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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 15:19

Vous l’attendiez, la voici ! La liste tant attendue des 10 meilleures initiatives françaises de démocratie sur Internet de l’année 2010 est arrivée. Ne traînez pas, vous avez jusqu’au 12 septembre prochain pour voter.


World-e.gov-BAT Horizontal
Le World eGov Forum. Organisée depuis cette année par le magazine Acteurs Publics et sous le haut patronage de François Fillon, Premier ministre, et de Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, la manifestation réunit les principaux acteurs de la web-communication politique et publique. Sa 11e édition se tiendra du 13 au 15 octobre 2010 à Issy-les-Moulineaux.


 Un choix plus que jamais hétéroclite

 
La liste des sélectionnés. Événement majeur du World eGov Forum, la remise du Trophée français de l'e-Démocratie édition 2010 récompensera, en partenariat avec blog-territorial, l’un de ces dix organismes qui a su manier originalité et pertinence tout en remplissant l’objectif de rendre service aux citoyens. Beaucoup de projets auraient pu être sélectionnés, faire partie de cette short-list est donc un véritable gage de réussite.


Cette année, le choix comme les initiatives présentées est plus que jamais hétéroclite : deux associations, une organisation non gouvernementale (ONG), deux régions, trois villes, une institution et une autorité administrative indépendante. Vous avez une petite idée ? N’attendez plus et regardez !


Les 10 présélectionnés :


L’heure du vote. Vous avez jusqu’au 12 septembre 2010 pour voter et déterminer les quatre derniers finalistes qui devront défendre leur projet lors du World eGov Forum. Dans l'article ci-dessous, blog-territorial et son équipe vous présentent les 10 initiatives pour vous aider dans votre choix.

 

e demo banniere


Le programme.

  • Du 2 août au 12 septembre : présentation des dix demi-finalistes et phase de vote
  • Mi-septembre : résultats des votes : désignation des quatre finalistes
  • Du 13 au 15 octobre : World eGov Forum à Issy-les-Moulineaux et Paris
  • Le 14 octobre de 16h00 à 18h00 : audition des finalistes à l’Hôtel de Ville d’Issy-les-Moulinaux
  • Le 14 octobre à 19h00 : remise des trophées de l'e-Démocratie à Paris
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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 14:41

 

  • La région Provence-Alpes-Côte-D’azur

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La région Provence-Alpes-Côte-D’azur a visé juste avec le site internet var-solidarite.fr. Pourquoi ? Car celui-ci offre un véritable service aux citoyens et permet de créer un lien entre habitants de la région. Preuve de son succès, plus d’une centaine de propositions et de demandes d’aide sont postées chaque jour.  Invitation au covoiturage, dons de meubles, la plate-forme est une réussite en matière de communication car elle donne une image accueillante de la région et renforce le sentiment d’appartenance de ses résidents.

 

  • Le Sénat

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"Un site au service des citoyens" ; voici comment se présente la nouvelle version du site web du Sénat, senat.fr. Et son slogan ne trahit en rien la vérité. Plus ludique et plus participatif que sa version précédente, le site permet de rendre le travail parlementaire totalement transparent avec notamment la possibilité de consulter les rapports des Sénateurs. Autre nouveauté appréciable, l’onglet Mon Sénat offre un espace personnalisé au citoyen dans lequel il peut inscrire ses lois, sénateurs ou commissions préférés. Un moyen original d’aborder le travail législatif.

 

  • Rennes métropole et la ville de Rennes

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Regrouper l’ensemble des données publiques que l’on possède sous une même base de données et les rendre disponibles aux citoyens ; l’idée est peut être simple à imaginer (et encore !) mais très difficile à réaliser, particulièrement pour une grande métropole française. Pari réussi pour la ville de Rennes avec son data.rennes-metropole.fr qui regroupe des informations sur tous les secteurs de la vie urbaine: transports, voirie, équipements, espaces verts, pistes cyclables etc. Un vrai plus pour les habitants de Rennes et son agglomération.

 

  • Le Médiateur de la République 

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Le rôle du Médiateur de la République, c’est d’être le relai entre les citoyens et les pouvoirs publics. Grâce au site  lemediateuretvous.fr, le Médiate ur, qui a très bien investi les réseaux sociaux Twitter (800 followers) et Facebook (3000 amis), a aujourd’hui tous les outils en mains pour mener sa mission à bien. L’internaute peut y créer sa propre page dans laquelle il est informé des dernières contributions sur ses thèmes de prédilection. Il débat, propose, et peut répondre aux experts ou encore dialoguer directement avec Jean-Paul Delevoye.

 

  • La ville de Bordeaux     

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En 2010, la ville de Bordeaux a été particulièrement inventive en matière d’e-Démocratie. Dans sa démarche globale de "Bordeaux, cité digitale", deux initiatives ont attiré notre attention. La première, organisée en avril par le Conseil des Jeunes de la ville, c’est le flashvote consultatif par SMS sur 17 propositions d'actions concrètes ; une démarche véritablement originale. La seconde, plus conventionnelle, est le lancement de la plate-forme Internet participative  atelier21.bordeaux.fr  qui permet aux bordelais de contribuer au développement durable dans leur ville. Une belle initiative.


