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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 18:50
Après 20 ans passés à la tête de Communication publique, Pierre Zémor se retire de la présidence. Fondateur de l'association spécialisée dans la communication auprès des acteurs et des institutions publiques, Pierre Zémor s'est vu décerner mercredi 28 octobre le titre de président d'honneur pour l'ensemble de son travail.

Le Conseil d'administration a pris acte de la décision du conseiller d'Etat en élisant à l'unanimité Bernard Emsellen le nouvel exécutif de Communication publique. Directeur général délégué au développement durable et à la communication de la SNCF depuis 2002, Bernard Emsellen  reprend donc les rênes de l'association. Ses collaborateurs le définissent comme un "grand professionnel sans a priori" après l'expérience de Francom. Chercheur statisticien de formation, il se lance au départ dans les études pour la Sema en 1974, avant de rejoindre la Sofres  Communication en  1981. Profil atypique, Bernard Emsellen n'en demeure pas moins doué d'un "talent de stratége" si l'on en croit son travail d'audit réalisé pour le compte de la SNCF. Côté plume, il livre une contribution féconde sur la notion de "capital corporate" en 2001.


Le conseil d'administration de Communication publique a élu à l'unanimité Bernard Emsellen.

Pour les non familiers de Communication publique, l'association organise aussi bien des colloques autour des problématiques de société, que des partenariats avec le Festival européen, ou encore lors des rencontres de Cap'Com. L'association mène également des études sur des thématiques  variées : les attentes des décideurs publics par exemple, ou encore au sujet de la perception par les français des efforts de communication des services publics. Souhaitons bon courage à Bernard Emsellen et à toute l'équipe de Communication publique dont nous restons l'un des fidèles partenaires !

Retrouvez notre interview avec Pierre Zémor à l'occasion de la 20ème édition du Cap'Com de décembre 2008 :


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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 11:30

par Jeanne Bonnemay


"L'année Twitter". C'est ainsi que le Monde interactif voyait récemment 2009 dans un dossier composé de quatre articles sur le réseau social qui monte. En effet, la folie Twitter n'épargne personne, des people aux hommes politiques  en passant par les collectivités territoriales qui petit à petit s'y installent et communiquent au plus proche de leurs administrés.




Il est vrai que Twitter n'en finit plus de faire parler et commenter les journalistes et bloggueurs. Véritable propagateur de coup médiatique et de buzz en tout genre, Twitter est le réseau social sur lequel il faut être pour relayer ses idées, ses informations, ses projets. En baisse dans les sondages, il n'en fallait pas plus pour pousser un Nicolas Sarkozy, prêt à expérimenter dans la communication selon le JDD, à ouvrir un compte Twitter. Seulement, ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui ouvre un compte Twitter mais plutôt son "employeur", tel qu'il est désigné  sur la page Facebook du président : l'Elysée. Ouvert à l'occasion de la conférence sur les changements climatiques - qui se déroulera à Copenhague du 7 au 18 décembre 2009 - ce compte est destiné à faire part  aux "twitteriens" de la démarche du président et de l'avancée du sommet, ce qui n'est pas sans poser problème.


Il ne s'agit pas ici de s'étendre sur l'opportunité d'utiliser Twitter dans la communication politique, de nombreux hommes politiques utilisent déjà ce média avec plus ou moins de succès. Il s'agit plutôt de s'interroger sur la différenciation entre la communication de Nicolas Sarkozy et la communication de l'Elysée et à travers elle, celle de la France. Ce problème est loin d'être nouveau. Toute campagne de communication publique marche sur les frontières parfois floues entre public et politique : un élu au sein de l'exécutif d'une institution publique quelle qu'elle soit tâchera toujours de lier la communication de son institution à sa propre promotion.


Il n'en reste pas moins que l'ouverture de ce compte spécialement dédié, du moins pour le moment au sommet de Copenhague, est contestable. Ce ne sont pas seulement les décisions prises, les accords signés qui seront relatés mais également la démarche du président, son ressenti : qu'a à voir l'Elysée avec cela ? N'aurait-il pas été plus opportun d'ouvrir un compte Twitter au nom de Nicolas Sarkozy, comme cela a déjà été fait sur sa page Facebook?

Le président ne twittera pas...

