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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 10:27
Un an après Chambery et le département de la Savoie, c'est au tour de Lille d'organiser les 15, 16 et 17 avril prochains les Rencontres nationales des conseils généraux de jeunes. Le "Nouveau Siècle" à Lille accueillera, pour la deuxième édition de ces rencontres, les 79 collégiens élus au sein de cette assemblée.
cgjPAL

Il y a un an, le Conseil Général de Savoie tenait à marquer d'une façon originale les 20 ans de sa délégation jeune en organisant ce sommet national. Échanges, dialogues, débats et autres ateliers ludiques tels que du théâtre, de la peinture ou encore l'écriture de poèmes étaient au programme des 18 délégations départementales représentées. Ces premières rencontres avaient été, à en croire les jeunes, un franc succès.


Image 1-copie-7Ainsi, lorsqu’il leurs a fallu exprimer les bénéfices qu’ils avaient pu tirer de ce meeting, certains ont évoqué de la fierté de "Représenter son collège", d’autres la satisfaction d’être écouté de "s'exprimer, donner des idées". Certains ont aussi dit en être sortis avec des bénéfices personnels "être plus mature, gagner en assurance".

Au vu de la réussite de la première édition, l'ANACEJ organisera à nouveau ces rencontres des jeunes conseillers généraux en partenariat avec la ville de Lille. Un an après la Savoie, c'est au tour du Nord-Pas-de-Calais de fêter les 20 ans de la création de sa délégation jeune.

Image 2 12-04-58Si l'environnement avait été le sujet principal l'an dernier, c'est la solidarité qui sera mise en valeur cette année. À nouveau, débats et échanges seront les maîtres mots de ces 3 journées.

Sont attendus les jeunes conseillers de tous les départements ainsi que les élus et professionnels de la jeunesse.

Contact presse

Anacej                                 
Erwan Dagorne
Tél : 01 56 35 05 32 / 06 03 20 01 27
erwan.dagorne@anacej.asso.fr

Département du Nord
Gaëlle Pichon
Tél : 03 59 73 83 45 / 06 82 05 08 69
gpichon@cg59.fr

 


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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:54
par Thibault Soleilhac

La loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 sur les risques, dite loi « Bachelot », a largement réécrit l’article L. 541-3 du Code de l’environnement.
 
Celui-ci dispose que : « En cas de pollution des sols, de risque de pollution des sols, ou au cas où des déchets sont abandonnés, déposés ou traités contrairement aux prescriptions du présent chapitre et des règlements pris pour leur application, l’autorité titulaire du pouvoir de police peut, après mise en demeure, assurer d’office l’exécution des travaux nécessaires aux frais du responsable. ».

Code-de-l-environnement.jpg

Il existe donc une possibilité juridique d’intervention en matière de sols pollués, en lien avec la police des déchets, détenue par le maire. La question est désormais d’actualité pour quasiment toutes les constructions nouvelles en milieu urbain, les extensions ne pouvant souvent se faire que sur des friches industrielles. Les travaux nécessitent une dépollution des terrains d’autant plus importante et coûteuse que l’affectation prévue est sensible (école, crèche…).

Le maire peut mettre en demeure l'exploitant d'assurer la remise en état du site aux frais du responsable !

La question de savoir si le maire pouvait intervenir alors que les pouvoirs de police en matière d’installations classées appartiennent au préfet en application de la loi du 19 juillet 1976 est longtemps restée en suspens.


sols-pollues-5.1227291313.jpgLa jurisprudence a dans un premier temps reconnu au maire une possibilité d’action dans le domaine des installations classée, mais uniquement en cas de péril imminent (CE, 15 janvier 1986, Société Pec Engineering) ou encore sur le fondement de la police des déchets, quand bien même ceux-ci sont en relation avec une installation classée (CE, 18 novembre 1998, Jaegger). Il a fallu attendre un arrêt de 2004 pour que le Conseil d’Etat reconnaisse explicitement la compétence du maire en la matière (CE, 17 novembre 2004, Société générale d’archives). Le titulaire du pouvoir de police peut donc mettre en demeure l’exploitant d’assurer la remise en état du site et, à défaut, de faire exécuter les travaux d’office, aux frais du responsable, nous dit le Code.

pollusol.jpgLa seconde question qui se pose est donc de savoir qui est ce responsable. Si on se réfère à la police des installations classées exercée par le préfet, le débiteur de l’ob
ligation de remise en état est l’exploitant de l’installation, régulier ou irrégulier, à l’exclusion du propriétaire (CE Ass., 8 juillet 2005, Alusuisse Lonza France ; 21 février 1997, SCI Les Peupliers et SA Wattelez).

