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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:54
par Thibault Soleilhac

La loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 sur les risques, dite loi « Bachelot », a largement réécrit l’article L. 541-3 du Code de l’environnement.
 
Celui-ci dispose que : « En cas de pollution des sols, de risque de pollution des sols, ou au cas où des déchets sont abandonnés, déposés ou traités contrairement aux prescriptions du présent chapitre et des règlements pris pour leur application, l’autorité titulaire du pouvoir de police peut, après mise en demeure, assurer d’office l’exécution des travaux nécessaires aux frais du responsable. ».

Code-de-l-environnement.jpg

Il existe donc une possibilité juridique d’intervention en matière de sols pollués, en lien avec la police des déchets, détenue par le maire. La question est désormais d’actualité pour quasiment toutes les constructions nouvelles en milieu urbain, les extensions ne pouvant souvent se faire que sur des friches industrielles. Les travaux nécessitent une dépollution des terrains d’autant plus importante et coûteuse que l’affectation prévue est sensible (école, crèche…).

Le maire peut mettre en demeure l'exploitant d'assurer la remise en état du site aux frais du responsable !

La question de savoir si le maire pouvait intervenir alors que les pouvoirs de police en matière d’installations classées appartiennent au préfet en application de la loi du 19 juillet 1976 est longtemps restée en suspens.


sols-pollues-5.1227291313.jpgLa jurisprudence a dans un premier temps reconnu au maire une possibilité d’action dans le domaine des installations classée, mais uniquement en cas de péril imminent (CE, 15 janvier 1986, Société Pec Engineering) ou encore sur le fondement de la police des déchets, quand bien même ceux-ci sont en relation avec une installation classée (CE, 18 novembre 1998, Jaegger). Il a fallu attendre un arrêt de 2004 pour que le Conseil d’Etat reconnaisse explicitement la compétence du maire en la matière (CE, 17 novembre 2004, Société générale d’archives). Le titulaire du pouvoir de police peut donc mettre en demeure l’exploitant d’assurer la remise en état du site et, à défaut, de faire exécuter les travaux d’office, aux frais du responsable, nous dit le Code.

pollusol.jpgLa seconde question qui se pose est donc de savoir qui est ce responsable. Si on se réfère à la police des installations classées exercée par le préfet, le débiteur de l’ob
ligation de remise en état est l’exploitant de l’installation, régulier ou irrégulier, à l’exclusion du propriétaire (CE Ass., 8 juillet 2005, Alusuisse Lonza France ; 21 février 1997, SCI Les Peupliers et SA Wattelez).

Si plusieurs exploitants se sont succédés sur le site, soit ils ont exercé la même activité, auquel cas, c’est le dernier exploitant qui est tenu de prendre en charge l’ensemble des travaux de réhabilitation (CE, 20 mars 1991, Rodanet), quitte pour lui à exercer des actions récursoires contre ses prédécesseurs, soit ils ont exercé des activités différentes et chacun est tenu d’une obligation de remise en état directement liée à son activité industrielle (CE, 11 avril 1986, Ugine Kuhlman ; 17 novembre 2004, Société générale d’archives).

sols-pollues-3.1227291208-copie-1.jpgDes règles complémentaires permettent de régler les situations de fusion-absorption des sociétés exploitantes et les conséquences de leur éventuelle liquidation juridiciaire. La dernière question est de connaître l’étendue de la responsabilité qui incombe au détenteur ou au producteur des déchets. Le Conseil d’Etat confirme qu’il reste responsable de ceux-ci jusq
u’à ce que leur élimination soit achevée. Il ajoute, ce qui est repris par une circulaire de la ministre de l’Ecologie et du développement durable aux préfets du 18 septembre 2006 (non parue au J.O.), que le fait qu’il ait transféré par contrat cette mission à un tiers ne le décharge pas de cette responsabilité.

bidons3 reduitDes clauses de non-garantie de passif ont en effet pu être insérées dans les contrats de vente. Dans des cas relativement rares, il peut être stipulé des clauses limitatives ou exonératoires au profit du vendeur dont l’objet est de laisser à la charge de l’acquéreur t
out ou partie des conséquences liées à l’état de pollution du terrain concerné, notamment en cas de changement d’affectation ultérieure du terrain. D’une part, la validité de telles clauses est subordonnée à des conditions très restrictives (notamment non connaissance de la pollution par le vendeur, ce qui est exclu quand le vendeur est un professionnel). D’autre part, et nonobstant les arrangements contractuels contraires, l’obligation de remise en état est indisponible (CE, 24 mars 1978, Sté la Quinoléine et ses dérivés et CAA Lyon, 9 décembre 1997, Sté Élipol) et son non respect engage la responsabilité personnelle de son débiteur à l’égard de l’acheteur du terrain pollué (Cass. 3e civ., 16 mars 2005, Sté Hydro Agri France). Cette décision tient donc en échec les clauses insérées dans les actes de cession de friches industrielles qui visent à exonérer ou limiter la responsabilité contractuelle du cédant, dernier exploitant de l’installation classée soumise à l’obligation légale de remise en état, à l’égard du cessionnaire.