Certes, nous dit Franck Louvrier directeur de la communication de l'Elysée, le président ne twittera pas lui-même. Mais sommes-nous assez naïfs pour imaginer que Nicolas Sarkozy alimente sa page Facebook ou rédige tous ses discours lui-même ? La question n'est pas de savoir par qui le contenu sera rédigé, mais qui il concernera. En d'autres termes, aurons-nous affaire à une communication centrée sur la personne de Nicolas Sarkozy ou à une communication la plus objective possible, sans viser une neutralité inatteignable mais avec pour objectif d'informer les citoyens sur le sommet ?


Nous pourrons peut-être le déterminer en décembre lors de l'ouverture de ce compte Twitter qui n'aura sûrement pas besoin de combines pour intéresser de nombreux followers... En attendant, si vous souhaitez suivre l'actualité  d'un Sarkozy sur Twitter, reportez-vous sur Jean.  



3 questions à Jean-François Legat, directeur de cabinet et de la communication de la ville de Rive de Gier, récemment inscrite sur twitter.

Alors Twitter, utile ou gadget ?


Utile bien sûr.Comme tout ce qui va devenir bientôt incontournable.

Qu'est-ce qui vous a décidé à inscrire la Ville de Rive de Gier sur Twitter ?

Car c'est un nouvel outil de communication et d'information. Le but est la réactivité dans un premier temps. Cela permet également de toucher un public différent, qui ne vient pas forcement sur un site Institutionnel classique d'une collectivité.
L'interaction également avec son "public" est importante. On en a fini avec les sites purement informatif. Il faut donner la parole au citoyen, lui permettre de réagir, de s'exprimer.
Le fait de tester aujourd'hui la potentialité du produit permettra demain lorsqu'il sera répandu d'être prêt et de l'utiliser de façon optimale.
Le côté en avance sur son temps que donne aujourd'hui l'emploi de ces outils donne une image également moderne qui n'est pas forcement pour déplaire à l'équipe municipale.

On trouve encore peu de collectivités ou territoriaux sur Twitter, à votre avis pourquoi ?

Peut être (sûrement, sic...) la peur de la nouveauté, de l'inconnu.
Le fait aussi que l'on se "frotte" de façon direct au citoyen, à l'habitant, à l'utilisateur. En lui donnant la possibilité de s'exprimer on se met en danger. On s'expose aux avis, parfois négatif. Mais c'est cela qui est interessant.. pour progresser.
De ce fait le processus de décision pour mettre en place ce genre d'outils peut être long en interne. Cela freine peut être les bonnes volontés de certains.


Mise à jour du 29/10

Loic Hay d'ARTESI nous présente la liste en devenir des comptes Twitter de collectivités locales :





 
Mise à jour du 20 / 01 / 10

Collectivités locales que l'on retrouve également sur le compte Twitter de l'agence Adverbia.
 


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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 19:26
Pour eux l’aventure commence maintenant… Ils sont huit candidats, mais seulement deux d’entre eux pourront se partager le Trésor de l’Auwwwergne de la Tentation ! Pour cela, ils devront être soit le candidat qui a marqué le plus de point, soit le candidat préféré des internautes.


Ils sont beaux, ils sont jeunes… mais sauront-ils relever le défi ?
En ligne depuis moins de 24h, les fans de l’Auwwwergne de la tentation ont répondu présent pour le lancement de la première émission.
 

Et ce n’est pas fini… Des vidéos du Off de l’émission font leur apparition quotidiennement ! Découvrez dès lors les coulisses du tournage, faites connaissances avec les différents candidats, relevez quelques scoops et indiscrétions… et votez pour votre candidat préféré !

Partagez l’aventure de l’Auwwwergne de la tentation sur http://www.delatentation.com/


Une émission de web-réalité qui s’attaque aux codes de la télé-réalité pour faire découvrir, le temps d’un week-end parsemé d’épreuves loufoques voire ubuesques, les qualités de la région Auvergne, son attractivité, sa créativité et appuyer sur la modernisation de son image.

Un angle de communication toujours décalé, teinté d’autodérision et osé pour une collectivité territoriale.
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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 17:00
La ville d'Issy-les-Moulineaux propose aux enfants de 7 à 14 ans de s'initier et de tester leurs connaissances sur les finances locales à l'aide d'un "serious game"-littéralement un "jeu sérieux".