  • L’association Place Publique

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Finaliste de l’édition précédente, l’association Place Publique fait son retour dans le top 10 des meilleures initiatives de l’année 2010. Pour comprendre le but de l’association, il suffit de lire le slogan proposé sur sa page Web : "Le site des initiatives citoyennes". Pour quelle raison la retrouve-t-on nommée ? Un nouveau site internet plus fonctionnel, qui permet de proposer et de trouver facilement des initiatives citoyennes présentées de manière plus complète. Par ailleurs, l’existence de l’espace Ma place publique qui invite les citoyens à s’impliquer et débattre ne peut être qu’encouragée.

 

  • La ville de Paris

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La ville de Paris peut se vanter d’avoir la page Facebook la plus active d’une municipalité française, mais ce n’est pas tout. En février 2010, elle a mis en ligne sur son site paris.fr le premier dispositif d'e-pétition d'une collectivité territoriale. Le principe : si la pétition obtient un nombre de signatures supérieur à 54000, ce qui représente 3% des Parisiens,  elle sera obligatoirement examinée par le Conseil de Paris. Une procédure de pétition électronique qui devrait rapidement être suivie par d’autres collectivités …


  • L’association Concert-Urbain

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Avec des partenaires tels que la Région Ile-de-France et la Ville de Paris, les sites lancés par l’Association Concert-Urbain ont acquis une certaine légitimité … et c’est tant mieux. Basée dans le 13e arrondissement de Paris, l’association a lancé deux projets sur la toile qui valent le coup d’œil car ils ont récemment évolué, d’où leur présence dans le top 10. Le premier, dring13.org, invite les franciliens à se transformer en reporters-citoyens et à débattre par SMS, MMS, vidéos de sujets divers. Le second, tour-a-tour.org, a un rôle double : il invite les habitants à donner leur avis sur la vie du quartier Olympiades de Paris et informe sur les chantiers en cours.

 

  • La région Picardie

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Picardie en ligne ; c’est un réseau social coordonnant un espace internet et une politique sur le terrain. Ce fonctionnement double, de proximité, permet de toucher un public pas forcement habitué à l’utilisation de l’outil informatique. Le travail de la Région Picardie, dans la lignée de celui du lauréat 2009 l’Auwwwergne, mérite donc d’être salué. Lancé il y a un peu plus d’un an, le programme est aujourd’hui arrivé à maturation, d’où sa présence parmi les 10 nommés. Le site  Picardie en ligne est composé de trois grands axes : une partie informative, classique pour tous sites de collectivités, une pratique avec le téléchargement de logiciels libres de droits et une personnalisée avec la possibilité de débattre, de créer son blog et sa propre adresse e-mail.

 

  • La Ligue contre le Cancer

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Il est rare de valoriser la stratégie Web d’une ONG : grâce à la Ligue contre le Cancer, c’est maintenant chose faite. Avec son  Equipe de France contre le cancer composée de stars et d’anonymes, la Ligue a réussi son coup de com’ et a gagné sa place dans notre top 10. Ici, pas uniquement d’appel aux dons, on invite les citoyens à témoigner, à proposer des défis pour lesquels d’autres membres peuvent adhérer. Une démarche originale qui permet de dépoussiérer le genre. Si on ajoute à la stratégie la présence d’un groupe Facebook vivant et participatif, le succès ne peut être que confirmé.

 

Pour voter, cliquez ici.

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 10:49

par Romain Santiago

 

"Participation citoyenne", "démocratie participative", ces expressions font maintenant partie du vocabulaire courant des villes, départements et régions. Après les conseils de quartiers et les assemblées de jeunes citoyens, la nouvelle idée des collectivités est de proposer une section "Je participe" sur leur site internet. Vraie évolution ou coup de pub ?

 

Image 17


V illeurbanne, Cergy, Anglet, Grigny, quel point commun ont ces quatre villes ? C’est simple, elles ont lancé cette année une page internet ou un site spécialement dédié à la consultation des citoyens. Possibilité pour le citoyen de mieux participer aux décisions de sa collectivité ? Création d’un dialogue direct avec les élus ? On peut se le demander.
 


  Regroupement de l'ensemble des dispositifs existants


Image 18Souvent, les municipalités proposant des espaces internet dédiés à la participation citoyenne n’inventent pas de concepts innovants. Elles se contentent généralement de regrouper l’ensemble des dispositifs déjà existants. À Anglet, on vous propose un forum et une plateforme d’échange de services… en travaux ! Lorsque "Je participe" à la démocratie de Villeurbanne, je donne mon avis sur les concertations en cours, je m’informe sur les événements à venir dans mon quartier et… je contribue au fleurissement de ma ville ! Cergy et Grigny ont, quant à eux, fait le choix d'un site internet spécifique sur le thème de la démocratie. Au menu : forum, agenda, budget participatif et conseils de quartiers.


Malgré la bonne volonté de ces municipalités, il est difficile de dire qu’elles ont fait preuve d’une grande originalité. L'esprit enthousiaste suffira-il à ces villes pour être l'une des 10 présélectionnées dans la course au vainqueur du trophée 2010 de l’e-Démocratie ? Il faudra encore patienter avant de connaître la réponse.