Si plusieurs exploitants se sont succédés sur le site, soit ils ont exercé la même activité, auquel cas, c’est le dernier exploitant qui est tenu de prendre en charge l’ensemble des travaux de réhabilitation (CE, 20 mars 1991, Rodanet), quitte pour lui à exercer des actions récursoires contre ses prédécesseurs, soit ils ont exercé des activités différentes et chacun est tenu d’une obligation de remise en état directement liée à son activité industrielle (CE, 11 avril 1986, Ugine Kuhlman ; 17 novembre 2004, Société générale d’archives).

sols-pollues-3.1227291208-copie-1.jpgDes règles complémentaires permettent de régler les situations de fusion-absorption des sociétés exploitantes et les conséquences de leur éventuelle liquidation juridiciaire. La dernière question est de connaître l’étendue de la responsabilité qui incombe au détenteur ou au producteur des déchets. Le Conseil d’Etat confirme qu’il reste responsable de ceux-ci jusq
u’à ce que leur élimination soit achevée. Il ajoute, ce qui est repris par une circulaire de la ministre de l’Ecologie et du développement durable aux préfets du 18 septembre 2006 (non parue au J.O.), que le fait qu’il ait transféré par contrat cette mission à un tiers ne le décharge pas de cette responsabilité.

bidons3 reduitDes clauses de non-garantie de passif ont en effet pu être insérées dans les contrats de vente. Dans des cas relativement rares, il peut être stipulé des clauses limitatives ou exonératoires au profit du vendeur dont l’objet est de laisser à la charge de l’acquéreur t
out ou partie des conséquences liées à l’état de pollution du terrain concerné, notamment en cas de changement d’affectation ultérieure du terrain. D’une part, la validité de telles clauses est subordonnée à des conditions très restrictives (notamment non connaissance de la pollution par le vendeur, ce qui est exclu quand le vendeur est un professionnel). D’autre part, et nonobstant les arrangements contractuels contraires, l’obligation de remise en état est indisponible (CE, 24 mars 1978, Sté la Quinoléine et ses dérivés et CAA Lyon, 9 décembre 1997, Sté Élipol) et son non respect engage la responsabilité personnelle de son débiteur à l’égard de l’acheteur du terrain pollué (Cass. 3e civ., 16 mars 2005, Sté Hydro Agri France). Cette décision tient donc en échec les clauses insérées dans les actes de cession de friches industrielles qui visent à exonérer ou limiter la responsabilité contractuelle du cédant, dernier exploitant de l’installation classée soumise à l’obligation légale de remise en état, à l’égard du cessionnaire.

photo1p67.jpgJusqu’ici, le Conseil d’Etat ne s’était prononcé que dans des affaires où  le producteur de déchets exploitait une installation classée. L’arrêt du 13 juillet 2006 reprend l’ensemble de cette jurisprudence, mais appliquée à la législation sur les déchets et en particulier à l’article L. 541-3 du Code de l’environnement. En conséquence, l’administration est fondée à mettre le traitement des déchets et, plus généralement, du sol pollué à la charge du producteur des déchets, quand bien-même celui-ci se serait déjà acquitté de la facture de leur élimination auprès du tiers avec lequel il avait passé contrat.

Le XXe siècle a laissé en réserve des stocks importants de pollutions 

La ministre de l’Ecologie insiste sur le fait que si le maire ne mettait pas en œuvre les dispositions de l’article L. 541-3 du Code de l’environnement malgré la demande du préfet, il appartient alors à ce dernier de se substituer au maire pour mettre en demeure les responsables de la pollution de procéder à l’élimination des déchets en cause.

sol-pollue-dechets-divers-2502003.jpgEnfin, la cession d’un terrain ayant supporté une activité industrielle s’accompagne d’une obligation d’information, soit au titre du Code civil, soit au titre du Code de l’environnement (art. L. 514-20, L. 512-18). Une attention particulière doit être portée à leur présence ou à leur exactitude, car l’une des sanctions d’un manquement à cette obligation peut être la restitution du prix lié à la dépollution.

Le XXème siècle a laissé en réserve des stocks importants de pollutions. Notre démarche aujourd’hui ne doit pas conduire à transférer la responsabilité de leur résorption à la collectivité, ce qui serait illégitime et illégal. Notre pays a souhaité faire figurer dans sa Constitution le principe selon lequel « Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi » (art. 4 de la Charte de l’environnement). Il revient à chaque maire d’assurer son effectivité en affichant clairement son engagement sur la voie du développement durable.

solpolue.jpg

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 18:53
guideL’Association des maires de France publie un guide destiné aux élus locaux intitulé "Financez vos projets grâce à l’Europe ; des fonds européens pour votre territoire"
 
Depuis 2007, dans le cadre de la redéfinition des objectifs du financement européen, les territoires sont éligibles aux subventions. Pour expliquer les étapes à suivre dans l'objectif de bénéficier d'une subvention européenne, l'AMF met à disposition de tous les élus locaux, un guide pratique et très clair. Il s'avère être très utile, puisque ces derniers se trouvaient face à une mauvaise compréhension de la procédure.
 
L'objectif de ce support est double : fournir des explications exhaustives pour faire aboutir une demande de financement sur le plan local, et renforcer le lien de proximité entre les maires et les institutions européennes. De plus, ces subventions permettraient d'augmenter la compétitivité des territoires tout en redynamisant le secteur de l'emploi.
 