Véritable outil ludique, un serious game est un jeu dédié à l'apprentissage, la formation, l'entraînement ou encore la communication. Animations en flash, personnages, décor de la ville en mouvement, avec ce serious game les jeunes isséens peuvent ainsi apprendre en s'amusant  et résoudre la question : à quoi servent les impôts ? Le lancement par une collectivité locale d'une initiative de cette envergure est une première. Encouragé dans son développement par le secrétariat à l'économie numérique, le serious gaming est considéré comme un secteur clé de la relance. Dans ce sens, de nombreux projets ont été retenus par le secrétariat auxquels 20 millions d'euros d'aide ont été attribués.

Elsa et Jules s'interrogent sur les finances locales !

Avec ce mini serious game, les méandres de la fiscalité locale sont expliqués de manière ludique et intéractive. Le jeu, sur issy.com, est accessible à tous. L'internaute commence par choisir son pesonnage, Elsa ou Jules. A l'aide des flèches sur son clavier, il se déplace dans la ville et retrouve les équipements publics mobilisés : mairie, école, ludothèque... Devant chaque bâtiment, une ou deux questions sont posées. La bonne réponse apparaît immédiatement après son choix, accompagnée du score et des explcations.

 
Un outil éducatif pour comprendre le fonctionnement de sa ville

La ville d'Issy-les-Moulineaux publie depuis plusieurs années son rapport financier annuel sur sont site, issy.com. En proposant un serious game sur les finances locales aux enfants, la commune renforce sa volonté de fédérer l'ensemble de ses acteurs sur ces questions citoyennes. Doté de trois niveaux de difficultés à franchir, ce serious game municipal interroge sur des questions aussi variées que les subventions attribuées  aux associations, le fonctionnement d'une ludothèque ou d'un conseil municipal. La réalisation de ce serious game municipal a été confiée à l'agence adverbia.
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 00:00
Par Luc Bernard


Voici une nouveauté apparue sur la toile qui risque bien de bouleverser le quotidien de nos élus législatifs. Nosdeputes.fr, site né de la collaboration entre les fondateurs de deputesgodillot.info et de regardscitoyens.org, se propose de suivre à la trace les 577 députés de la législature.




Comment ça marche ? 


A l'appui d'une finition simple et claire, ce nouvel observatoire de l'activité  parlementaire propose de visionner le profil de chaque député  et d'y voir le graphique de leurs activités sur les 12 derniers mois. Pour chacun, il est ainsi possible d’examiner le champ lexical utilisé durant les assemblées, le nombre de mots prononcés, mais aussi le taux de présence dans l’hémicycle. Ainsi, ce ne sont pas moins de 300 000 interventions, 30 000 amendements ou encore 60 000 questions écrites qui sont collectés sur l’actuelle législature. Quelques 240 dossiers traités par l’Assemblée nationale sont également disponibles en ligne.

Enfin, tous les internautes peuvent se retrouver dans la rubrique "citoyens" afin d'échanger au sujet des députés ou de la vie de l’Assemblée nationale, ceci entrant dans le cadre de la "démocratie représentative" qu'évoque Tangui Morlier, l'un des membres du collectif.
 
Valoriser ou contrôler?

Ce dernier affirme que l’utilité première de ce site sera de valoriser les travaux des députés. Une façon de mettre en place le site sans heurter la sensibilité des élus ? Rien n’est moins sûr, car le but plus ou moins affiché de cette création n’est autre que de les piquer à vif dans leur quotidien, plus ou moins chargé !

Certes, certains députés vont pouvoir surfer sur la "vague valorisatrice" de nosdeputés.fr, mais il est évident qu’aucun cadeau ne sera fait aux habitués de "l’assemblée buissonnière".


 

Ainsi, il n’a pas fallu attendre pour voir les premières railleries se manifester sur la toile. L’une des personnalités  "stars" de l’hémicycle, Jack Lang, s’est tout simplement fait "dépouiller" de toute crédibilité en quelques secondes, et surtout, en quelques "clics". Difficile de s’imaginer sa capacité à représenter les citoyens si celui-ci ne se présente pas plus de 4 fois aux assemblées en 12 mois. Mais, des dizaines de députés français sont dans un cas tout à fait similaire.


 

Les électeurs français pourront donc suivre à la trace leur représentant, sachant qu'un sondage de l’internaute.com révèle que 97% des français s’estiment lassés par l’attitude absentéiste des députés.