Vendre sa démocratie de quartier : jesuisconseiller.fr de la ville de Rouen


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Autre moyen de promouvoir ses actions de démocratie de quartier, la municipalité de Rouen a lancé début 2010 le site jesuisconseiller.fr. Son objectif : promouvoir la fonction et les missions des conseillers de quartier. Ici, Rouen veut pousser le citoyen à participer au bon vivre de son voisinage et donc à aller plus loin que donner son avis. Pari réussi ?  

 

 


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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 14:25

Évènement majeur du World eGov Forum, la remise du Trophée français de l'e-Démocratie récompensera, en partenariat avec blog-territorial , la meilleure initiative de l’année en matière de démocratie sur Internet.

 

World-e.gov-BAT Horizontal

 

acteurs publicsLa dernière ligne droite. La 11e édition du World eGov Forum qui se tiendra du 13 au 15 octobre 2010 à Issy-les-Moulineaux et Paris peut vous permettre, collectivités locales, institutions publiques et structures gouvernementales, de valoriser vos actions innovantes de politique en ligne. Organisée depuis cette année par le magazine Acteurs Publics et sous le haut patronage de François Fillon, Premier ministre, et de Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, la manifestation réunit les principaux acteurs de la web-communication politique et publique.


Récompenser les dispositifs innovants de démocratie sur Internet


Le trophée. Une nouvelle fois associé à la désignation du vainqueur de la récompense française,
blog-territorial et son équipe vous invitent à nous soumettre, nous suggérer, des dispositifs innovants qui ont récemment été mis en place dans ce domaine. Ne traînez pas, la période de présélection se termine le 1er août 2010. Les dix projets considérés comme les plus innovants seront ensuite soumis à vos votes, dans le but de désigner les quatre derniers finalistes qui devront défendre leur projet lors du World eGov Forum.

Le programme.


  • Jusqu’au 1er août : Processus de présélection des initiatives
  • Du 2 août au 12 septembre : Présentation des dix demi-finalistes et phase de vote
  • Mi-septembre : Résultats des votes : désignation des quatre finalistes
  • Du 13 au 15 octobre : World eGov Forum à Issy-les-Moulineaux et Paris
  • Le 14 octobre de 16h00 à 18h00 : Audition des finalistes à l’Hôtel de Ville d’Issy-les-Moulinaux
  • Le 14 octobre à 19h00 : Remise des trophées de l'e-Démocratie à Paris


Faites-nous part des projets originaux.
Contactez-nous à contact@blog-territorial.com avec l’objet « Trophée e-democratie 2010 » ou au 01 45 84 01 21.


 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 17:28

par Romain Santiago

 

N’ayons pas peur des mots, l’utilisation des serious games pour la communication des institutions et collectivités territoriales est aujourd’hui quasiment inexistante (1). Parmi les initiatives existantes, la ville d'Issy-Les-Moulineaux a lancé le sien en 2009  sur l'apprentissage des finances locales aux 7-14 ans tandis que celui de Nantes sensibilise sur les risques liés à l'alcool. Aujourd'hui c'est la ville d’Angers, préfecture du Maine-et-Loire, qui a décidé de franchir le pas.


Image 1
3D Angers – c’est son nom – se présente comme le premier univers 3D local communautaire : de la consultation des services municipaux à la possibilité de faire du shopping, tout y semble possible. Un succès ? Trop tôt pour le dire. Des enseignements à en tirer pour les collectivités ? C’est certain. Pour nous expliquer le projet plus en détails, Laurent Poucan, responsable du pôle Ressources et TIC au sein de la direction de la Communication de la ville d’Angers, a accepté de répondre à nos questions.

lpoucanblog-territorial. Quelles ont été les motivations de la ville d’Angers pour lancer son propre serious game ?
Laurent Poucan. Tout d’abord, nous avons voulu affirmer une volonté novatrice de communiquer. Avec 3D Angers, la ville d’Angers fait figure de pionnière à l’échelle nationale dans le domaine des serious games. La majorité des initiatives réalisées jusqu’alors étaient concentrées sur Second Life alors que, grâce à un dispositif comme le nôtre, une réelle identification de la ville est possible. Par ailleurs, 3D Angers permet de communiquer sur les événements et les services de la ville d’Angers de façon originale.

blog-territorial. Quel est le coût d’une telle initiative ?
Laurent Poucan. Puisque nous avons co-construit le projet avec la société Optishops et que, grâce à lui, celle-ci bénéficie d’un réel gain de notoriété, les coûts de conception ont été relativement peu importants pour la ville d’Angers. Nos principaux coûts concernant le serious game sont relatifs à la maintenance : ils s’élèvent à 20 000 € annuels.


Notre objectif, accroître le rayonnement de la ville

blog-territorial. Croyez-vous à un retour sur investissement ?
Image 2Laurent Poucan.  Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions (ndlr : le site a été lancé en juin 2010), nous le ferons à la fin de cette année. À ce jour, nous comptons plus de 800 utilisateurs actifs. Notre objectif de communication, c’est d’accroître le rayonnement de la ville, notamment par les retombés Presse. Alors, certes, il nous reste à améliorer des éléments techniques tels que rendre le plug-in du logiciel utilisé compatible avec Mac, ce qui sera réglé durant l’été, mais la ville d’Angers croit à la réussite de son serious game 3D Angers.