photo1p67.jpgJusqu’ici, le Conseil d’Etat ne s’était prononcé que dans des affaires où  le producteur de déchets exploitait une installation classée. L’arrêt du 13 juillet 2006 reprend l’ensemble de cette jurisprudence, mais appliquée à la législation sur les déchets et en particulier à l’article L. 541-3 du Code de l’environnement. En conséquence, l’administration est fondée à mettre le traitement des déchets et, plus généralement, du sol pollué à la charge du producteur des déchets, quand bien-même celui-ci se serait déjà acquitté de la facture de leur élimination auprès du tiers avec lequel il avait passé contrat.

Le XXe siècle a laissé en réserve des stocks importants de pollutions 

La ministre de l’Ecologie insiste sur le fait que si le maire ne mettait pas en œuvre les dispositions de l’article L. 541-3 du Code de l’environnement malgré la demande du préfet, il appartient alors à ce dernier de se substituer au maire pour mettre en demeure les responsables de la pollution de procéder à l’élimination des déchets en cause.

sol-pollue-dechets-divers-2502003.jpgEnfin, la cession d’un terrain ayant supporté une activité industrielle s’accompagne d’une obligation d’information, soit au titre du Code civil, soit au titre du Code de l’environnement (art. L. 514-20, L. 512-18). Une attention particulière doit être portée à leur présence ou à leur exactitude, car l’une des sanctions d’un manquement à cette obligation peut être la restitution du prix lié à la dépollution.

Le XXème siècle a laissé en réserve des stocks importants de pollutions. Notre démarche aujourd’hui ne doit pas conduire à transférer la responsabilité de leur résorption à la collectivité, ce qui serait illégitime et illégal. Notre pays a souhaité faire figurer dans sa Constitution le principe selon lequel « Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu’elle cause à l’environnement, dans les conditions définies par la loi » (art. 4 de la Charte de l’environnement). Il revient à chaque maire d’assurer son effectivité en affichant clairement son engagement sur la voie du développement durable.

solpolue.jpg

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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 15:39
Par Jeanne Bonnemay

À l’occasion du festival international de la publicité qui s’est déroulé à Cannes du 21 au 27 juin, Act responsible1 a présenté sa nouvelle affiche choc sur la protection de l’environnement : une petite fille pendue dont les pieds touchent encore un iceberg, mais pour combien de temps ?


L'utilisation du personnage de l'enfant pour créer une solidarité générationnelle

L’enfant, personnage central de cette affiche, mais également de nombreuses autres campagnes sur l’environnement, n’est pas mis en scène innocemment. Cette utilisation, souvent chargée d’une «violence symbolique» forte peut s’expliquer par une volonté de replacer dans un temps humain les problèmes environnementaux.
En matière d’environnement, les conséquences prévues des actes présents ne paraissent pas se réaliser à l’échelle d’une vie humaine. La tentation d’un « après moi le déluge» peut donc être forte. Le personnage de l’enfant permet de contrer cette indifférence pour créer une solidarité générationnelle qui renverrait à la célèbre phrase de Saint Exupéry : « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents nous l’empruntons à nos enfants».

Violence et tension au coeur des campagnes environnementales

Cette utilisation de la figure de l’enfant engendre cependant une tension et une violence considérable car elle culpabilise le récepteur de l’image. Quoi de plus choquant que cette petite fille, bientôt et inévitablement pendue, que ces enfants interrogeant l’adulte sur leurs vies futures (campagne du Grenelle de l’environnement)?
Le récepteur observe une «mort annoncée», celle d’une petite fille ou celle d’une planète qu’on laisse fondre («Ice cream», WWF, VVL BBDO, Bruxelles).  Pourtant, aucune solution ne lui est donnée pour éviter ce drame. Ces campagnes générales ont pour ambition de frapper les esprits pour sensibiliser, pour culpabiliser aussi, mais sans jamais apporter de solutions pratiques.


La violence et la peur sont-elles nécessaires- et nécessairement efficaces- dans une campagne autour de l'environnement ?

Si la peur et le choc semblent être des moyens valables de toucher le public, s’interroger sur la réelle efficacité de ces registres paraît légitime: la violence ou la peur sont-elles nécessaires - et nécessairement efficaces - dans une campagne autour de l’environnement? L’angoisse ressentie devant une campagne de communication ne peut-elle pas entraîner le déni, le détournement du problème pour calmer l’anxiété ?
L’utilisation de la peur n’est-elle pas efficace uniquement si, outre la démonstration du risque, l’existence et la simplicité des moyens pour s’en prémunir sont soulignées?

Faut-il choquer pour responsabiliser?