Prendront-ils le soin de tenir compte de ce moyen de pression publique, pour endosser pleinement leur rôle législatif ? 

Les temps s’annoncent durs à l’Assemblée …
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 14:00

par Jeanne Bonnemay et Justine Toqué


Dans la troisième édition de leur ouvrage La campagne électorale sur Internet - mémento juridique du candidat -, Kenneth Grand et Christian Dechesne tentent de déminer la communication électorale sur Internet à l’usage de tous les candidats.



Partant d’un double constat –  d'une part « qu’Internet est devenu en l’espace de quelques années un média incontournable en politique » mais que, d'autre part, le droit régissant son utilisation demeure très éclaté et donc méconnu- ils se proposent de donner les moyens aux futurs candidats d’utiliser ce média lors de leurs campagne en toute sécurité juridique. Il ne s’agit donc nullement d’un plaidoyer en faveur d’ Internet mais bien d’un précis technique sur les droits et devoirs de tout candidat sur l’outil numérique.

Déjà, en janvier 2008, blog-territorial avait interviewé Christian Dechesne qui nous avait éclairé sur les pièges juridiques des blogs.
Aujourd'hui, nous nous retrouvons Kenneth Grand, le co-auteur du livre, pour comprendre les évolutions observées, en théorie et en pratique, depuis notre dernière rencontre.

Blog-territorial : Dans notre dernière interview, Christian Dechesne s'appuyait sur la jurisprudence un peu floue de 2002 pour expliquer notamment l'hébergement gratuit de blogs sur certaines plateforme. Est-ce que les choses se précisent depuis?


Kenneth Grand : Dans le domaine électoral depuis 20 ans, la jurisprudence évolue au fur et à mesure et s'adapte aux pratiques des candidats.
Sur cette question précise de l'hébergement gratuit des blogs, on a vu les choses se confirmer, c'est-à-dire que l'hébergement gratuit est admis dès lors que la possibilité est offerte à tous les candidats d'être hébergés gratuitement. Bien que l’hébergement soit offert en contrepartie de la publicité qui figure sur le site et qu’il s’agisse d’un financement par une personne morale, la jurisprudence de 2002 a été confirmée dès lors que tous les candidats profitent d’une égalité d’accès (Voir CE, 18 octobre 2002, Election municipale de Lons, n° 240 048). Malgré cela, mon conseil serait de ne pas faire l’économie d’un blog payant pour éviter le risque de revirement de jurisprudence ou de contestation électorale.

Blog-territorial : Comment cette publicité a t-elle finalement été gérée dans le décompte des comptes de campagne lors des élections municipales?

Kenneth Grand : Cette publicité sur les blogs est quand même beaucoup plus limitée que ce qu'on a vu dans certains journaux de la grande période des années 1980-1990, où on finançait tout le rédactionnel par les pages de publicité. Soyons clair, il faut distinguer l’hébergement gratuit d’un site financé par de la publicité et le fait de financer sa campagne par la recherche de sponsors publicitaires. Dans le premier cas, le candidat ne touche pas d’argent et n’a pas à le valoriser dans son compte de campagne. Dans le second, c’est formellement interdit.

Blog-territorial : Qu'est-ce qui a marqué les dernières élections municipales, cantonales et législatives en terme de jurisprudence Internet?


Kenneth Grand : Dans leur grande majorité, les candidats sont restés très prudents quant à l’utilisation de l’internet en période électorale. Aussi, il n’y pas eu de revirement ou de bouleversement jurisprudentiels.
Une précision toutefois, le procédé Skype (Voice Internet Protocol qui permet d’établir une communication téléphonique ou visiophonique entre ordinateurs distants)  a été considéré comme régulier et n’a pas être assimilé à un numéro télématique gratuit et interdit dans les trois mois précédant l’élection (CE, 15 mai 2009, Elections municipales d’Asnières sur Seine, n°322132)
Plus généralement, on constate qu'Internet est devenu un outil indispensable pour les campagnes électorales. Je me rappelle qu'en 2002, la question se posait d'utiliser ou non Internet. Aujourd'hui les candidats ne sont plus du tout dans cette optique, la plupart utilisent internet, c'est rentré dans les mœurs. Je n'imagine pas, même au niveau local, des campagnes ou des enjeux où internet serait absent. Je reprends toujours cet exemple des jeunes, absents des marchés le dimanche matin, mais connectés au Web 24 heures sur 24.