Le serious game peut avoir un véritable intérêt pour les collectivités, encore faut-il savoir sur quel thème le développer. Quel serious game imaginez-vous pour votre institution ? 

 

(1) : Le serious game d'Issy-les Moulineaux

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 10:28

par Romain Santiago.


Alors que les applications mobiles créées par les collectivités locales se développent progressivement, c’est au tour du gouvernement de s’emparer du phénomène.

 

Image 8

 

Mis en circulation en février 2010 par Nathalie Kosciusko-Morizet, l’actuelle secrétaire d’État chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, le portail de services aux citoyens sur téléphone mobile Proxima Mobile ne jouit pas encore d’une grande notoriété. Son concept n’est pourtant pas sans intérêt. Présentation.


Image-7.pngQuel objectif ? Il est clairement affiché : réduire la fracture numérique. Le moyen : regrouper sous un même label (Proxima Mobile) les applications mobiles de toutes les plates-formes pouvant présenter un service gratuit d’intérêt général et facilitant la vie quotidienne des citoyens. Particulièrement visés, les outils susceptibles d’aider les personnes âgées, sous condition de ressources, ou handicapées. Aujourd’hui près d’une centaine, ils sont classifiés dans 13 catégories différentes, dont Service à la personne et Vie locale. Cette dernière catégorie ne regroupe à ce jour que peu de collectivités territoriales puisque seules les villes de Bordeaux, de Rennes et l’Office de Tourisme du Var sont présents. 


L'obtention du label : un vrai parcours du combattant 

 

Comment obtenir la labellisation ? Le manque de collectivités présentes est probablement dû au processus d’obtention du label. Pour pouvoir l’arborer, les organismes demandeurs doivent présenter un projet au jury de sélection ; celui-ci remettant un avis permettant à la Délégation aux Usages de l’Internet de statuer. Un vrai parcours du combattant. Avec les 10 ans (1) du label « Villes Internet » qui met en avant les initiatives des territoires en matière de Web, voici un moyen pour les collectivités locales de valoriser leur présence dans le merveilleux monde des nouvelles technologies.


Exemple d’application Proxima Mobile : Jaccede Mobile

Image-6-copie-1.pngAyant pour but de faciliter le quotidien des Personnes à Mobilité Réduite, Jaccede   Mobile est une application mettant à leur disposition le guide des bonnes adresses accessibles. Elle permet d’accéder gratuitement à la base de données du guide collaboratif Jaccede.com qui regroupe à ce jour plus de 11 000 lieux accessible. Sortie le 30 juin 2010, cette application est disponible sur les principales plates-formes Web : iPhone, Androïd, Blackberry et Web Mobile.


Alors, Proxima Mobile, bonne idée ou coup d'épée dans l'eau ? Ce label permettra-t-il, selon vous, un gain de notoriété pour les collectivités qui lui font confiance ? Le citoyen sera-t-il réellement bénéficiaire de ce type d’initiative ?  

 

Faites-nous part de vos avis sur la question !


(1) Les 10 ans de « Villes Internet » en vidéo.

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 15:50

par Romain Santiago

 

Deuxième site de parti politique créé après celui du Front National, l’adresse web du Parti Communiste plafonne à 5 000 visiteurs uniques par jour. Pas glorieux pour un parti de plus de 130 000 militants. Nouveau Secrétaire national, nouvelle stratégie Web ; c’est l’heure du grand nettoyage place du Colonel Fabien.

 

alternaTV.png

 

Lors de la prochaine Fête de l’Humanité en septembre prochain, le parti de Georges Marchais se jettera dans la bataille du Web 2.0 avec le lancement d’une plate-forme communautaire. À l’exception d’AlternaTV, la WebTV collaborative, rien n’avait été fait jusqu’à présent. Son nom et son fonctionnement restent un mystère ; on a donc besoin d’un petit éclairage. Pour nous en dire plus, Frank Mouly, membre de la direction nationale et responsable du réseau national d’information et communication électronique du PCF, a bien voulu répondre à nos questions.

 

 

Pourquoi la création d’une plate-forme collaborative ? Qui l’a décidé ?
Frank Mouly. Après le précédent congrès (Ndrl : du 11 au 14 décembre 2008), l’une des pistes de travail avancée a été de réfléchir à un espace de dialogue sur Internet. L’objectif souhaité ici était de laisser s’exprimer des personnes ayant des combats nationaux ou locaux tels que la défense des services publics ou les problèmes des sans-papiers. Nous cherchons aussi à montrer ce que font les communistes qui, malheureusement, sont absents des médias traditionnels. La plate-forme que nous allons lancer doit être un bien commun de notre organisation.


Les organisations politiques doivent se transformer


frank moulyblog-territorial. La création de cet outil, est-ce une réponse à la crise du politique ?
Frank Mouly. En ce moment, il y a tout un débat pour savoir si les organisations politiques sont dépassées. Je pense qu’elles ne le sont pas mais il faut qu’elles se transforment, qu’elles se rénovent. Les partis où c’est le chef qui décide et les militants qui distribuent les tracts en bas, ça c’est dépassé. Et, en même temps, le réseau informel a besoin d’être organisé et doit avoir un cadre commun. Par la plate-forme, nous cherchons donc à concilier une « centralité » et un maximum d’autonomie, de l’accélération à la base ; un peu comme la fête de L’Huma. Dans l’objet que l’on conçoit, chacun va pouvoir construire au grand jour son propre réseau, son propre groupe de travail.