La campagne de l’opération «faisons vite, ça chauffe» (campagne d’affichage et site internet, TBWA Corporate et Typhon SAS) répond à ce questionnement: elle relève des problèmes concrets et apporte, avec un graphisme enfantin, des solutions pragmatiques à la difficulté soulevée. Il s’agit donc non pas de sensibiliser le public mais de lui inculquer les bonnes pratiques, de l’éduquer. L’intérêt de chacun, notamment économique, à réaliser les actions prescrites est ciblé. L’action est donc placée au centre de la communication mais en infantilisant l’acteur et en flattant ses intérêts individualistes et égoïstes. Il pourrait donc y avoir une tentation à la déresponsabilisation du public sur les problèmes environnementaux en écartant les grandes problématiques pour ne retenir que des points précis qui touchent le récepteur dans sa vie quotidienne.


Enfin, un dernier type de campagne peut retenir l’attention, celui qui détourne les campagnes moralisatrices autour de l’environnement. C’est le cas des affiches actuelles de la mairie de Paris Paris est notre environnement, protégeons le !- qui jouent sur le registre de l’environnement comme sujet primordial dans l’opinion. Cette campagne part du postulat que la sensibilité à l’avenir environnemental de la planète est réelle pour détourner cet intérêt vers l’environnement urbain et proche, dans cette campagne celui de Paris.



D’Act Responsible à la mairie de Paris, le point commun de toutes ces campagnes demeure cependant d’interroger le public sur sa responsabilité pour le faire changer de comportement.


1Act Responsible est une association suisse regroupant des acteurs de la communication et des médias
de différentes nationalités et qui milite en faveur du développement durable et de la communication responsable. Act Responsible est subventionnée par de nombreuses organisations publiques ou privées dont le ministère de l’environnement français. Dans le cadre du festival international de la publicité de Cannes, Act responsible propose depuis 8 ans des expositions qui retracent les différentes campagnes « responsables » réalisées durant l’année écoulée.
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 16:52

par Justine Toqué




Début avril, arrivée du RER B dans la jungle d'autoroutes grises et d'odeurs de carburant de la Plaine Saint Denis. Pourtant, si l'on cherche bien, on trouve l'Usine, petit havre de paix au milieu de ce décor catastrophe.  De nombreux intervenants et exposants se sont donné rendez-vous dans ce lieu événementiel symbolique du commerce équitable pour participer à la première rencontre de la communication à valeur humaine ajoutée dans le cadre de la semaine du développement durable.

 


 

 

Faire avancer concrètement le secteur de la communication dans le développement durable 


L'objectif de cette rencontre : familiariser les auditeurs avec les trois volets du développement durable (économique, social et environnemental) et proposer aux visiteurs des solutions concrètes pour organiser des événements éco-socio-responsables. Les conférences se sont tenues autour d'une question centrale : comment intégrer les collectivités territoriales aux nouveaux enjeux environnementaux et sociaux auxquels elles doivent aujourd'hui faire face? Il s'agit de les préparer à relever le défi de la communication socialement responsable, qui consiste à comprendre et traduire en actes concrets les nouvelles attentes sociétales et environnementales de la société.

Les exposants, représentants d'entreprises ou d'institutions, offraient des pistes de réflexion et de bonnes pratiques à suivre. Nous retiendrons ici une intervention d'Hélène Furnon-Petrescu, qui travaille à la direction du développement économique et de l'emploi à la mairie de Paris. Elle insiste sur l'idée que les collectivités territoriales se sentent très concernées par la démarche d'une communication responsable, qui se présente comme une nécessité à moyen et à long terme. 


 Communiquer socialement responsable, c'est comprendre et traduire en actes concrets les nouvelles attentes sociétales et environnementales de la société. 

Aujourd'hui, on sait que le consommateur-citoyen est de plus en plus demandeur d'éthique et de préservation environnementale. Pour une collectivité aussi importante que la ville de Paris, dont l'objectif premier est de satisfaire l'intérêt général et de répondre à des besoins réels, il est donc primordial d'insérer progressivement ces pratiques à sa stratégie de communication et à sa politique générale. Cela s'inscrit dans un souci d'efficience de l'acteur public et dans une  volonté de montrer l'exemple aux autres collectivités territoriales.

Greenwashing

Mais gare aux belles paroles et attention à ne pas tomber dans les pièges faciles du développement durable. Si tout le monde en parle, peu d'entreprises ou d'institutions passent vraiment à l'action...ou se donnent bonne conscience en se rattachant à la caricature verte du développement durable.

Les organisations s'attachent plus à valoriser leur image écologique responsable à travers la publicité verte qu'elles n'agissent concrètement en faveur de l'environnement.