Blog-territorial : A quel moment faut-il considérer un blog de militants ou de sympathisants comme faisant partie des dépenses du candidat?


Kenneth Grand : C’est aujourd’hui le gros problème. Toute la difficulté tient à la qualification de la dépense électorale et à la notion de dépense engagée avec l’accord du candidat. Sans entrer dans un débat trop long, on considère que le travail du militant est bénévole, et qu’il n'a pas à figurer dans le compte de campagne. En revanche, si le candidat veut être très régulier, il lui faudrait calculer la valeur de l'utilisation du matériel informatique et les frais de connexion, etc. qui ont permis au militant de faire son blog de soutien. On parle de sommes modestes. Plus problématique est le cas du militant qui a soutenu un candidat dans le cadre de son travail ou en utilisant les moyens de son entreprise. Cela constitue un avantage en nature d'une personne morale qui doit être évalué, remboursé par le candidat, et imputé au compte de campagne.
Dès lors que le candidat a un doute, il est préférable qu’il intègre une évaluation du coût du blog de soutien à son compte de campagne, quitte à voir cette dépense exclue de son compte de campagne.

Blog-territorial : Il n'existe toujours pas de jurisprudence particulière aux nouveaux outils que sont les réseaux sociaux; néanmoins, quelles sont les choses à ne pas faire ou au contraire les bonnes pratiques à suivre?

Kenneth Grand : Effectivement, il n'y a pas de jurisprudence spécifique aux réseaux sociaux. Pour autant, cela touche à deux domaines : celui de la communication électorale et celui du financement des campagnes. Est-ce que la mise en ligne  d'une vidéo ou d'un meeting électoral sur un site de partage, correspondrait à une forme de publicité commerciale? Le juge ne s'est pas prononcé là-dessus.
Il y a deux principes qui doivent prévaloir : le premier, c'est celui de l'égalité d'accès aux réseaux sociaux ou plateformes de partage, le second celui de la démarche de l’électeur qui se connecte volontairement à une page politique ou électorale. A ce jour, l’utilisation des sites communautaires n’est pas censurée par les autorités de contrôle.

Blog-territorial : On a vu récemment des exemples de partis politiques qui lancent leurs propres réseaux sociaux, comme Europe Ecologie dans le cadre des élections européennes. A quelles règles juridiques précises ces partis doivent-ils obéir lors de la création de ces sites?


Kenneth Grand : D’abord un principe d’égalité d’accès au site, ensuite celui de la valorisation des dépenses effectuées en vue d’une élection donnée. La création de ces sites correspond à une dépense qui a été faite par le parti soit en interne, soit par un prestataire. Il suffit de valoriser dans les comptes de campagne cette dépense au prorata de son utilisation électorale et du nombre de candidats à l’avoir utilisé, avec une petite difficulté si la plateforme est commune à plusieurs élections. Ensuite, la question se pose quant à l’accès gratuit à tous les citoyens ou aux seuls candidats et militants d’un parti donné. Dans le cas d’Europe Ecologie, seuls les candidats et militants avaient accès à cette plateforme, son coût doit donc figurer en tant que dépense électorale.

Blog-territorial : Quels sont les risques auxquels s'expose un candidat quand il décide de créer un blog?

Kenneth Grand : Le principal risque est celui du contenu du blog eu égard à la responsabilité éditoriale du candidat, pour les propos qu’il tient, les polémiques qu’il engage ou  les commentaires qui sont laissés sur son site. Est-ce qu'on les fait passer ou pas, est-ce qu'on les modère a posteriori, a priori ? Mon conseil serait d’éviter de disperser cette responsabilité mais au contraire de la centraliser avec un administrateur unique et un contrôle quotidien, notamment dans le cas de scrutin de listes où se pose la question de l’administration du site par l’ensemble des colistiers. Enfin, une attention particulière devra être portée au gel du site à la veille du jour de l’élection, car tout élément nouveau dans la polémique électorale, auquel le candidat adverse n’aura pas eu le temps de répondre, pourra être de nature à annuler l’élection.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:44

Par Luc Mandret


Destination Cholet, la campagne de communication lancée par la ville de Cholet, je n'en aurais certainement jamais entendu parler si je n'avais pas reçu un mail m'en informant. D'une part car j'étais en vacances, d'autre part car Cholet ne m'intéresse pas. On m'a donc envoyé un mail, j'imagine à cause de mon blog. Je vais donc en parler.