Au niveau pratique, ce guide permet de trouver facilement les adresses et les interlocuteurs afin de réaliser au mieux sa demande de financement.
 
Sur le fond, il s'agit plus précisément d'un document qui informe les élus locaux aux possibilités de financement de leurs projets qui sont menés sur leurs territoires. Ces projets doivent remplir une condition : prendre en compte les réalités locales. Si le projet est retenu, la subvention peut couvrir plus de la moitié du coût initial du projet. Quant à la sélection des projets, elle se fait à l'échelle des régions.

Vous pouvez télécharger le guide en cliquant ici

 

 
 






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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:12
Ouvrage collaboratif, "La communication intercommunale" se veut un nouvel essai pour comprendre les enjeux de la communication à l'échelle des collectivités locales. Christian de la Guéronnière, directeur d'IDcommunes, et son comparse David Le Bras, responsable des politiques urbaines à l'Assemblée des Communautés de France (AdCF), nous livre cette enquête à l'heure où se profile la réforme territoriale.




Achèvement de la carte communautaire, renforcement des compétences, élection au suffrage universel direct des délégués municipaux dans les conseils communautaires... Voilà un avant goût du projet de réforme territoriale actuellement en débat à l'Assemblée nationale. C'est dans un contexte de fronde parlementaire, que cette réforme du "mille-feuille administratif" devrait profondément réinterroger la nature du lien qui existe entre les intercommunalités et les habitants de leurs territoires.


Un essai pour comprendre les enjeux
de la communication intercommunale 

Sur la base d'une enquête, après avoir préalablement défini les caractéristiques de la communication intercommunale, les deux auteurs proposent une série de réponses à la problématique de l'émergence de la dynamique communautaire. A la lecture du livre, deux axes de réflexion se dégagent : l'un concerne le positionnement (une communication sur le projet) et l'autre la méthode (une communication plus concertée avec les communes).
Les "communautés territoriales" ont donc des difficultés à trouver leur place dans ce micmac des  compétences et hiérarchies territoriales. Au moment où l'on célèbre le 10ème anniversaire des lois Chevènement et Voynet, ce livre entend sensibiliser les édiles intercommunaux et leurs services à la nécessité d'élaborer et de développer une communication qui leur soit propre.

  Selon Daniel Delaveau, président de l'AdCF et auteur de la préface du livre édité  chez Territorial :  "L'exercice moderne d'une responsabilité politique implique d'assurer un  va-et-vient constant d'informations entre dirigeants et citoyens. Cet échange devient essentiel dans un contexte intercommunal où le lien social et politique est le plus souvent à construire, où il faut aussi assurer la légitimité de l'institution et persuader les citoyens de la valeur ajoutée de la politique communautaire".


284 questions à Christian de La Guéronnière, directeur d’IDcommunes et David Le Bras, Directeur adjoint du pilotage de la performance gestionnaire et environnementale à la Communauté d’agglomération de Grenoble, également ancien responsable des politiques urbaines à l’Assemblée des Communautés de France. 

L'intercommunalité  est-elle aujourd'hui tangible à  l'échelle du citoyen ?


Au 1er janvier 2009, la France comptait 2 601 communautés, soit 34 164 communes (plus de 92,9 % des communes) regroupant 56,4 millions d’habitants (89,3 % de la population)*. L’intercommunalité est donc une réalité pour neuf Français sur dix. Quand on leur pose la question, ils sont 81 % à savoir que leur commune fait partie d’une intercommunalité et 89 % à penser que c’est une bonne chose**. Le fait intercommunal, malgré sa jeunesse (le véritable essor de l’intercommunalité date de la loi Chevènement en 1999) est donc bien tangible pour une très grande majorité des Français, même si ces derniers ne savent pas toujours très bien ce que cela recouvre. Un constat qui nous renvoie, c’est l’objet de notre essai, aux moyens et à la nature de la communication intercommunale.  
 

Pourquoi était-elle la grande absente des dernières campagnes municipales de 2008 ?


On a pu dégager deux grandes tendances dans le discours des candidats aux dernières élections municipales :

  1. une logique d’appropriation des réalisations de la communauté : de manière récurrente, les candidats ont tendance à s’approprier des réalisations intercommunales effectuées sur le territoire de leur commune ;
  2. un réflexe d’autolégitimation politique : les réalisations de l’intercommunalité sont alors l’occasion de valoriser le rôle politique du maire, seul, à l’entendre, en capacité de pouvoir capter les ressources des satellites, au rang desquels la communauté est reléguée. 

On peut considérer que les candidats présentent ce qu’ils pensent devoir être dit devant les électeurs. Ils mettent en scène la vision du rôle du maire qui leur semblent la plus conforme à sa définition : une légitimité de proximité et une légitimité de responsabilité. Aussi, tout ce qui tend à modifier cette vision dominante du premier édile est écarté, notamment l’intercommunalité qui, si elle est évoquée en détail, contribue à réduire ces deux formes de légitimité. Le prétendant va donc privilégier les intérêts des habitants de la commune et non ceux du territoire élargi que forme l’intercommunalité.