On appelle ça le Greenwashing, ou "blanchiement idéologique". Ce phénomène décrit les efforts mis en oeuvre par les organisations pour se donner une image écologique responsable auprès de l'opinion publique. Or, elles investissent plus d'argent dans la publicité verte qu'elles ne prouvent leur engagement réel en faveur de l'environnement. Si toutes les publicités ne sont évidemment pas malhonnêtes, il y en a certaines dont il faut se méfier. La pratique illusoire du Greenwashing  diffuse en effet une mauvaise information et trompe les consommateurs. Un exemple de Greenwashing? La récente autoroute A19 baptisée "éco-autoroute" par le groupe Vinci en juin 2009. Inutile de préciser l'ironie de cette appellation quand on sait que le propre d'une autoroute est de permettre la circulation de véhicules d'où proviennent d'importants rejets de gaz à effet de serre. Une tentative ici de rendre "vert" ce qui ne peut pas l'être...
Promouvoir le développement durable autrement que dans ses stéréotypes, telle est la mission actuelle des collectivités. Et voici quelques propositions concrètes pour commencer à y penser...

 
Faire appel à des prestataires engagés pour passer à l'action


Au-delà des contenus que vous devez inventer et du message que vous voulez faire passer à travers vos actions de communication, l’attitude que vous allez adopter est importante. Des prestataires engagés avaient dressé leurs stands  dans le "Market place" de l'Usine début avril. Ils  peuvent vous aider de façon simple et convaincante !

 

 Les prestataires de l'économie sociale et solidaire peuvent vous aider à améliorer la qualité de vos services socialement responsables et durables tout en maîtrisant vos coûts.

 

 

Faites appel aux services de Nouvelle Attitude pour recycler vos papiers de bureau, utilisez les stands et mobilier en carton d'Assistance Event pour vos événements, voyagez avec les voitures propres d'Alterauto, faites des buzz sur internet avec les drôles de vidéos en carton et papier recyclé de Crafty in motion, ou faites connaître les saveurs de la cuisine bio-équitable du traiteurTé Ethique! Les acteurs de l'économie sociale et solidaire vous permettront d’améliorer la qualité de vos services socialement responsables et durables tout en maîtrisant vos coûts. Alors, collectivités, n'hésitez plus...agissez ! 


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 10:35
par Marjorie Stuva

Aujourd’hui, pour susciter l’intérêt, il faut jouer la carte de l’originalité. Et pourquoi ne pas créer de petits guerriers écolo qui font la chasse aux mauvaises habitudes ?


Le développement durable, un thème que l’on entend actuellement dans toutes les bouches. On en a vu passer des campagnes de sensibilisation traditionnelles qui à force n’attirent plus notre attention. Les Carbon Fighters, petits soldats de la lutte anti-carbone ont une mission à remplir : montrer qu’il est facile et fun de faire attention à son environnement. Dans cette campagne décalée, lancée par l’agence TBWA, le discours moralisateur laisse place à l’humour. Mais attention, à travers ces illustrations tendances, les responsables de la campagne entendent bousculer les habitudes et la manière dont on aborde les économies d’énergie.

Au total, dix autocollants et sept affiches composent les packs du Carbon Fighting. Ils illustrent chacun une manière de combattre le gaspillage : imprimer moins, recycler, éteindre les lumières et son ordinateur mais aussi utiliser les transports en commun ou encore éviter de prendre l’ascenseur...

Placés dans des endroits stratégiques (au-dessus des interrupteurs, sur les imprimantes, dans les ascenseurs), ces autocollants rappellent comment contribuer par des gestes simples à un meilleur respect de son environnement.







Destinée à être reprise par d’autres entreprises, cette campagne est présentée sur le site www.carbonfighters.org. Petit bémol : ce portail est intégralement en anglais. Bonne chance donc pour les francophones acharnés !

Mais pourquoi limiter cette initiative au secteur privé? On pourrait en effet imaginer les collectivités se réapproprier l’idée dans les transports en commun ou encore sur les façades de bâtiments. Il faudrait certes changer les illustrations afin qu’elles s’adaptent au paysage urbain mais cette initiative serait tout à fait justifiée. Car après tout, il n’y a pas que sur le lieu de travail que l’on peut agir en faveur de l’environnement, mais aussi tout au long de la journée.

La mise en place d’un tel projet serait-elle bénéfique pour une collectivité ? Dans le cas présent, le territoire est beaucoup plus important et la cible plus diversifiée. Les habitants ne seront-ils pas hostiles à la mise en place de ces affiches qui viendraient dénaturer le paysage ?

On pourrait également s’interroger sur l’efficacité de cette démarche. En effet, les stickers ne finiront-ils pas par se fondre dans le paysage ? Les habitants remarqueront-ils encore leur présence après plusieurs semaines ?


Cette initiative présenterait ainsi plusieurs limites pour le secteur public et il faudrait vraiment mener un travail de fond pour l’adapter aux collectivités.

Pour les personnes intéressées, un groupe Facebook a également été créé, en français et en anglais.