Mauvaise. Tout d'abord un bug dans l'objet du mail : "La ville de Cholet lance une campagne d'image et de notori". Trop long et donc tronqué. Pas professionnel donc pas sérieux. Un expéditeur inconnu à prime abord : le mail provient d'une boîte relationspubliques@ville-cholet.fr, c'est dommage j'aime bien savoir qui m'écrit. D'autant que dans la signature du mail j'ai une certaine "Aurélie L. - Direction de la Communication - Ville de Cholet" mais en contact j'ai ceci : "Contact presse : Véronique B". Pas clair, confusant.

Destination Cholet :
la prise
de contact

Autre agacement, un simple "Bonjour" comme accroche puis directement le texte du corps du mail qui n'est autre que le copier-coller du chapeau du dossier de presse reçu en pièce-jointe. Par ailleurs, aucune salutation en fin de mail. Rien. Juste la signature automatique. Personnalisation zéro, je déteste. Aucun effort, je ne suis qu'une vulgaire adresse email à laquelle la ville de Cholet a fait parvenir un dossier de presse.


Un dossier de presse. Et pourtant je ne suis pas de la presse. Et sept pages. Pas envie de lire, trop long, pas assez incisif, trop corporate, trop orienté journalistes. Même pas de lien direct rapide vers le site en question. Destination Cholet n'est pas vraiment destiné pour les blogueurs quand ils s'essayent à communiquer avec eux.


Destination Cholet : la campagne

La campagne de communication donc se trouve sur http://www.destinationcholet.fr/. Pour faire parler de ce nouveau site, trois vidéos virales que vous pouvez voir sur le site. Plutôt efficaces, elles montrent une arrivée d'OVNI sur la ville de Cholet, filmées sous la forme amateure. Plutôt réussie en terme d'intrigue et de viralité, la façon dont cela est présenté dans le dossier de presse prête cependant au sourire : "3 courts métrages représentant le crash d'un OVNI sur Youtube et Dailymotion ont fait buzzer plus de 30 000 internautes en l'espace de 8 jours".



  La révélation désormais faite, Destination Cholet met en scène une famille : Syd l'ado, Léona la petite fille, Gala la mère et Polon le père. On passera outre le schéma familial bien classique pour ce qui se veut être une "communication volontairement décalée". Cette famille s'est vue confiée une mission : "C'est à un superhéros – Polon – que l'armée des rebelles a confié cette périlleuse tâche, afin d'assurer l'avenir des jeunes générations de la planète Gluon, sous l'emprise d'un tyran malfaisant et pestilentiel. Dans sa quête, Polon est aidé par les siens : son épouse, la très active Gala, et leurs enfants, le juvénile Syd et la brillante Leona." etc etc.

  L'on peut se demander le public auquel est destiné cette communication, mais il semblerait que cela s'adresse aux moins de 15 ans à en croire le scénario ... Et les visuels de la campagne semblent vouloir le confirmer.




Destination Cholet : les conclusions

Dommage. Passons la prise de contact catastrophique, l'idée était bonne : changer la communication politique d'une ville n'est pas une chose aisée, et j'imagine la complexité pour les initiateurs du projet à le vendre auprès du conseil municipal et de Gilles Bourdouleix, le Maire de Cholet.



Dommage car les vidéos de "buzz" étaient vraiment intéressantes mais le suivi pas à la hauteur. En se rendant sur le site dédié, on ne comprend pas l'objectif de cette communication. Le contenu de Destination Cholet est totalement submergé par les visuels trop enfantins (et très 90's) et les histoires abracadabrantesques nuisent à la diffusion des messages.
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 15:10

Par Christophe Baudouin


Les jeudi 15 et vendredi 16 octobre prochain venez découvrir gratuitement le 1er salon des métiers du politique. Cet évènement inédit a pour vocation de réunir les professionnels du monde de la politique : élus, directeurs de cabinet, collaborateurs d'élus, chargés de mission, sans oublier les assistants parlementaires...