Aussi, apparaît-il clairement que tant que la désignation des délégués communautaires se fera sur des bases communales, l’intercommunalité ne s’imposera pas comme une thématique dominante dans les campagnes municipales ou alors a minima comme un guichet. Les candidats, en diluant la thématique intercommunale, ne font rien d’autre que de dire ce que représente l’intercommunalité pour eux : un outil fonctionnel à disposition des communes.  


En quoi la stratégie d'identification territoriale des intercommunalités se distingue des autres collectivités ?


Ce n'est que tardivement que les intercommunalités sont entrées sur le marché de la communication. Grosso modo, c'est à l'orée des années 90 que l’essor des institutions communautaires, consécutif à la promulgation des lois du 6 février 1992 et du 12 juillet 1999, a permis le développement de la communication intercommunale. Progressivement, le principe d’une visibilité accrue de l’institution intercommunale, articulée autour de sa direction, ses compétences et ses réalisations, s’est ainsi fait jour. Quelles en sont les grandes spécificités ? Au premier abord, aucune. Un nom, un logo, des manifestations publiques, parfois un journal voire un site internet... Rien ne distingue, a priori, les outils d'information et de communication des communautés de ceux élaborés par les collectivités « traditionnelles ». Pour autant, à y regarder de plus près, il y a tout de même une différence et, au final, elle est de taille : la communication est d’autant plus importante dans le cadre de structures que celles-ci ne font pas l’objet d’une élection au suffrage universel, moment privilégié de visibilité aux yeux des habitants et surtout, source principale de légitimité pour les élus. De fait, cette légitimité doit s’acquérir autrement : c’est tout le travail qui est confié à la communication intercommunale, puisque, faut-il le rappeler, il n’y a pas de politique sans légitimité, aucun pouvoir n’échappant tôt ou tard à l’exigence de justification.

Pour le moment, la communication intercommunale poursuit, par tâtonnements, sa quête des monuments, des images, des lieux susceptibles de lui correspondre et de la rendre signifiante. Il faut reconnaître que la tâche des élus et des services de communication communautaires n’est pas aisée, d’autant plus qu’elle s’inscrit dans des opérations qui tendent à articuler des territoires distincts, dont l’identité bénéficie du travail du temps : la République s’incarne localement dans le buste de Marianne, le monument aux morts, l’écharpe du maire, et ne peut s’effacer derrière des arguments de rationalité gestionnaire. Dit autrement, si les structures de coopération intercommunale veulent affirmer leur souveraineté territoriale et ne plus apparaître comme de simples échelons superposés, elles doivent puiser dans le stock symbolique dont dispose chaque société locale, quitte à en détourner quelque peu le sens et la forme, c’est-à-dire combiner subtilement les éléments de la symbolique politique traditionnelle et les savoir-faire contemporains. 
 

Quels sont aujourd'hui les points de force et de progrès ?

Selon nous, ce travail politique de « mise en visibilité et en lisibilité » de l'institution communautaire, visant à lui conférer un système de significations propre, peut procéder de deux registres, à la fois distincts et complémentaires. Le premier, s'articule autour de la notion de « communication de projet ». C'est bien là , l'une des clefs de la réussite de la communication intercommunale. Dans un espace local soumis au principe de concurrence entre les différentes collectivités territoriales, de nombreuses communautés s’appuient sur ce concept pour définir leur identité, établir leur légitimité, voire assurer l’intégration de la population. Si la définition même du « projet »  diffère selon les territoires et les individus, il apparaît cependant régulièrement comme un élément thérapeutique, capable de réguler les tensions qui sous-tendent l’intercommunalité, de lui donner du sens et de la cohésion et, surtout, d'amener les habitants à se percevoir comme sujet de la politique intercommunale.

Le second registre repose sur la notion de communication concertée. Il s’agit de définir un système clair et organisé répartissant les « territoires de communication » entre la communauté et les communes membres. En effet, si aujourd’hui 71 % des communicants intercommunaux déclarent mettre en œuvre leurs actions de communication dans une logique d’indépendance avec les communes***, ils sont les premiers à regretter le brouillage des messages que cela occasionne pour les habitants. La communication concertée vise donc, sur la base d’un « intérêt communautaire » de la communication bien définie à répartir les messages de façon homogène entre les différents émetteurs d’un même territoire et à mutualiser certains outils ou actions de communication, en positionnant le discours du point de vue de l’habitant plus que de celui de l’institution. Une initiative qui ne peut venir que du communicant intercommunal…

* source : Assemblée des communautés de France

** sondage CSA réalisé en octobre 2008 pour l’AdCF, l’ACUF et Dexia, auprès d’un échantillon représentatif de 1000 Français âgés de 18 ans et plus

*** enquête IDcommunes-AdCF réalisée par questionnaire électronique auto-administré  d’avril à juin 2008 auprès de 319 responsables de communication intercommunale. Les résultats complets de cette enquête sont présentés dans l’essai « La communication intercommunale, quels enjeux à l’heure de la réforme territoriale ? ». 