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 00:02

par Dominique Valck


Supprimer une espèce, c'est changer le cours des choses, une atteinte à la liberté qu'a le monde de se déployer
Jacques Blondel, CNRS,
conférence sur la biodiversité Janvier 2005


Garder la terre vivable et permettre aux sociétés humaines de s’y maintenir : un concept difficile à maîtriser mais pourtant très prégnant à l’échelle des territoires
. Réunissant des journalistes (scientifiques ou pas), des collectivités locales et l'élite des scientifiques pour donner écho à ce sujet peu médiatisé, les premiers Entretiens de la Biodiversité sont désormais disponibles en audio et en vidéo :



Organisés par 3D Territoires, le Professeur Jean-Marie PELT et Patrice COSTA, les Entretiens de la Biodiversité sont un parallèle des Entretiens de Combloux sur le climat et les énergies. Les grands enjeux planétaires que l’on retrouve au cœur des réflexions du développement durable comportent de multiples axes, intimement liés et interdépendants. L’un de ces grands axes est la biodiversité, dont le concept est particulièrement difficile à maîtriser, et dont les interactions elles mêmes, de par leur complexité, échappent à beaucoup d’entre nous. Peu sont alors en mesure de saisir l’enjeu qui sont sous-tendu : garder la terre vivable et permettre aux sociétés humaines de s’y maintenir. Ceci est très prégnant à l’échelle des territoires, et le rôle des collectivités territoriales, notamment dans le cadre du Grenelle de l’environnement, est déterminant. D'où la forte implication des partenaires institutionnels de l'événement : le Conseil Général de Moselle, la Communauté Urbaine du Grand Nancy et la ville de Metz.


Ces Entretiens de la Biodiversité sont une approche originale visant à permettre aux constructeurs de l’information (agences de presse, journalistes, présentateurs de journaux télévisés…) de maîtriser tant les enjeux de la biodiversité, que ses interactions pour les sociétés humaines ; mais aussi aux relais d’opinion pour apprendre et s’entretenir directement avec les meilleurs scientifiques sur le sujet, les meilleurs spécialistes, maîtrisant eux mêmes les plus récentes données scientifiques disponibles.

La retraduction ainsi faite, dans les grands médias télévisuels, radiophoniques , et la presse écrite, permet alors aux citoyens de disposer et d’accéder à la bonne information, plus fréquemment, de mieux mesurer les enjeux et de participer plus activement aux projets de société devant prendre ce problème à bras le corps.

Il s'agit d'un capital. Et un capital se préserve, se gère


S’agissant du climat et des Entretiens de Combloux, la valeur pédagogique de l’exercice a déjà remarquablement porté ses fruits, et chacun peut remarquer depuis, en outre de plus fréquents sujets, la pertinence de leur traitement, la disparition des approximations scientifiques des propos tenus.




Les Entretiens de la Biodiversité visent ce même résultat pour contribuer à traiter, mieux et plus vite, le violent effondrement de la diversité du vivant sur la planète; effondrement dont les sociétés humaines seront les premières victimes.

François LETOURNEUX - Président du comité français de l’UICN


Et les résultats ont été atteints, notamment grâce à une petite équipe organisatrice réactive et surtout bien entourée... Un immense merci à Franck et à l’agence adverbia qui ont assuré, dans des conditions peu évidentes, la couverture vidéo de l’ensemble de l’événement et que je vous incite vivement à visionner… Car là aussi, les scientifiques sont particulièrement pédagogues.

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 00:34

par Geneviève Truffy


BT PlageDepuis diverses catastrophes écologiques et autres "marées noires", les collectivités et associations locales font tout pour que les plages soient une zone de sable pur et fin... Mais, à vouloir trop bien faire, c'est la nature qu'elles mettent en danger.
 
C'est fait, les touristes commencent à débarquer sur les plages. Pourvu que le temps soit beau ! Depuis plusieurs semaines voire depuis plusieurs mois, les hôtels, les campings et les plages du littoral sont sur le pied de guerre. Dans ce petit tour d'horizon (principalement à l'ouest de l'Hexagone), les diverses collectivités territoriales ont tendance à croire que les estivants veulent des plages extrêmement propres, alors que les enquêtes d'opinions ne corroborent pas ce point de vue. Pour cela, elles n'hésitent pas à ratisser, à tamiser... avec des engins hautement  performants.
 
Photo : F Lamiot - CC AS - Engins de nettoyage des laisses de mer et déchets sur plage
C'est devant ces constatations que le Conservatoire du Littoral vient de lancer un cri d'alarme sur les risques que présentent de telles opérations. En effet, à trop vouloir bien faire, on risque de tuer la nature et cet organisme souligne les méfaits d'une "hyper" propreté des plages.

