis 2011, le blog a déménagé et a continué sa vie ici :

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