La communication intercommunale
Editions Territorial, collection "Essais"- Réf. : Ess 19 - Août 2009 - Prix : 29 euros

Commander l’ouvrage : http://www.territorial.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/832/TPL_CODE/TPL_OUVR_NUM_FICHE/532-resultat-de-votre-recherche.htm



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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 14:00

Par Christophe Baudouin


La collection Paroles d'élus livre une nouvelle contribution, le tome 5, sur les initiatives et innovations web 2.0 des collectivités territoriales. Ce projet collaboratif, créé en 2005, entre autres par l'association des maires de France en partenariat avec France Telecom Orange, s'enrichit d'un site intéractif : www.parolesdelus.com. Cette plate-forme dédiée aux TIC
met à disposition des internautes un espace de débat et d'information. Le site se veut également un prolongement des actions publiques locales qui figurent dans les 295 pages d'Une Europe innovante.


une europe innovante

Dans ce tome 5 de la collection Paroles d'élus, 95 projets portés par les collectivités sont présentés à l'occasion de cette nouvelle édition. Le concept comprend notamment des initiatives venant de l'ensemble de l'hexagone, avec un clin d'oeil aux actions numériques européennes. Par exemple en Hongrie, le maire de Békéscsaba a développé des services municipaux électroniques pour ses administrés via la technologie du WAP. Ainsi, les usagers du téléphone mobile peuvent réaliser leurs démarches administratives depuis leur domicile. Cette mesure politique louable s'inscrit dans le plan de lutte contre les inégalités d'accès à Internet et d'équipement en outils informatiques qui touchent une part sensible de la population hongroise.


Le développement des nouvelles technologies est une opportunité manifeste en milieu rural et en montagne


albitreccia En Corse du Sud, le maire de d'Albitreccia fait le pari du haut débit dans sa politique de désenclavement de certains villages. Pierre-Paul Luciani parle d' « une opportunité manifeste en milieu rural et en montagne». L'objectif du haut débit dans le golfe d'Ajaccio ne relève pas seulement d'un intérêt purement commercial. Cette opération numérique s'inscrit également dans le dynamisme économique et de l'emploi, tout particulièrement dans les zones reculées de Corse du Sud. Véritable solution alternative, le choix du satellite opéré par la collectivité d'Albitreccia, qui souffrait de l'impossibilité d'installer l'ADSL filaire, a permis de fédérer l'ensemble des habitants et des élus de la commune autour de ce projet.

parolesdelus
Rennes Métropole et Brest Océane se sont associées pour un projet 3D haut en couleur : Don Giovanni en public et en direct de la place de la mairie de Rennes. Sur une idée originale du directeur de l'Opéra de Rennes, la rencontre inédite entre l'Opéra de Mozart et les nouvelles technologies de l'audiovisuel a bien eu lieu. Le 2 juin 2009, près de 5000 personnes se sont rassemblées pour suivre cet événement sur grand écran. En parallèle, une retransmission
simultanée en 3D avait lieu dans 3 autres lieux : à Paris, à Brest et à Avignon. Défendre le patrimoine culturel tout en promouvant les technologies dans les arts et spectacles, tel était le pari ce jour là du côté de la Bretagne et bien au-delà.



Les outils numériques et multimédias nous montrent toute la richesse et le potentiel de  la technique au service des collectivités et de leurs administrés. De bon augure pour améliorer les politiques publiques des territoires via ces services numériques, et ceci, dans un contexte de réforme des collectivités et de flou sur la fiscalité locale.
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:20
par Luc Bernard

La campagne Internet de Barack Obama avant son investiture en 2008 semble avoir donné des idées aux hommes politiques. Premier d’entre eux à vraiment avoir pris conscience de l’importance du Web et des réseaux sociaux, Obama a lancé la nouvelle conquête de ce début de 21ème siècle. Ainsi,
après le Modem, le mouvement rénovateur du PS et l'UMP il y a quelques jours, c’est au tour du parti socialiste de se lancer dans cette « lutte » de la toile en mettant en ligne un Facebook à la sauce Socialiste.

coopol
 
Disponible pour les seuls militants socialistes depuis octobre 2009, la « COOPOL » est désormais à la disposition de tous les internautes et plus particulièrement des partisans du mouvement de gauche. Un réseau social qui n'est pas sans rappeller ceux d'autres partis, mais aussi auwwwergne.com, développé par la région Auvergne.

En août dernier, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, dévoilait les grandes lignes de ce projet. On découvrait ainsi que le nom de ce réseau serait « La COOPOL». Censée faire la part belle à tous les sympathisants du PS, la plateforme a vu son nom imaginé par les militants eux-mêmes. Par COOPOL, ils entendaient « COOPération » ou « COllectivité », ainsi que «POLitique». Le site, qui se veut être un réseau social à part entière a pour but de faire revenir le PS à « ses vraies valeurs » comme a pu le déclarer la 1ère secrétaire du parti. Elle ajoutait que ces valeurs, et notamment « l’Intelligence collective », c’est-à-dire le débat collectif, devaient être le véritable moteur de cette plateforme.