Savoirs Publics, par l'intermédiaire de son directeur Erwan Huchet, organise ce salon en compagnie d'une pléiade d'acteurs afin de se faire croiser l'expertise politique et l'art du réseau. 
  Le programme se veut riche en émotions et en débats. Pas moins de 12 tables rondes sont organisées autour de thématiques embrassant le champ politque. Ainsi, parmi les quatre conférences plénières le public pourra suivre avec intérêt la problématique sur la réalité, parfois noire, de la place et des statuts réservés à ces personnels politiques.


1000 à 2000 participants sont d'ores et déjà attendus

Des ateliers professionnels traiteront des outils de la communication politique. La question du reclassement des acteurs politiques travaillant dans  les lieux du Parlement  et en circonscription sera elle aussi évoquée. Cette série de tables rondes se poursuit également sous l'angle plus pragmatique de la formation et des compétences requises, dans l'espoir de travailler un jour aux côtés d'un homme ou d'une femme politique. Staffs s'ouvre donc aussi aux étudiants des Masters spécialisés dans les métiers du politique. Ces jeunes apprentis pourront donc apprécier plus particulièrement la conférence animée par l'enseignant-chercheur Guillaume Courty sur ce sujet.


En résumé, on l'aura compris Staffs et ses partenaires offrent du grain à moudre dans la compréhension de ce qu'il est convenu d'appeler les "hommes de l'ombre". En effet, c'est bien le contrat intuitu personae qui prime dans les relations d'emplois avec les élus pour le meilleur et pour le pire.  A ce titre, Erwan Huchet confiait au journal en ligne, le courrier des maires, que l'un des objectifs de ce salon était de rendre "visible les métiers de l'ombre et de fédérer les collaborateurs qui sont au coeur de notre démocratie". Staffs espère donc bien créer un nouveau rendez-vous annuel en compagnie des professionnels et des jeunes politiques en herbe; afin de mettre enfin la lumière sur ces milliers de petites mains au service de l'élu.

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 19:24

Par Christophe Baudouin


Le syndicat des transports d'île-de-France lance un vaste programme de consultation au sujet des modes de déplacement dans la région. Que vous soyez taxis, usagers des transports en commun, acteurs économiques, cyclistes, élus ou simples automobolistes, vos avis intéressent le Stif et la Région.


Dans le cadre de la révision du nouveau Plan de Développements Urbains d'Ile-de-France, plusieurs opérations de communication qui se dérouleront jusqu'en janvier 2010 appellent à la participation des usagers et bien au-delà. Au centre de ce PDUIF, on retrouve dans les objectifs l'amélioration de l'offre et du réseau de transports, ainsi que son inscription dans les enjeux démographiques et environnementaux.
Le précédent PDUIF élaboré en 2000 misaient sur la rupture du "tout automobile". Mais les résultats contrastés de ce dernier avaient mis en lumière les difficultés dans la participation des différents acteurs à la politiques des transports.

Je me déplace, je m'exprime !

Depuis 2007, le STIF souhaite mettre à l'honneur le principe de consultation. Ainsi, en temps I de l'opération, un questionnaire est mis en ligne sur Internet en direction du grand public afin de recueillir les doléances sur les attentes en termes de mode de déplacement. Cette phase de consultation sur la toile débutée le 7 septembre dernier se puorsuit jusqu'au 15 octobre.  L'organisation d'ateliers et de séminaires privilégieront l'échange et le débat en compagnie de jeunes, habitants du périurbain, automobilistes. De mi-novembre à mi-décembre la période ouvre le temps II de la consultation avec une série de débats en présence des acteurs du monde économique et les représentants des agglomérations, ainsi que des départements. Enfin, le temps III de la consultation laisse place à la réalisation d'un "livret blanc de concertation" faisant la synthèse des différentes contributions apportées lors de la campagne orchestrée par le STIF et ses nombreux partenaires. Pour
conclure l'épisode des tables rondes et des idées collectées depuis septembre, le consei régional prendra la décision du projet à retenir.


Parmi les déplacements inférieurs à 3 km, la moitié est réalisée en voiture

En l'espace de seulement 10 ans, le trafic dans les transports en commun a augmenté de 25 %. Ainsi, un francilien passerait en moyenne 1h30 par jour dans les transports. Piqure de rappel, la question de la mobilité urbaine figure toujours parmi les principales préoccupations des français. Chacun se souvient du coup de gueule de Nicolas Sarkozy aux micros de RTL prenant la défense des "passagers otages" de la ligne A, tout en critiquant la vétusté des installations. 




