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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 11:20

par  Luc Bernard 


Cérémonie des D&AD Awards, 3 juin 2010 ; l'agence Sapient reçoit le "Black Pencil" de la catégorie "Digital Advertising Campaigns" pour la campagne du "meilleur job du monde". Un énième trophée qui vient compléter une collection déjà bien remplie.

Des retombées presse exceptionnelles, une renommée mondiale, "The best job in the world" marque l'apparition d'un nouveau type de campagne de communication.

Un exemple bien compliqué à rééditer...

  

 

 
Janvier 2009, l'office du tourisme du Queensland en Australie souhaite développer l'image de son territoire. L'idée est à la fois originale et simple : publier une offre d’emploi intitulée "The best job in the world" à laquelle "tout le monde peut postuler", un salaire astronomique de 100 000 US dollars, un site web pour diffuser l’information avec à l’appui, un "gros levier" relation presse.
Les résultats ? Pour un budget d'un peu plus d'un million de dollars, on ne compte pas moins de 35 000 candidatures venant de 197 pays, plus de 8 millions de visites sur le site Internet et des retombées presse évaluées à  368 millions de dollars .


L'apparition de déclinaisons est inévitable

 

http://www.creads.org/blog/wp-content/uploads/2009/11/second-meilleur-job-monde.jpgIl est logique que le succès d'une telle opération - sans précédent  faut-il préciser - fasse des émules un peu partout. L'apparition de multiples déclinaisons est donc inévitable !

Dans ce genre de situation, deux options : le top et le flop !

Pour la première catégorie, "le 2e meilleur job du monde" de la société LetsBuylt est en tête d'affiche. Plus question ici de garder une île mais de faire du shopping dans 7 capitales mondiales de la mode. Le principe reste le même, un CDD de courte durée avec un salaire "plutôt" large, 10 000 euros et des conditions de travail exceptionnelles, autrement dit, une carte bancaire bien remplie et des hôtels de luxes.

Plus d'un million de pages vues sur le  site Internet, 280 000 visites en 6 semaines, le site de vente en ligne est satisfait de son opération. Un succès ? OK, mais très relatif comparé au Queensland.

 

"les meilleurs jobs" : du Top... mais aussi du Flop

 

Un certain nombre de sociétés et de collectivités souhaitent faire le buzz de leur côté. Le succès du Queensland a en quelque sorte créé un nouveau type de campagne : un salaire attirant, un contrat de courte durée, un job attrayant, un site Internet relayant les informations et un bon levier relation-presse. L'idée de l'agence Sapient en somme.

Quand le processus est bien assimilé, la campagne marche ! Quand ce n'est pas le cas, la campagne peut dériver.

 

 

 

 

 

Direction la Vendée et les Sables d'Olonne. L'office du tourisme veut faire savoir que la station vendéenne est une zone particulièrement ensoleillée en saison estivale. Pour atteindre ce but, on reprend le principe des "supers jobs" déjà vu ailleurs et on le met à sa sauce pour faire sa propre campagne de communication. Plus question donc de garder une île ou de faire du shopping, il faut ici "protéger les plagistes des excès de soleil" en leurs proposant de les tartiner de crème solaire ou en leur apportant de "précieux conseils". Question salaire, rien de bien nouveau, il est attirant: (surtout pour un jeune) 5 000 euros et le cadre de travail idyllique. Jusque là, pourquoi pas ?


Lhttp://clemmunicante.blog.ouestjob.com/public/.creamers2_m.jpgà où ça hic, c'est lorsque l'on s'intéresse au casting. Officiellement, ouvert à tous les jeunes, la page d'accueil du site Internet interpelle. Ce ne sont pas n'importe quels jeunes qui sont ici choisis comme modèles, ce sont bien "deux canons". Le site Ouest-France va même jusqu'à se poser la question de savoir si "un joli bronzage et quelques pectoraux ne seraient pas un plus" ne doit pas être ajouté à l'offre d'emploi. Marc Thébault s'interroge lui sur l'intérêt des "poitrines un peu faiblardes et des boudins" de se présenter au casting.


http://www.ot-lessablesdolonne.fr/espace/images/pages/2010_07_creamers.jpgPas de mauvaises langues, c'est sûrement un grand hasard de voir que les deux jeunes lauréats sont physiquement très agréables.  Espérons, qu'ils aient bien appris leur leçon pour leur permettre de donner les conseils demandés.