Derrière ce projet se cachent deux hommes et plus particulièrement deux militants socialistes ; Valério Motta, fondateur de l’agence « Partisans du Net » et ancien secrétaire national du Mouvement des Jeunes Socialistes, et Benoit Thieulin, fondateur de l’agence Internet « la Netscouade ».

Ces deux spécialistes du Web avaient comme objectif de moderniser l’image « vieillotte » du Parti Socialiste en numérisant et en réorganisant les outils des militants. Ce site devrait donc permettre à ceux-ci d’avoir une plateforme d’échange afin de discuter et d’émettre des idées.




La COOPOL est l’élément de réponse du PS à une étude réalisée par l’IFOP, en mai dernier. Selon l’organisme de sondage, la majorité des Français se fait un avis politique avant tout par l’intermédiaire d’Internet.

Afin donc de répondre à ce « besoin », les créateurs ont reproduit un « Facebook Socialiste ». Profils, groupes, messages, événements, tout y est. D’ailleurs, Benoit Thieulin ne cache pas sa volonté de reproduire une plateforme similaire. On retrouve mêmes les contacts dénommés, ici, « COOPains ». A l’heure actuelle, 5000 membres seraient déjà inscrits, donc 2500 membres actifs.

Reste à savoir si ce réseau pèsera lourd dans la balance lors des prochaines élections. En attendant, nous reviendrons prochainement sur ce sujet pour proposer une comparaison avec les autres réseaux sociaux de partis politiques.

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 10:03

Par Chéhérazade Daounicheherazade48x48


La grippe H1N1, inutile de la présenter, on la connaît assez, pour ne pas dire trop. Depuis août 2009, le gouvernement ainsi que la Ministre de la Santé, accordent leurs violons pour préparer la population à une épidémie dite féroce. En janvier 2010 on se pose encore quelques questions : la communication massive du gouvernement est-elle justifiée ? Au nom de quel principe tire-t-elle sa légitimité ?

imagesDepuis le 5 janvier 2010, on compte 1080 centres de vaccination ouverts dans la France entière, dont 163 en Ile de France (centres pédiatriques inclus). Selon le Ministère de l'Intérieur on compterait plus de 5 millions de personnes vaccinées à ce jour. Le constat reste néanmoins plutôt négatif puisque la commande du vaccin contre la grippe A est jugée aujourd'hui excessive : 94 millions de doses achetées, à près d'un milliard d'euros. Si cette commande est jugée démesurée, le gouvernement a décidé d'envoyer aux pays en développement 10% des doses, de quoi faire plus de place dans les locaux, ou montrer au grand jour l'élan de générosité soudain chez la classe politique ?! Il est tout de même bon de savoir qu'il se pose un problème d'information. Les communicants ne sont pas bien informés, il est alors difficile de communiquer avec efficacité. A la base, il était prévu deux doses de vaccin pour que la population soit protégée de façon optimale, il s'est avéré qu'une dose était suffisante selon l'Agence Européenne du médicament...

En direct sur RTL, la Ministre de la Santé s'explique sur le sujet :



Roselyne Bachelot, invitée de RTL (05/01/10)
envoyé par rtl-fr. - L'actualité du moment en vidéo.


En tout état de cause, nous sommes dans une ère nouvelle où la gestion de la crise sanitaire a changé. On se rappelle encore de la canicule de 2003 qui avait causé des dommages collatéraux importants et qui avait mis en danger non seulement l'image des responsables politiques, mais plus précisément les départements qui sont en charge de coordonner les actions sociales et sanitaires menées sur les territoires (loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales et qui a renforcé considérablement le rôle du département). Après les mauvaises expériences de la canicule, l'affaire du sang contaminé ou encore de l'amiante, le sentiment de peur se fait ressentir et déteint sur la stratégie de communication.

illustr2grippCe trouble du comportement post traumatique s'est calqué sur un désir d'hyper communiquer sur un peu tout et rien, sans réels enjeux ni certitudes. On a alors droit à une tornade de conférences de presse, de communiqués de presse mais aussi d'effets d'annonce provenant du gouvernement, venant noircir le tableau et faire peur. Des arguments des plus pratiquo-pratiques sont mis en avant, et l'enjeu premier de cette campagne, reste la pédagogie, seulement la pédagogie. Elle est bien évidemment un élément fondamental pour tenter de minimiser la propagation d'un virus, mais un tel enjeu ne devrait se concentrer sur un seul axe, mais sur plusieurs axes complémentaires.