Vous êtes le média 

 


blog-territorial. Pouvez-vous nous décrire la plate-forme collaborative en quelques mots ?
Frank Mouly. Pour ce qui est de son nom, il doit prochainement être décidé par la direction nationale. On veut surtout éviter de créer un label qui soit repoussoir pour certains. La plate-forme aura deux cœurs battants. Le premier est de donner aux organisations, fédérations, sections, le moyen de s’exprimer et de relayer nos campagnes de communication. On veut prendre un tract, le travail sur un sujet précis d’une section, il suffit de le faire glisser dans le panier et c’est bon ! Le second est de permettre aux militants, aux sympathisants, à tous ceux qui le souhaitent de s’associer à ce travail, de créer leur propre site et de pouvoir créer un réseau en adhérant à un groupe avec ceux qui partagent les mêmes centres d’intérêt. Nous voulons leur dire à tous « Vous êtes le média ».

  


siegepcfblog-territorial. Que pensez-vous des plates-formes des autres partis politiques ? En quoi votre démarche serait innovante ?
Frank Mouly. À vrai dire, je les connais assez mal, à l’exception de la Coopol du Parti Socialiste. Je ne veux pas en dire du mal car elle a pour but de créer de l’initiative militante. D’après ce que j’en sais, ça ne fonctionne pas très bien mais, pour autant, je ne suis pas sûr qu’ils font fausse route. Ce qu’on veut éviter à tout prix, c’est la logique d’un parti « presse bouton » avec des fantassins qui vont tel jour, telle heure, à tel endroit, une armée de militants. On a notamment puisé notre inspiration dans le rapport de Terra Nova sur la campagne Obama. Elle a su organiser un travail de masse, de conviction, dans la proximité.

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 11:01

Par Alexandra Francon

 

Mercredi dernier, la ville de Rive de Gier a lancé son nouveau site internet : http://www.rivedegier.fr/. Je devais aller à la soirée de lancement mais je n’ai pas pu, j’ai donc vécu ce lancement à distance.


 

 

Tout d’abord, j’apprécie vraiment la charte graphique du site, qui lui donne un aspect très dynamique et très frais. On a vraiment envie de continuer la visite sur le site. Je me réjouis de voir l’utilisation de Wordpress, un CMS libre (oui j’ai récemment été « convertie » à la philosophie du libre par un ami, enfin presque parce que j’écris ce billet depuis… un macbook air). Au niveau du contenu, tout y est à mon sens et les diverses entrées pour trouver l’information facilitent la vie à l’internaute.


wordpress.jpgLa « connexion » aux réseaux sociaux n’a pas été oubliée non plus. Les internautes peuvent également commenter les différents articles, les noter, les ajouter à leurs favoris,  les partager, etc. La navigation à l’intérieur du site est également très bien faite et la partie « sur le même sujet » est également pratique. Dernier point positif : les photos utilisées, qui sont très jolies, pour ne rien gâcher ! J’ai cherché un point négatif majeur et pour le moment je ne l’ai pas trouvé !

 

Présentation du site par Jean-François Legat


2112084985_small_1.jpgMais trêve de bavardage, deux personnes peuvent nous parler de ce site mieux que moi. Tout d’abord, le directeur de la communication de la ville de Rive de Gier, Jean-François Legat de nous le présenter.


1-Peux tu dire quelques mots sur Rive de Gier ?

 
Rive de Gier, chef lieu de canton, compte 14 676 habitants. Situé à la limite de la Loire et du Rhône dans la vallée du Gier, il appartient à la communauté d’agglomération de Saint Etienne Métropole. Sa population est essentiellement ouvrière, c’est une ville qui a été durement touchée par la crise industrielle. En mutation économique, on assiste à la fin des entreprises de type métallurgiques et mécaniques, pour se réorienter vers les services et les nouvelles technologies.

 

2-Depuis combien de temps travaillais tu sur ce projet ?

 
Entre le premier jour d’écriture du cahier des charges et le lancement le 9 juin il ce sera écoulé près de 12 mois. Certes ce ne fut pas un travail à plein temps mais la rédaction du cahier des charges, la consultation, le dialogue compétitif entre les agences retenues, la finalisation et le développement, le développement des contenus avec les différentes équipes et services a nécessité tout ce temps. On a voulu aussi prendre notre temps et faire les choses bien. Je ne pense pas que 12 mois pour un projet de ce type soit vraiment long.