 

Dernier point noir de ce projet, la présence dans la Loire d'un autre "job le plus cool de l'été" à vocation cette fois beaucoup plus culturel. Deux "jobs de l'été" simultanés, ça fait un peu "tâche".

 

Les emplois de ce type se multiplient un peu partout : Gardien de pandas en Chine ou encore faire le tour du monde en 80 jours via des vols et hôtels premières classes. On en voit de toutes les couleurs.


http://meuble-bois-design.fr/wp-content/uploads/2010/06/degustation-perception-vin.jpg

L'idée la plus décalée nous vient probablement de la Californie. Les États-Uniens ont lancé un nouveau casting: devenir une sorte de  "buveurdevin 2.0". Le principe ? Déguster pour un salaire très agréable un certain nombre de vins durant  6 mois afin d'alimenter un blog sur la toile. Rappellons que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé !


 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1f/BarackObama2005portrait.jpgMalgré toutes ces campagnes, il semble qu'un homme soit déjà au top de tous les jobs mondiaux. Le Président des États-Unis, Barack Obama, a lui-même déclaré qu'il faisait le meilleur job du monde.

Au moins, ça, c'est clair !

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 10:49

par Romain Santiago

 

"Participation citoyenne", "démocratie participative", ces expressions font maintenant partie du vocabulaire courant des villes, départements et régions. Après les conseils de quartiers et les assemblées de jeunes citoyens, la nouvelle idée des collectivités est de proposer une section "Je participe" sur leur site internet. Vraie évolution ou coup de pub ?

 

Image 17


V illeurbanne, Cergy, Anglet, Grigny, quel point commun ont ces quatre villes ? C’est simple, elles ont lancé cette année une page internet ou un site spécialement dédié à la consultation des citoyens. Possibilité pour le citoyen de mieux participer aux décisions de sa collectivité ? Création d’un dialogue direct avec les élus ? On peut se le demander.
 


  Regroupement de l'ensemble des dispositifs existants


Image 18Souvent, les municipalités proposant des espaces internet dédiés à la participation citoyenne n’inventent pas de concepts innovants. Elles se contentent généralement de regrouper l’ensemble des dispositifs déjà existants. À Anglet, on vous propose un forum et une plateforme d’échange de services… en travaux ! Lorsque "Je participe" à la démocratie de Villeurbanne, je donne mon avis sur les concertations en cours, je m’informe sur les événements à venir dans mon quartier et… je contribue au fleurissement de ma ville ! Cergy et Grigny ont, quant à eux, fait le choix d'un site internet spécifique sur le thème de la démocratie. Au menu : forum, agenda, budget participatif et conseils de quartiers.


Malgré la bonne volonté de ces municipalités, il est difficile de dire qu’elles ont fait preuve d’une grande originalité. L'esprit enthousiaste suffira-il à ces villes pour être l'une des 10 présélectionnées dans la course au vainqueur du trophée 2010 de l’e-Démocratie ? Il faudra encore patienter avant de connaître la réponse.



Vendre sa démocratie de quartier : jesuisconseiller.fr de la ville de Rouen


Image 16

Autre moyen de promouvoir ses actions de démocratie de quartier, la municipalité de Rouen a lancé début 2010 le site jesuisconseiller.fr. Son objectif : promouvoir la fonction et les missions des conseillers de quartier. Ici, Rouen veut pousser le citoyen à participer au bon vivre de son voisinage et donc à aller plus loin que donner son avis. Pari réussi ?  

 

 


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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 10:03

Par Chéhérazade Daounicheherazade48x48


La grippe H1N1, inutile de la présenter, on la connaît assez, pour ne pas dire trop. Depuis août 2009, le gouvernement ainsi que la Ministre de la Santé, accordent leurs violons pour préparer la population à une épidémie dite féroce. En janvier 2010 on se pose encore quelques questions : la communication massive du gouvernement est-elle justifiée ? Au nom de quel principe tire-t-elle sa légitimité ?

imagesDepuis le 5 janvier 2010, on compte 1080 centres de vaccination ouverts dans la France entière, dont 163 en Ile de France (centres pédiatriques inclus). Selon le Ministère de l'Intérieur on compterait plus de 5 millions de personnes vaccinées à ce jour. Le constat reste néanmoins plutôt négatif puisque la commande du vaccin contre la grippe A est jugée aujourd'hui excessive : 94 millions de doses achetées, à près d'un milliard d'euros. Si cette commande est jugée démesurée, le gouvernement a décidé d'envoyer aux pays en développement 10% des doses, de quoi faire plus de place dans les locaux, ou montrer au grand jour l'élan de générosité soudain chez la classe politique ?! Il est tout de même bon de savoir qu'il se pose un problème d'information. Les communicants ne sont pas bien informés, il est alors difficile de communiquer avec efficacité. A la base, il était prévu deux doses de vaccin pour que la population soit protégée de façon optimale, il s'est avéré qu'une dose était suffisante selon l'Agence Européenne du médicament...