Alors que devons nous penser ? Si la communication est massive, est-ce inapproprié ? Et si l'argument ultime et légitime était de justifier cette masse d'informations comme étant le vecteur propice à rassurer la population ? Notons l'arrivée d'une probabilité qui s'est immiscée dans le calcul : communication n'est plus égale à impact ou est égale à impact réduit, puisque la population ainsi que beaucoup de médecins, associations et même des politiques, sont devenus suite à cette mobilisation, des contestataires actifs ! C'est malheureusement la réalité, qui plus est, le pire scénario catastrophe pour une campagne en situation de crise sanitaire.

grippe-a-vaccins.jpgPlus précisément, on constate une distorsion de la communication, un certain déséquilibre qui a été la faille la plus considérable. Au moment même où le gouvernement rassure la population sur le virus et sur la vaccination, coup de théâtre : de nombreux médecins tournent le dos au gouvernement et ne soutiennent plus les arguments avancés par ce dernier. Le scepticisme s'installe, et ceux qui avaient pourtant une place stratégique et importante en tant qu'intermédiaire entre la population et le gouvernement, sont en réalité devenus des portes paroles contre la vaccination, contre le projet gouvernemental. Il aurait fallu dès le départ, choisir un porte parole assurant un discours clair et informé, sans pour autant porter des discours minimisant les risques. Ce scepticisme est donc alimenté par un doute persistant sur les questions médicales soulevées par de nombreux chercheurs.

soldesAinsi,  de nombreuses personnalités politiques, notamment plus récemment la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin, déclare haut et fort que c'est au nom du principe de précaution que les commandes ont été excessives. Ce principe a été inscrit dans la Constitution Française depuis le 1er mars 2005 et consiste brièvement à anticiper un risque, en prenant les mesures nécessaires pour l'éviter. C'est à l'appui de celui-ci, que les politiques et les communicants justifient cette campagne dite démesurée. Notons tout de même que l'épidémie est officiellement terminée depuis le 13 janvier. Certains médecins sont sur des pistes de réflexions très énigmatiques, certains penseraient même qu'il s'agit d'un test grandeur nature pour parer aux probables attaques biologiques...


Eric Delvaux, reçoit dans le 7/10 de France Inter, Roselyne Bachelot :


Roselyne Bachelot Ministre de la Santé et des Sports
envoyé par franceinter. - L'info video en direct.

Notons aussi que la Ministre de la Santé a reçu le Grand Prix du communicant public de l'année. Ce prix est décerné pour la cinquième fois par le magazine Acteurs publics, qui récompense chaque année les actions menées qui n'ont pas été très "médiatisées". Le jury de l'année 2009 a été sous la présidence de Pierre-Marie Vidal, Directeur de la rédaction du magazine et est composé de lauréats de l'année précédente tels que Martin Hirtsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse ou encore Robert Ménard,  Président d'honneur de Reporters sans Frontières International.

Un bilan : en guise de résultat, la crédibilité et la légitimité des pouvoirs publics en matières d'intervention lors du dispositif global de la grippe H1N1, ont été remis en question. On constate un dispositif de prévention mal établit. Avec le recul, il est plus juste de penser que cela se passe de la sorte et non comme les expériences antécédentes ratées. En dernier lieu, on peut penser qu'une population en overdose de communication, c'est toujours mieux qu'une population laissée à l'abandon, non?
                                                                                                                           
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 17:13
Autrans-2010-3Les rencontres d'Autrans, une 14ème édition pour cette année 2010. Ces célèbres rencontres se dérouleront les 13, 14 et 15 janvier.

Au programme, des thèmes inévitables qui sont au cœur de la réflexion actuelle et qui portent principalement sur Internet et sa source d'innovation pour les territoires en période de crise.

C'est au cours de divers débats, tables rondes et ateliers, que seront réunis les acteurs de l'internet, les entrepreneurs, enseignants, experts et les utilisateurs, sans oublier les acteurs du monde associatif et du secteur public.

Les sujets qui seront abordés porteront sur l'internet mobile, la formation en réseau et du réseau, ainsi que la proximité, plus précisément sur le projet de création d'une Université des aidants. Deux autres sujets tout aussi importants seront la dématérialisation (de la monnaie, des administrations) et le développement des biens communs et des libertés fondamentales.

Après s'être intéressée en 2009, au web 2.0, cette 14ème édition des rencontres d'Autrans, pousse plus loin la réflexion ne se limitant pas seulement à l'exploration Web 2.0 mais à l'analyse des actions d'innovation et d'invention, plus communément connue sous le terme d'approche "d'innovention".

En effet, les Collectivités Territoriales utilisent de plus en plus l'internet mobile et en font une valeur sûre. En temps de crise, les institutions publiques cherchent à innover tout en s'assurant une efficacité sur le terrain. Il semblerait que l'internet mobile ainsi que la construction en réseau, soit des outils d'innovation nécessaires. Cet outil ouvre sur de nouvelles perspectives et de nouveaux marchés et s'avère être une opportunité pour les Collectivités Territoriales, qui  pourront réviser leurs stratégies sociales ou financières, et établir de nouveaux modes opérationnels plus efficaces, notamment sur leurs territoires.

Se rendre à Autrans :


http://www.autrans.net/spip/-Se-rendre-a-Autrans-.html

 

Yannick LANDAIS, Délégué Général d'ARTESI ILe-de-France et Président de l'association RESO, nous explique le concept des Rencontres d'Autrans.