Photo JM MIROUX - GranvilleIl ne faudrait pas porter atteinte à la "laisse de mer", c’est-à-dire à cette partie de la plage découverte à marée basse. Certes il peut y avoir des détritus, mais il y a aussi quantité de matières organiques indispensables à la pérennité de notre environnement... Il est donc indispensable que les divers intervenants prennent soin de préserver la biodiversité qui fait le charme de notre littoral et il est impératif de conserver les algues, coquillages, petits crabes... qui font la joie de nos enfants. Le conservatoire du Littoral préconise ainsi un certain abandon de la mécanisation.
 
Enfin, il faut savoir que la pêche à pied, passe temps favori en Bretagne, notamment, provoque, elle aussi des dégâts écologiques considérables. Qui, par exemple, n'oublie jamais de remettre les pierres à leur place ? Il faudrait qu'une règle de bonne conduite soit imposée aux ramasseurs...
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 00:02

par Dominique Valck


Les entretiens de la biodiversitéDu 6 au 8 juin 2008 auront lieu les Entretiens de la Biodiversité.
Biodiversité ? La diversité des espèces. Et ? Elle doit être maintenue et son déclin peut être dangereux pour la nature.
Oui, mais encore ? …
L’information manque ou est mal transmise, donc mal comprise voire rejetée.



Le concept
C’est pour pallier ce manque d’informations claires ou suffisamment vulgarisées qu’est né le concept des Entretiens de la Biodiversité.
 

« Supprimer une espèce c’est changer le cours des choses,
une atteinte à la liberté qu’a le monde de se déployer »
Jacques Blondel, CNRS,
conférence sur la biodiversité Janvier 2005

 
 
Les Entretiens de la Biodiversité sont une approche originale visant à permettre aux constructeurs de l’information (agences de presse, journalistes, présentateurs de journaux télévisés…) de maîtriser tant les enjeux de la biodiversité, que ses interactions pour les sociétés humaines, en s’entretenant directement avec les meilleurs scientifiques sur le sujet, les meilleurs spécialistes, maîtrisant eux mêmes les plus récentes données scientifiques disponibles.

Garder la terre vivable et permettre aux sociétés humaines de s’y maintenir

La retraduction ainsi faite, dans les grands médias télévisuels, radiophoniques, et la presse écrite, permet alors aux citoyens de disposer et d’accéder à la bonne information, plus fréquemment, de mieux mesurer les enjeux et de participer plus activement aux projets de société devant prendre ce problème à bras le corps.

La valeur pédagogique de l’exercice a déjà remarquablement porté ses fruits avec les Entretiens de Combloux sur le climat.


Les objectifs
Les Entretiens de la Biodiversité ont pour objectif de fournir aux participants un état des recherches les plus récentes, de commenter les données de cadrage sur la biodiversité ainsi que les grands enjeux locaux et globaux qu’elle représente.

La capacité biologique de la Terre, système fermé, a donc des limites, et la biodiversité qu’elle comporte est l’origine de la quasi-intégralité de ce qui a permis le développement des sociétés humaines : nourriture végétale, gibier et élevage, bois et énergie/construction, médicaments, fibres et vêtements, outils, sans parler des valeurs spirituelles qu’elle a inspirée aux hommes. Or, et à l’heure actuelle, nous assistons à une perte massive de cette biodiversité.

Il s’agit d’un capital.
Et un capital se préserve, se gère

Pire. L’essentiel des espèces qui disparaissent ne sont même pas connues, ne portent même pas de nom et n’ont même pas été étudiées pour en connaître les spécificités, les principes actifs et molécules dont bon nombre sont des solutions potentielles pour le bien être de l’humanité.


Pour en savoir plus
Les Entretiens de la Biodiversité sont placés sous la présidence scientifique du Professeur Jean‑Marie PELT, Président de l’Institut Européen d’Écologie, avec le soutien du Conseil Général de la Moselle, de la Communauté Urbaine du Grand Nancy et de la ville de Metz.

L’idée originale est une initiative de Patrice COSTA – Grand Reporter à l’Est Républicain, naturaliste – qui a permis de constituer un groupe d’organisation comprenant :
 
Jean-Marie PELT
Le Professeur Jean-Marie PELT et l’Institut Européen d’Écologie. Président et garant de la pertinence scientifique des Entretiens, il est aussi intervenant et plus particulièrement chargé de constituer le groupe de scientifiques des Entretiens.



Patrice COSTAPatrice COSTA – Grand reporter à l’Est Républicain, naturaliste, rédacteur en chef de la revue En passant par la Lorraine et auteur d’ouvrages sur la biodiversité lorraine. Il est plus particulièrement chargé des intervenants scientifiques avec le Professeur JM PELT, et des journalistes avec Fabrice NICOLINO.


Dominique VALCKDominique VALCK - Directeur de l’Agence Lorraine de Développement Durable pour les Territoires, ancien directeur et concepteur du Conservatoire Botanique National de Mascarin à La Réunion. Sa structure s’est vue confier l’ensemble de l’organisation des Entretiens de la Biodiversité, la conception du site Internet, des cahiers des Entretiens, de tous les éléments de valorisation et de sortie.