3-Quels étaient les principaux objectifs par rapport au précédent site internet ?

 
user-centred-2.jpgNos buts étaient les suivants :

  •  proposer un nouveau site Internet plus en phase avec
  • les besoins des citoyens
  • les attentes des internautes
  • les services et les technologies d’aujourd’hui

 Les objectifs que nous nous étions fixés étaient d’avoir :

  • Plus d’information institutionnelle (nouvelles rubriques, rubriques développées)
  • Plus d’actualité (mise en avant d’information, agenda, rédactionnels développés)
  • Plus de services aux citoyens (téléformulaires, services en lignes, infos pratiques et législatives, espace personalisé)
  • Plus de services aux structures partenaires (sites web pour les associations)
  • Plus d’interactivité (commentaires des articles, notation des articles, partage des articles)
  • Plus de multimédia (photos, vidéos, sons, publications électroniques)
  • Mettre le site au cœur de la galaxie des réseaux sociaux de la ville (Facebook, Twitter, Flicker, Calameo, Dailymotion)
  • Travail en réseau et décentralisé dans la production des contenus (services de la ville)

Le coût d’environ 30 000 euros (de développement, d’abonnement aux services, de formation) est à mettre en perspective avec le service rendu, le coût de sites web de grandes villes beaucoup plus cher. Il s’agit ici d’un véritable service rendu à la population


4-Quelles sont les fonctionnalités les plus importantes pour vous ?


Image-2-copie-4.pngHonnêtement tous les services sont importants, puisqu’ils sont proposés. Plus en détail nous pensons que la possibilité laissée aux internautes de commenter les articles est importante. C’est devenu un leitmotiv à Rive de Gier de donner la parole à nos internautes. C’était déjà le cas sur  notre page Facebook. On l’a implémenté sur notre site web.


Les démarches en ligne par les téléformulaires et le guide des démarches sont un véritable plus et des services importants. Le web institutionnel et citoyen se doit d’aller dans ce sens d’un service pratique et utile rendu à sa population.


D’ailleurs nous allons développer ceux-ci à moyen terme. Nous sommes en train de nous doter en interne d’un logiciel de type « Famille » qui sera couplé au web. Les internautes pourront alors réserver directement les places de cantine de leurs enfants, les places de périscolaires, ils pourront réserver des spectacles en ligne et… régler les prestations proposées par la Mairie directement en ligne.


5-Pourquoi avez-vous souhaité faire un livre sur internet pour le lancement ? Qu’est ce qu’il a apporté ?

 
Nous voulions poursuivre la notion de réseau présente sur le site lors du lancement. Et faire partager au plus grand nombre cette soirée importante pour nous. C’était également une opération originale que peu de ville ont réalisée. De plus nous ne pouvions matériellement pas accueillir toute la population dans la salle et certaines personnes ne pouvaient pas venir sur place. Comme c’est le site des internautes avant tout, il fallait que la lancement leur soit le plus accessible possible.


Pendant le live, nous avons eu 297 visiteurs uniques, dont 4 internautes qui ont suivi l’événement depuis l’étranger
. 83% des internautes ont tapé l’adresse www.rivedegier.fr/live/ pour accéder à la retransmission ce qui témoigne de l’efficacité de la communication faite pour l’événement
. 12% des personnes sont venues depuis Facebook, ce qui souligne l’importance des réseaux sociaux et la qualité de leur animation
. En revanche, Twitter ne concerne que 4 internautes
. 25 visites ont été faites grâce à un téléphone mobile et 1 iPad soit 8% du nombre d’internautes.


6-Le mot de la fin ?


Le travail ne fait en fait que commencer. Il nous reste à former les équipes à la mise à jour, à créer une véritable synergie autour de ce site pour qu’il soit alimenté de façon optimale. Nous réfléchissons déjà aux évolutions : nouveaux services à la population, développement des mini-sites liés aux projets ou aux services de la mairie, développement des sites des associations, puisque nous allons proposer aux associations qui le souhaitent d’avoir leur propre site dans la galaxie Rivedegier.fr et accessibles par leur propre sous-domaine.


L'avis de Msieur Territoires... spécialiste de la communication territoriale

 

n1296104551_30129909_1512.jpgPour compléter, j’ai demandé l’avis de M’sieur Territoires, alias Franck Confino, spécialiste de la communication territoriale et directeur de l’agence Adverbia :


Vivant, « user centric » et « terriblement 2.0 », le site rivedegier.fr est sans aucun doute un « modèle » pour toutes les municipalités. Et ce, à plusieurs titres : d’abord sur le plan du contenu, l’arborescence procède d’une vraie logique utilisateur.


L’internaute, consom’acteur, usager ou citoyen s’y retrouve parfaitement, qu’il vienne chercher de l’info ou des services. Les pages sont accessibles, claires et bien illustrées ; les services proposés sont nombreux et utiles ; la recherche est aisée ; les moyens de joindre les différentes services municipaux comme les liens avec les réseaux sociaux clairement affichés.


Le contenant, quant à lui, est un « must » : sur le plan graphique c’est « frais », très dans l’air du temps. Sur le plan technique, on ne peut d’abord que saluer le choix audacieux de l’open source et du CMS Wordpress, qui allie la puissance de l’interface aux facilités de mise à jour pour les utilisateurs.


Ensuite, le site et non seulement accessible aux handicapés selon les normes WC3 imposées par la loi de 2005 mais propose à tout un chacun des options de confort de lecture comme le grossissement des caractères.


reseaux-sociaux2.jpgEnfin partout l’utilisateur est au centre : il peut partager l’info, la commenter, l’évaluer… il est invité à rejoindre ses voisins sur les réseaux sociaux de la ville, que ce soit Facebook, Twitter, Dailymotion ou FlickR et à s’y exprimer.