 

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 17:05

par Magali Grange


Les accidents causés par l'alcool sont la première cause de mortalité sur la route devant la vitesse : ils ont fait 972 morts (28,5% des tués), en 20081. Les fêtes de fin d'année étant propices aux soirées arrosées,  la Sécurité routière et la Prévention routière avec les Assureurs prévention ont lancé deux campagnes de communication choc complémentaires.

La Sécurité routière : la responsabilité collective

TousResponsables1La Sécurité Routière, rattachée au Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, s'adresse à l'entourage du conducteur, sur le thème "quelques mots peuvent suffire à sauver une vie", en cohérence avec son slogan "Tous responsables". Le dispositif comprend un spot TV, 3 spots radios, un module Internet pour trouver les informations pour convaincre un proche de ne pas conduire après avoir bu, des bannières Internet et une distribution à 7 péages autoroutiers d'éthylotests et de flyers.

Quelques mots peuvent suffire à sauver une vie 



On retiendra la publicité diffusée à la télévision et le module Internet. La première pour son impact émotionnel à double tranchant : le choc causé par la vision d'un homme amputé et défiguré peut générer une prise de conscience ou, au contraire, un rejet. L'aspect fictionnel du film (les blessures se résorbent à mesure que le blessé se laisse convaincre de ne pas prendre le volant) peut aussi provoquer une relativisation : après tout, ce n'est pas "vrai".

conseils amicauxLe module Internet de la Sécurité routière : quelques conseils amicaux


Le second propose une démarche inédite et utile, fondée sur le constat que les conducteurs raisonnables ont pu être responsabilisés : fournir des argumentaires et des témoignages pour dissuader quelqu'un de prendre le volant. Comme le soulignent Jean-Louis Borloo, Ministre de l'écologie, et Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat chargé des transports, "il faut trouver le courage et les mots pour l'empêcher de le faire". 5 approches sont proposées, en plus de l'interventionnisme : donner des informations d'ordre scientifique (assimilation de l'alcool) ou d'ordre pénal (sanctions encourues), en appeler aux sentiments, évoquer le nombre d'accidents ou les risques physiques.

La Prévention routière : à chacun sa solution pour rentrer en vie


La Prévention routière, association dont la mission est de réduire le nombre et la gravité des accidents de la route, et les Assureurs prévention, site de sensibilisation sur les accidents de la vie courante de la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA), ont pour ambition d'interpeller le conducteur, mais aussi son hôte éventuel, via sa campagne "Pour les fêtes, le plus beau des cadeaux, c'est de rentrer en vie". Celle-ci se compose du site www.rentrerenvie.fr, d'une campagne d'affichage en France, d'un spot radio et d'une opération dans la rue avec distribution de flyers et éthylotests.
 
bastille Le choix d'une voiture accidentée enrubanée associée au slogan est particulièrement intéressant. Le noeud rouge attire l'oeil, qui constate alors les dégâts du véhicule ce qui suscite immédiatement une interrogation : de quoi s'agit-il ? Le slogan permet de donner l'interprétation juste à la photo, tandis qu'il donne une nouvelle dimension à ce qui est d'habitude une évidence, en l'associant de manière inattendue au "plus beau des cadeaux pour les fêtes" : rentrer en vie.

Le plus beau des cadeaux, c'est de rentrer en vie 

La configuration choisie tente d'éviter le réflexe du "ça n'arrive qu'aux autres" en donnant la possibilité à chacun de se projeter, car personne ne se trouve dans la voiture. De même s'il s'agit d'une situation choc, celle-ci s'appuie aussi sur le pouvoir de suggestion : la voiture est certes bien abîmée, mais il n'y a pas de sang, pas de victime visible : à partir de la carcasse de voiture, l'imagination se charge d'inventer l'accident.

site revLa page d'accueil du site rentrerenvie.fr

La dimension importante de cette campagne est celle du choix : chacun peut trouver une solution qui lui correspond pour faire la fête sans mettre sa vie et celle des autres en danger. Le site "rentrer en vie" propose ainsi des cocktails sans alcool originaux et des conseils pour celui qui sort comme pour celui qui reçoit, tout en tordant le cou aux idées reçues.

En bref, deux campagnes à même de marquer les esprits et de favoriser une prise de conscience collective efficace, plutôt qu'une prise de conscience individuelle toute relative. Surtout, deux campagnes à garder en mémoire toute l'année ! 


1 Source : Alcool et accidents de la route - ONISR 2008
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 00:00
Blog-territorial entre dans sa cinquième année. Toute l'équipe vous souhaite ses meilleurs voeux pour 2010.

En 2009, grâce à vous, nous avons franchi la barre des 3 millions de pages vues et celle des 700 000 visites. Nous espèrons donc vous retrouver dès les premiers jours de l'année 2010.


carre_carte-de-voeux_blog-territorialV4.jpg







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Attention, le blog a déménagé!

ATTENTION : vous êtes égarés sur les archives de blog-territorial...
Depuis 2011, le blog a déménagé et a continué sa vie ici :

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