En direct sur RTL, la Ministre de la Santé s'explique sur le sujet :



Roselyne Bachelot, invitée de RTL (05/01/10)
envoyé par rtl-fr. - L'actualité du moment en vidéo.


En tout état de cause, nous sommes dans une ère nouvelle où la gestion de la crise sanitaire a changé. On se rappelle encore de la canicule de 2003 qui avait causé des dommages collatéraux importants et qui avait mis en danger non seulement l'image des responsables politiques, mais plus précisément les départements qui sont en charge de coordonner les actions sociales et sanitaires menées sur les territoires (loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales et qui a renforcé considérablement le rôle du département). Après les mauvaises expériences de la canicule, l'affaire du sang contaminé ou encore de l'amiante, le sentiment de peur se fait ressentir et déteint sur la stratégie de communication.

illustr2grippCe trouble du comportement post traumatique s'est calqué sur un désir d'hyper communiquer sur un peu tout et rien, sans réels enjeux ni certitudes. On a alors droit à une tornade de conférences de presse, de communiqués de presse mais aussi d'effets d'annonce provenant du gouvernement, venant noircir le tableau et faire peur. Des arguments des plus pratiquo-pratiques sont mis en avant, et l'enjeu premier de cette campagne, reste la pédagogie, seulement la pédagogie. Elle est bien évidemment un élément fondamental pour tenter de minimiser la propagation d'un virus, mais un tel enjeu ne devrait se concentrer sur un seul axe, mais sur plusieurs axes complémentaires.

Alors que devons nous penser ? Si la communication est massive, est-ce inapproprié ? Et si l'argument ultime et légitime était de justifier cette masse d'informations comme étant le vecteur propice à rassurer la population ? Notons l'arrivée d'une probabilité qui s'est immiscée dans le calcul : communication n'est plus égale à impact ou est égale à impact réduit, puisque la population ainsi que beaucoup de médecins, associations et même des politiques, sont devenus suite à cette mobilisation, des contestataires actifs ! C'est malheureusement la réalité, qui plus est, le pire scénario catastrophe pour une campagne en situation de crise sanitaire.

grippe-a-vaccins.jpgPlus précisément, on constate une distorsion de la communication, un certain déséquilibre qui a été la faille la plus considérable. Au moment même où le gouvernement rassure la population sur le virus et sur la vaccination, coup de théâtre : de nombreux médecins tournent le dos au gouvernement et ne soutiennent plus les arguments avancés par ce dernier. Le scepticisme s'installe, et ceux qui avaient pourtant une place stratégique et importante en tant qu'intermédiaire entre la population et le gouvernement, sont en réalité devenus des portes paroles contre la vaccination, contre le projet gouvernemental. Il aurait fallu dès le départ, choisir un porte parole assurant un discours clair et informé, sans pour autant porter des discours minimisant les risques. Ce scepticisme est donc alimenté par un doute persistant sur les questions médicales soulevées par de nombreux chercheurs.

soldesAinsi,  de nombreuses personnalités politiques, notamment plus récemment la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin, déclare haut et fort que c'est au nom du principe de précaution que les commandes ont été excessives. Ce principe a été inscrit dans la Constitution Française depuis le 1er mars 2005 et consiste brièvement à anticiper un risque, en prenant les mesures nécessaires pour l'éviter. C'est à l'appui de celui-ci, que les politiques et les communicants justifient cette campagne dite démesurée. Notons tout de même que l'épidémie est officiellement terminée depuis le 13 janvier. Certains médecins sont sur des pistes de réflexions très énigmatiques, certains penseraient même qu'il s'agit d'un test grandeur nature pour parer aux probables attaques biologiques...


Eric Delvaux, reçoit dans le 7/10 de France Inter, Roselyne Bachelot :


Roselyne Bachelot Ministre de la Santé et des Sports
envoyé par franceinter. - L'info video en direct.