Au final quels reproches peut-on faire ? Aucun ! Points de progrès ? Il y en a toujours… lui mettre une touche d’AJAX pour que chacun puisse personnaliser sa page d’accueil ? L’adosser à un réseau social comme le permet facilement WP3.0 ? Dans tous les cas, le site reste évolutif et d’ores et déjà il mériterait son @@@@@ à Villes Internet… enfin si j’étais le jury !


Je remercie Jean-François et Franck d’avoir répondu à mes questions !

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 11:21

par Luc Bernard 

 

Le "Near Field Communication", ça vous parle ? Cette technologie sans contact a entamé il y a deux semaines à Nice une véritable révolution de la vie quotidienne des citadins. 

Les collectivités françaises sont toujours friandes de nouvelles technologies. Et pour le coup, la cité niçoise frappe fort. Elle est sans doute aujourd'hui en Europe la première ville... de demain !

 

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Payer sa baguette de pain avec son téléphone portable, ça en ferait sourire plus d'un. Pourtant, c'est une pratique qui est amenée à devenir une banalité dans les semaines à venir grâce aux mobiles équipés de la "communication en champs proche". Quelques 500 magasins et boutiques niçois sont déjà équipés du matériel adéquat pour une volonté d'en voir environ 3000 à la fin de l'année.


nfc112734_320_small-copie-1.jpgN'en déplaise à Steve Jobs et son Ipad, le meilleur ami des Hommes semble bel et bien être le téléphone mobile : appareil photo, agenda, boîte mail, jeux et même de la bureautique, tout y était déjà... ou presque ! Car c'est bien le plus petit des appareils mobiles que les collectivités souhaitent développer. Et pour développer, ça développe !


Nice sera la première ville en Europe à bénéficier de cette technique

 

Grâce à la volonté de la communauté urbaine Nice Côte d'Azur de faire de cette collectivité une "zone-test" et de lancer la technologie "sans contact" dans une ville, les téléphones mobiles de ses citoyens viennent de gagner en fonctionnalité. Acheter son titre de transport et le valider dans le bus, obtenir des informations sur les monuments en passant devant, remplacer l'audioguide des expositions, autant de nouveautés qui transforment les téléphones portables actuels en ce qui pourrait se définir comme des mobiles 2.0.


visiter.jpgPlus de 3000 téléphones NFC ont été commandé par la communauté urbaine en partenariat avec les trois opérateurs de téléphonies mobiles, Orange, SFR et Bouygues. Chacun des trois fournira le matériel pour les 3000 clients volontaires qui le testeront en avant-première.

  

 L'inauguration de l'opération "Nice sans contact" a eu lieu le 21 mai dernier dans les 500 premières boutiques équipées du système. Christian Estrosi, ministre de l'industrie et maire de la ville, était évidemment le chef d'orchestre. "Nice sera la première ville en Europe à bénéficier de cette technique" se ventait-il pendant l'inauguration. 

 

De nom, "Sans contact", "Near Field Communication" ou encore "Communication en champs proche", cela ne parle probablement pas beaucoup. Et pourtant, il s'agit d'une technologie déjà très utilisée dans les cartes de transport en France telle que les "pass navigo" et courante au Japon. Elle correspond simplement à une conexion ne nécessitant pas de contact physique entre l'émetteur et le récepteur, bien que ceux-ci doivent se situer à une faible distance. 

 

La fin des pièces de monnaie et des cartes bleues ?

 

nfc-communication.jpgAvec l'apparition du NFC sur le sol européen,  une question subsiste quant à l'avenir de nos pièces de monnaie, mais surtout de nos cartes-bleues, moyen de paiement préféré des français. Car depuis le 21 mai, il est possible à Nice de régler certains achats de moins de 20 euros avec son téléphone. Si téléphone rime avec café, avec journal, course, repas, mais aussi avec coiffeur, c'est à dire toutes les petites dépenses quotidiennes, avec quoi va rimer "monnaie" ?


Quid alors de la carte-bleue. Pour le moment, seuls les achats de moins de 20 euros sont possibles avec les téléphones NFC. Il n'y a même pas besoin de code, un peu à l'instar d'une carte monéo. En revanche, pour les achats d'une somme supérieure, il faudra attendre. La carte bancaire reste donc dans le coup, mais pour combien de temps encore ?1698495-2295189.jpg

 

Si cette technologie est toute nouvelle et doit encore faire ses preuves, l'engrenage du "sans contact" semble bien enclanché. Si celui-ci parvient à ses fins, cela dénotera une métamorphose complète de certaines de nos manières de vivre.

 

 

Aucune véritable raison de s'y opposer

 

Alors sous cet aspect révolutionnaire et moderne, quelles en sont les failles ? À prori aucune : on gagne du temps et c'est plus pratique. Que demande le peuple ?

Quelques personnes doivent pourtant s'en inquiéter, les véritables accros de l'achat. L'action de taper son code bancaire sur une machine pouvait constituer un frein pour certains, notamment celui de voir la somme qui va être débitée. Avec le "sans contact", ce frein n'existe plus. Méfiance méfiance !

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 11:04

par Luc Bernard 


Dans leur article publié en début de semaine dernière sur le monde.fr, Florence Durand-Tornare et Anna Angeli développent le problème des inégalités numériques entre les établissements scolaires des différentes collectivités territoriales de l'Hexagone, mais aussi entre la France et ses voisins européens.