Fabrice NICOLINOFabrice NICOLINO est journaliste à Terre Sauvage, chroniqueur à La Croix et écrivain. Conseiller éditorial du groupe Bayard, il est aussi l’auteur, avec François VEILLERETTE, de Pesticides, Révélations sur un scandale français (Fayard, 2007) et de La faim, la bagnole, le blé et nous. Pour les Entretiens de la Biodiversité, il est en charge, avec Patrice COSTA, d’identifier et inviter les journalistes.


Les Entretiens de la biodiversité, en bref...
Dossier de pressedu 6 au 8 juin 2008 en Lorraine, à Metz, à Nancy et au Domaine de Lindre.
20 à 25 journalistes de premier plan (télévision, radio et presse) vont s’entretenir avec les meilleurs spécialistes français.
Le but ? Leur permettre de mieux construire l’information vers les citoyens.
>> Téléchargez le dossier de presse pour en savoir plus

Vous retrouverez les vidéos et comptes-rendus sur
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 00:00
En mai dernier, blog-territorial vous présentait Sarah et Christophe, ces deux aventuriers nancéens et citoyens du monde, qui partaient sillonner l'Asie pendant deux ans, sur les routes du développement durable. Petit retour arrière.


EchosDD, c'est le pari d'un jeune couple d'aventuriers forts sympathiques, qui ont voulu, à travers un périple à vélo de 27 mois en Asie, découvrir, comprendre et soutenir les enjeux du développement durable. Leur objectif : donner la voix, en France, aux personnes impliquées dans des projets actifs de protection de l’environnement, de défense des droits de l’homme, de commerce équitable, ou de micro-finance - dispositifs permettant d’offrir de très petits crédits à des familles pauvres pour les aider à conduire des activités productives ou génératrices de revenus.

Faire entendre en France les voix de l'Asie


Septembre 2007, Sarah et Christophe embarquaient à bord de leurs vélos suréquipés afin de parcourir les 48 000 kilomètres (34 000 kms à vélo et 14 000 kms en train) qui les séparaient de la France. Après le film de leurs préparatifs, voici celui de leur départ...



  Leur aventure vous intéresse ? Vous voulez en savoir plus sur leur périple ou lever le nez de votre guidon ? Suivez-les, pas à pas, sur leur blog. Après un mois passé sur l'accueillante Sri Lanka, ils sont de retour en Inde, avec son lot de foules compactes, de rues nauséabondes et d'harcèlement commercial, qui ne les enchantent guère. Lire la suite...

De retour en Inde...

  Les voix du développement durable se font enfin entendre ! Retrouvez les podcasts audio qu'ils ont enregistré depuis l'Asie, sur le site de notre partenaire : la web radio Europa 21. Ici, en écoute, le podcast de leur départ.



 Ailleurs, EchosDD interroge un gérant de camping sur les installations solaires qui sont légions dans cette partie de la Turquie, abondamment ensoleillée une grande partie de l’année... (à suivre aussi: le journal de Sarah).





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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 00:00

par Dominique Valck


Ce petit outil, basé sur une analyse sémiotique que nous avions publiée sur blog-territorial, va contribuer, non pas à juger, mais à caractériser ce qui est présenté comme du développement durable … ou pas !


Pas mal de travail pour mettre en ligne cet outil (libre et gratuit), dont l’idée première est de permettre d’identifier des bonnes pratiques. L’idéal sera bien entendu de nous transférer vos analyses pour en assurer une communication, et, pourquoi pas, la réalisation d’un catalogue régulier… Histoire de rappeler que c’est possible et que c’est un atout formidable pour nos territoires et les économies locales. Quel que soit le cœur de métier.

L'objectif de la démarche : caractériser et maîtriser la construction du sens


L’explication, en deux parties, est importante pour bien saisir l’objectif de la démarche : caractériser et maîtriser la construction du sens. Mais si cela vous parait un peu long, des fichiers audio vous accompagneront... avec la possibilité de couper le son !


 

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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 00:00
Par Dominique Valck

Comment observer valablement le développement durable, identifier une bonne pratique et contribuer à son déploiement à l’échelle des territoires ? C'est la question posée par le Programme d’Observation du Développement Durable (PODD) mis en place par 3D Territoires et blog-territorial. Deuxième volet.

<-- (Re)lire les deux premiers points de l'analyse

Marketing / Acte gratuit

Dominique VALCK, directeur de 3DT La troisième opposition matérialise le facteur profond du déclenchement et de la raison de l’engagement ; ainsi la récupération du concept de développement durable est monnaie courante.
Aujourd’hui, on peut distinguer deux courants qui caractérisent le développement durable. Dans le premier, les personnes morales et physiques revendiquent le concept "Moi je fais du DD" pour un retour sur investissement en terme d’image.
C’est l’utilisation publicitaire du développement durable. Revendiquer le développement durable devient alors un acte strictement marketing...