Notons aussi que la Ministre de la Santé a reçu le Grand Prix du communicant public de l'année. Ce prix est décerné pour la cinquième fois par le magazine Acteurs publics, qui récompense chaque année les actions menées qui n'ont pas été très "médiatisées". Le jury de l'année 2009 a été sous la présidence de Pierre-Marie Vidal, Directeur de la rédaction du magazine et est composé de lauréats de l'année précédente tels que Martin Hirtsch, Haut Commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse ou encore Robert Ménard,  Président d'honneur de Reporters sans Frontières International.

Un bilan : en guise de résultat, la crédibilité et la légitimité des pouvoirs publics en matières d'intervention lors du dispositif global de la grippe H1N1, ont été remis en question. On constate un dispositif de prévention mal établit. Avec le recul, il est plus juste de penser que cela se passe de la sorte et non comme les expériences antécédentes ratées. En dernier lieu, on peut penser qu'une population en overdose de communication, c'est toujours mieux qu'une population laissée à l'abandon, non?
                                                                                                                           
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 15:25
par Dominique Paulin

Mardi 15 décembre, direction le Cabaret Sauvage, lieu de l'évènement de l'année (en dehors de Cap'Com, bien sûr) pour tous les communicants des collectivités territoriales de France et de Navarre (et même des Dom-Tom) : la remise des Labels 2010 Villes Internet.


202_panneau_5-_2010.jpgAprès avoir serré quelques mains de confrères et d'élus connus ou reconnus, je pars à la découverte des innovations qui devraient faire de nous de meilleurs communicants territoriaux, en piquant les idées de ceux qui les ont eues avant nous. Plus sérieusement, quelques ateliers ont retenu mon attention : les Isérois de Saint-Martin d'Hères pour le Concours “Créativité et TIC” 2010 et ceux d'Echirolles pour "Démarches à chaque événement de vie, Echirolles poursuit ses efforts pour offrir un Internet", puisque nous sommes voisins. L'atelier "Services publics mobiles" de Notre Dame de Gravenchon m'a énormément interressé car c'est un des projets du service com de Fontaine et je voulais savoir comment ils procédaient.

091215 VILLES INTERNET2009 008 BDEF

Autre atelier important pour moi, celui d'AgoraWebTv, la télé citoyenne, que la commune de Saint-Laurent-Blangy a mis en place en partenariat avec l’AAS (Association d’Animations Scientifiques). Fontaine possédant une télé locale et un projet de WebTv étant dans les cartons, je désirais connaître les motivations et le cheminement qui va de l'idée à la concrétisation du projet, puis au fonctionnement de celui-ci.

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La table ronde
Source : villes Internet

Après 3 heures environ (contre plus de 6 l'an passé), il était temps de passer à la table ronde, menée par Florence Durand-Tornare, la grande prêtresse de l'association Villes Internet (ceci dit sans aucune moquerie, je loue au contraire sa persévérance d'année en année). Etaient présents pour débattre du sujet "Lien social, solidarité, interactivité, les villes créatrices d'usage", Bernard Benhamou, délégué aux usages de l'Internet, Bruno Bourg-Broc, président de l'association des maires des villes moyennes, Vanik Berbérian, président de l'association des maires ruraux, Gildas Laeron, conseiller municipal aux NTIC de Grenoble, et Emmanuel Eveno, président de l'association Villes Internet. Trois quarts d'heure de discussion où tout le monde ressasse des lieux communs, explique ce que l'assistance sait déjà. Je vous renvoie à la vidéo  afin que vous vous fassiez votre propre opinion.

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Enfin, la remise des labels. Je me suis rendu compte que certaines régions, la Bretagne, le Nord-Pas de Calais, par exemple, ont beaucoup de villes affiliées à l'association. Vint le moment des remises de 4 et 5 arobases aux collectivités décrites par Emmanuel Eveno comme représentant le dessus du panier en matière de site Internet. A l'annonce du nom de ma commune, je monte discrètement sur la scène pour recevoir des mains de Mr Benhamou le tableau 4@ 2010.

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Les Lauréats 4 et 5 @ des Labels 2010 Villes Internet
Source : villes Internet

Au final, je ne regrette bien sûr pas d'être venu, j'ai vu des choses intéressantes, rencontré, revu des collègues ou élus qu'on ne revoit que là. La formule de cette journée a déjà été améliorée par rapport à l'an passé, cela dure moins longtemps, cela permet donc aux collectivités éloignées de Paris de venir sans se lever à l'aube. Il faudrait maintenant que la table ronde soit carrément supprimée car elle ne sert pas à grand chose, au profit peut-être de la présentation par des élus de leurs innovations, ou alors qu'elle soit remplacée par un débat, un vrai débat, dans lequel le public pourrait intervenir, comme cela se fait au Cap'Com.