Au-delà du débat lancé par la déléguée générale et la chargée du projet Écoles Internet de l'association Villes Internet, c'est un problème plus large qui divise les citoyens : l'informatique à l'école, simple gadget ou véritable outil pédagogique?

 

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1143599-1469689.jpgL'éducation nationale compte aujourd'hui un ordinateur pour un peu plus de 12 élèves quand le Royaume-Uni ou la Finlande en comptent un pour cinq. C'est la première chose que relèvent les deux auteurs dans le rapport du député UMP Jean-Michel Fourgus, Réussir l'École Numérique. Le constat est ici clair et sans appel, la France est en retard sur l'informatisation de son système scolaire !


En France, c'est 1 ordinateur pour 12 élèves. Au Royaume-Uni, c'est 1 pour 5  !

 

En retard sur ses voisins européens, la France est au sein même de ses terres très inégales quant au développement des ordinateurs à l'école. Quand certaines collectivités s'impliquent pleinement dans des programmes de développement informatique, d'autres ne suivent pas.

Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône sert d'exemple. Au delà des subventions que le "CG13" accorde à ses établissement pour s'équiper ou encore du personnel destiné aux suivis des élèves pour les aider à mieux connaître et comprendre les ordinateurs, ce ne sont pas moins de 25000 ordinateurs portables qui sont donnés chaque années aux collégiens de 4e et aux nouveaux élèves de 3e arrivant dans le 13.


Sans-titre.jpgLes Bouches-du-Rhône confirment avec cette opération l'une des idées fondamentale qu'évoquent Florence Durand-Tornare et Anna Angeli dans leur article : "le problème ne vient pas tellement du manque d'équipement", mais davantage de la "faiblesse de la volonté politique nationale ainsi que de l'absence de feuille de route globale".

Du rapport Fourgus ont donc émergé 70 propositions pour rattraper le retard de la France dans ce domaine.

 

Les outils numériques dopent la motivation des étudiants

 

Alors concrètement, à quoi servirait ce plan national ? Les rédactrices expliquent que "les analyses de ce rapport montrent que les outils numériques dynamisent l'apprentissage, améliorent les capacités de lecture et de compréhension des mathématiques et réduisent l'échec scolaire".

 

016-haute-marne-avril-2006-ordinateurs-ecole-primaire-somme.jpgA l'heure où la quasi-totalité des jeunes utilisent régulièrement un téléphone portable et/ou un ordinateur chez eux, pourquoi en effet ne pas jouer sur l'attirance de ceux-ci pour les écrans ? "FDT" et "AA" développent une idée intéressante : n'y a t'il pas une déconnection entre ce qu'apprennent les jeunes à l'école et ce qui les attends dans la vie active?

En un sens, le constat est indéniable. Quand l'informatique est désormais totalement indispensable dans le monde de l'entreprise, comment imaginer encore des individus arriver sur le marché du travail sans maîtriser l'outil de manière professionnelle ?

De plus, l'informatique pourrait permettre un meilleur suivi des élèves ainsi qu'une formation plus individualisée. Sans oublier que les enseignants ne travailleraient plus de manière isolé. Enfin la fin des remarques "Vous avez dû voir ça avec votre prof d'Histoire, non?"

Objectif ? Gagner en temps et en efficacité ! Que demander de plus ?

 

L'informatisation, OK ! Mais à quel prix ? Et pourquoi ?

 

Dans l'idéal, c'est vrai qu'un investissement massif dans ce domaine pourrait s'avérer profitable vu les arguments énumérés ci-dessus. Mais dans son rapport, le député recommande la modique somme d'un milliard d'€uro !


10-ipr-enfants-ordi-07d06.jpgEn dehors du coût, aussi faramineux qu'il soit en période de réforme budgétaire, la question de l'utilité des ordinateurs à l'école divise les citoyens. Toujours en s'appuyant sur l'article du monde.fr, les commentaires laissent perplexes : "On n'a jamais eu besoin d'ordinateurs pour enseigner à lire, écrire et compter", "Que viennent faire les ordinateurs dans cette histoire?".


Le Figaro ouvrait lui un autre débat la semaine dernière dans son édition de jeudi. Le quotidien nous dévoilait une étude sur l'utilisation des téléphones portables par les étudiants en cours. Vu la difficulté qu'ont les jeunes à maîtriser leurs utilisations des outils numériques, il faudrait pour mettre en place un véritable système éducatif informatique performant, contrôler en permanence l'ensemble des ordinateurs des étudiants, maîtriser l'utilisation qu'ils en font et donc, de bloquer un grand nombre de services.


telephone-en-cours_7679_w250.jpg Possible ? Oui Bien sur ! Sauf que ce que Florence Durand-Tornare et Anna Angeli mentionnent dans leur article "La notion du "prof qui sait", face à un élève "page blanche" est désormais révolue", se confirme dans un sens quelque peu plus embêtant. Les jeunes semblent aujourd'hui avoir une longueur d'avance face aux professeurs dans l'utilisation des ordinateurs et dans l'art de tout débloquer.

 

L'informatique à l'école? Blog-territorial  vous ouvre le débat...

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