Prenons un exemple dans le volet social du développement durable : telle entreprise a fait un don à une œuvre caritative, et va le revendiquer sur son site Internet comme une mise en application du volet social du développement durable. Au-delà de l’effet d’annonce, nous sommes aux confins de la bonne conscience. D’autant plus ennuyeuse que critiquer l’action ferait de vous un fieffé salopard, un égoïste. Mais ce positionnement est en fait le plus toxique qui soit et il n’est pas un discours.

Le développement durable, un simple bon sens

Au contraire, de plus en plus d’entités appliquent le développement durable en tant qu’acte gratuit, qui n’apporte pas forcément de bénéfices financiers ou marketings directs, ou qui ne les recherchent pas nécessairement : telle entreprise pratique une politique de formation, de sensibilisation aux risques et à la sécurité pour les salariés, en essayant de faire continuellement baisser le taux des accidents et en préservant la santé et le bien-être des salariés et personnes présentes dans l’entreprise.

Certes, ce n’est pas spectaculaire, ni spécialement porteur en termes de communication mais cela va de soi : c’est un acte gratuit, ce qui permet au passage d’évoquer le développement durable comme un "simple" bon sens. Et les exemples peuvent foisonner : le choix des fournisseurs, la manière de ne pas externaliser "magiquement" certains coûts, une politique d’achat cohérente, un Plan de Déplacements d’Entreprise, etc.


  Cette troisième opposition matérialise un aspect bien désuet en apparence mais redoutable par la qualité de ses résultats : l’acte d’éthique. Et l’éthique, c’est l’esthétique de l’intérieur … Non ?


carbubio2.jpg

Continuité / Rupture

Enfin la quatrième et dernière opposition se rapporte à la notion de temporalité dans le développement durable.

Pour "changer le monde", on a deux solutions :

- Améliorer et modifier légèrement l’existant, comme réduire sa vitesse sur l’autoroute, afin de consommer moins de carburant. C’est un petit pas certes, mais plus semblable à un simple vernis pour cacher les défauts. Au regard des défis, cela reste une continuité.

- Ou bien changer de carburant et utiliser une matière totalement non polluante. Et cela implique une rupture avec la modalité d’action : il faut changer de moteur, trouver une autre matière première, la transformer, etc. Mieux encore (pire pour certains !), en revoyant la raison et le besoin du déplacement, du transport.

Ceci est particulièrement intéressant et permet de déconstruire l’argument rituel des "anti développement durable" : non ce n’est pas une régression, non ce n’est pas une remise en cause de notre niveau de vie. Nous sommes au cœur du défi où il n’est plus question de croissance quantitative, mais de croissance qualitative… Suave amalgame entre frugalité, recherche, développement et innovation (audace ?) qui profiteront en premier lieu aux entreprises et donc à l’emploi et aux territoires. Encore faut-il faut oser.

Un objet révolutionnaire : le cabas !

sacs.jpgAutre exemple : dans un supermarché, on remplace les sacs fins classiques distribués en très grande quantité par des sacs solides, à plus forte contenance, moins distribués car payants. Acte dit de développement durable : moins de sac = moins de pollution. On maintient une continuité temporelle dans l’acte du consommateur, pour ne pas risquer de le perdre. Or le supermarché peut proposer une solution en totale rupture : supprimer définitivement le sac, qui est la source de pollution et innover sur un autre matériau, ou une autre organisation qui sera cette fois réellement dite de développement durable, puisque la source de pollution sera supprimée. Elle rompt avec l’existant, elle innove. D’ailleurs il existe un objet totalement nouveau et révolutionnaire en réponse à cela : le cabas ! Les sacs dits jetables mais "gratuits" seront d'ailleurs bientôt totalement interdits.


  Ces quatre oppositions ont le simple mérite de caractériser des actions. Elles permettent ainsi de choisir un champ de valeurs à développer, une éthique et des façons de caractériser et mettre en œuvre les actions de développement durable. N’importe quoi n’est pas du DD au prétexte que cela fait bien ou qu’on en avait envie. La capacité de discernement n’est donc pas la moindre de nos valeurs à utiliser et cet "outil" devient grandement utile. La méthode du PODD caractérise mais ne juge pas.

Si la prise de conscience est individuelle, la solution est bien collective, pragmatique, en acte gratuit et en rupture :



Individuel        Idéologique      Marketing       Continuité
-------------                --------------          ----------------        -------------
 Collectif          Pragmatique     Acte gratuit      Rupture


Pour conclure, je voudrais juste rapporter une anecdote qui a fait suite à l’une des premières présentations de ce travail à un sociologue. Et en substance, il m’a dit : "c’est marrant comme proposition ; c’est quasiment comme ça que se résumerait la construction des sociétés humaines" ! Comme quoi...


Voir l'article précédent A suivre... 

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