Autre modification souhaitable, le changement de lieu serait à mon avis une bonne chose, tout ne se fait pas à Paris et même si j'adore cette ville, décentraliser cette remise des labels serait un élément qui contribuerait à la faire grandir.

Rendez-vous l'an prochain pour la remise des labels 2011.
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 17:56
par Luc Bernard

Créé en 2004, Facebook dépasse aujourd'hui les 350 millions d'utilisateurs. Plus de 11 millions de français y sont inscrits! Dépassé par ce succès fou, la plate-forme en devient difficilement contrôlable et les dérives s'y intensifient. Ces dernières, plus ou moins cocasses, montrent de manière publique une utilisation de la plate-forme très différente de celle prévue à l'origine. D'une part, ce réseau social offre une véritable caisse de résonnance aux jugements de valeur et insultes avec parfois l'apparition de groupes extrémistes. D'autre part, Facebook mélange sphère professionnelle et vie privée parfois aux dépens des utilisateurs de la plate-forme.



Rapide et efficace pour développer son environnement social, Facebook semble aussi l'être pour diffuser toutes sortes d'informations parfois très comiques. Théoriquement interdit pas les articles 3.7 et 3.10 des conditions Facebook, nul ne semble prêter attention à la nature de certains groupes. Parmi ceux-ci, citons par exemple ceux à consonance homophobe. Avec l'assurance d'être publié sur un réseau composé de plus de 300 millions d'utilisateurs, pourquoi se priver? Nicolas Canut, lycéen qui cherche à faire bannir ces groupes homophobes de la plateforme tente de sensibiliser les internautes sur ces dérives.




Autrement, si vous êtes plus extrémiste qu' homophobe, ce n'est pas un problème. Facebook n'est qu'une image de la société, il existe donc déjà des groupes pour cela. Le président de la république, Nicolas Sarkozy, est fortement caricaturé voire dénigré, notamment avec plusieurs demandes de mise à mort par guillotine. L'intéressé appréciera sans doute ! Si l'on suit l'actualité de Facebook, tout cela paraît bien normal !




Autre illustration cette fois risible des dérives de Facebook: "l'affaire Kevin Colvin". Il s'est vu "offrir" un billet direct pour pointer au pôle emploi car il a vraisemblablement oublié que son patron se trouvait dans ses contacts. Ce dernier n'a pas apprécié d'apercevoir le profil "Super Soirée" de Kevin, alors que celui-ci était sensé être en "urgence familiale".


Big Brother is watching you !


Le statut n'est pas le seul danger sur Facebook. Les entreprises se font également un malin plaisir d'épier les photos Facebook de leurs employés afin de découvrir leurs éventuels faux pas. "Big Brother is watching you" ! Dans la veine du re-make du roman "1984", pointant du doigt la menace d'une société totalitaire contrôlant les moindres faits et gestes des citoyens, il est fort imprudent de poster des photos sur ses vacances aux sports d'hiver alors que le dit employé de la société est officiellement en "arrêt maladie" pour dépression. Amusant mais bien réel comme en témoigne Flavien Neuvy sur Paperblog.

 


La méfiance est par conséquent de rigueur concernant cette plate-forme, car les compagnies d'assurances y vont aussi de leur ingérance dans la sphère privée de leurs adhérents. En créant des profils sous des noms lambda, les assureurs vont eux aussi exploiter le réseau pour espionner leurs assurés. Mieux vaut donc éviter de publier des photos en compagnie de son conjoint lorsqu'on demande des allocations à son assureur parce qu'on élève des enfants seuls, comme nous le rèvele le Figaro du 25 novembre 2009.

Malgré ces dérives, il est quand même remarquable de constater la manière dont Facebook a explosé en cinq ans. Mais ce qui étonne, c'est le manque de réactivité des fondateurs en ce qui concerne les débordements. Car lorsque l'on sait qu'ils ont réussi à faire passer leur "petit réseau scolaire" en un véritable "réseau des réseaux", leur réaction face aux problèmes fait contraste. Devant ce "boom" médiatique, les fondateurs se doivent donc de prendre leurs responsabilités. D'autant plus que le rythme de développement de la plateforme ne fait que s'intensifier, à l'heure où celle-ci est en passe de devenir les nouvelles "pages jaunes du Web 2.0".
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 15:27
 Par Christophe Baudouin


Lundi 2 novembre, le Ministère de l’Immigration, de l’Intégration  et de l’Identité nationale lançait le site www.debatidentitenationale.fr. L’objectif : appeler les concitoyens et les étrangers à livrer leurs témoignages pendant 3 mois sur une question litigieuse version Eric Besson : "Pour vous qu'est-ce qu'être Français ?". Remise des copies le 4 février 2010. Une synthèse des contributions livrées par les internautes sera présentée par le Ministre Eric Besson à l'occasion d'un colloque.