Nul doute que face au vieillissement du matériel roulant et de la saturation des lignes RER et de métro, les usagers trouvent un intérêt certain à répondre à cette initiative participative. D'autant plus que tout reste à faire pour démocratiser davantage les transports collectifs. Aux vues des chiffres observés, la culture de la voiture semble toujours bien ancrée dans les habitudes de chacun. Par exemple à Paris, ce sont 28 % d'usagers qui optent pour l'automobile. Les chiffres explosent concernant les déplacements en banlieue. Véritable point noir de la politique des transports, pas moins de 87 % des usagers choisissent la voiture pour tous les déplacements en grande couronne.

Les défis politiques du prochain PDUIF...

  Le PDUIF à venir se veut à la fois une réflexion et une politique globale sur la qualité de vie des franciliens. L'accent est mis sur une plus grande place faite  aux handicapés et personnes à mobilité réduite dans les transports. Revaloriser le piéton dans la citié, mais aussi encourager l'intermobilité entre la pratique du vélo et le choix de transports collectifs, s'inscrit pleinement dans le principe mis en avant de "mobilté durable".



De surcroît, les problématiques environnementales prennent tout leur sens dans la construction de ce PDUIF. En effet, à la suite des accords du Grenelle de l'environnement une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre est prévue d'ici 2020. A ce titre, impossible de faire abstraction de la dimension sociétale du projet de révision des déplacements à l'échelle régionale. Les franciliens seront-ils en droit de participer de manière collective et viable à une future politique publique de transport digne de ce nom ? Affaire à suivre...

 
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 15:55

Par Justine Toqué


Obtenir toute l’information en deux clics, avoir 300 amis et un amoureux virtuel, garder contact avec les copains de la maternelle, ça parait simple et naturel pour les enfants du 21e siècle qui sont nés et grandissent avec Internet. Une nouvelle donne face à laquelle les parents se sentent parfois un peu dépassés.


"Tous enfants de Bill Gates ?" était le thème de l'une des conférences à laquelle nous avons assisté à l'Université d'été du Medef début septembre. Alors, Internet et nos enfants, danger ou réalité à laquelle il faut s'adapter?

Du côté des parents

Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’état chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique, a introduit cette conférence en parlant d’Internet comme d'"une véritable révolution" qui emballe les enfants mais qui laisse parfois les parents sur la défensive. 64% des enfants vont seuls sur le net et, ce qui n’était encore pas le cas l’année dernière, 30% d’entre eux surfent sur Internet avec leurs portables ! Ce qu’ils y font ? Le plus souvent, ils rentrent en contact avec de nouveaux amis, regardent des vidéos ou écoutent de la musique en ligne. Au grand désespoir (ou non) de leurs parents, souvent "largués" : panique face à cet outil qui réserve toujours de nouvelles surprises, non compréhension… beaucoup voient le côté négatif d’Internet. Christine du Fretay, présidente de l’association e-enfance considère qu’une "nouvelle éducation est nécessaire" aujourd’hui. Son association rassure les parents et les aide dans cette démarche d’adaptation à un monde qui change.

Internet, le "rêve de Diderot"

En effet, la vie des enfants (et des autres) change avec la toile ; et en bien selon le philosophe Vincent Cespedes qui nous parle d’Internet comme du "rêve de Diderot" qui tentait déjà à son époque de "populariser" le débat et les idées nouvelles. Si beaucoup reprochent au net, et notamment aux réseaux sociaux de plus en plus utilisés par les jeunes, d’exhiber la vie privée et de rentrer dans l’intimité des utilisateurs, Vincent Cespedes pense que les jeunes ont besoin de cette reconnaissance de leurs pairs pour se sentir exister. D’autre part, il insiste sur le rapport au savoir et à la connaissance qu’introduit Internet et sur l’avancée démocratique qu’il constitue.

C’est finalement autour de la thématique "Internet : un bien ou un mal pour nos enfants (et pour nous)" que s’est déroulée cette conférence. Une question demeure cependant : si les bébés naissent aujourd’hui une souris à la main, qu’en sera-t-il des enfants des enfants de Bill Gates ?


Le débat s'est poursuivi dans la soirée sur le plateau de la Medef TV où plusieurs blogueurs se sont réunis autour de Frédéric-Michel Chevalier pour partager leurs réflexions sur les "générations numériques".

Source MEDEFtv



Enfin, pour en savoir plus :

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