Thème cher à Nicolas Sarkozy, deux ans et demi après son discours sur la « fierté d’être français », le débat sur l’identité nationale s’invite à nouveau sur le devant scène médiatique. A l’approche des élections régionales, l’opération ressemble fort à une stratégie de communication dans le but de capter l’électorat du FN, alors que l’Élysée table sur une remontée de l’extrême droite. Alors rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous. C’est bien un parfum de campagne présidentielle qui plane au moment où le Chef de l’Etat reprend une de ses promesses de 2007 : valoriser la « fierté d’être français ». Cependant, l'opposition n'est pas en reste. Ségolène Royal, prenant le contre-pied du PS, se targue d'avoir "été d'ailleurs la première à poser la question de la nation et de l'identité nationale".

 Le fait de poser la question dans l’espace public a le mérite de nous interroger sur une culture nationale, qui est par définition, plurielle et mouvante. Cependant, à quelques mois des scrutins de mars 2010, cette opération est criante de calculs politiques. Dans le camp de la majorité, certaines voix dissonantes se sont faites entendre dans cette direction. Ainsi, le président du Sénat, Gérard Larcher, ironisait à propos de l’identité nationale : « C'est Marianne qui fait sa psychanalyse ».  Martin Hirsch donnait quant à lui une fin de non recevoir en expliquant que « la France n’a pas de problème d’identité ».


Identité nationale : c'est Marianne qui fait sa psychanalyse  

C’est à se demander si l’UMP n’a pas désormais le monopole du « grand débat sur l’identité nationale » tant l’utilisation de cette vieille recette électoraliste semble récurrente. Certes, la manœuvre politicienne est bien connue. Jean-Marie Le Pen est coutumier du fait, lui qui a manipulé à des fins électorales sur des accents populistes la question de l’identité nationale. Y aurait-il quelque chose de pourri dans le royaume de France ? « Pour vous qu’est-ce qu’être Français ? » signifie qu’il n’y a pas de demi-mesure dans cette équation politique : d’un côté les bons patriotes et de l’autre les marginaux.


Cet élan qui se veut humaniste et républicain de la part d'un ministère de l'Immigration prêt à sourire lorsqu'au même moment le gouvernement affrète des charters pour expulser des Afghans demandeurs d'asile politique. Alors faisons un rêve : Qu'est-ce qu'être Français ? Défendre le concept d'une nation de résistance et apprendre sur le bout des doigts la lettre de Guy Môquet plutôt que le roman de "La Princesse de Clèves" ? Afficher sa réussite sociale et porter bravement une Rolex à son poignet ?


La "culture, la civilisation, c'est le métissage" clamait Aimé Césaire. Quitte à choisir, dans la veine d'une identité qui se conjugue au pluriel l'insoumis Serge Gainsbourg est plus inspirant que le bling-bling Élyséen. L'homme à la tête de chou réinterprétant La Marseillaise à l'image d'un acte de résistance d'une France métissée qui se trémousse sur le son reggae...décidément aux antipodes de ce "marketing politique" orchestré par le gouvernement.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:44

Par Luc Mandret


Destination Cholet, la campagne de communication lancée par la ville de Cholet, je n'en aurais certainement jamais entendu parler si je n'avais pas reçu un mail m'en informant. D'une part car j'étais en vacances, d'autre part car Cholet ne m'intéresse pas. On m'a donc envoyé un mail, j'imagine à cause de mon blog. Je vais donc en parler.





Mauvaise. Tout d'abord un bug dans l'objet du mail : "La ville de Cholet lance une campagne d'image et de notori". Trop long et donc tronqué. Pas professionnel donc pas sérieux. Un expéditeur inconnu à prime abord : le mail provient d'une boîte relationspubliques@ville-cholet.fr, c'est dommage j'aime bien savoir qui m'écrit. D'autant que dans la signature du mail j'ai une certaine "Aurélie L. - Direction de la Communication - Ville de Cholet" mais en contact j'ai ceci : "Contact presse : Véronique B". Pas clair, confusant.

Destination Cholet :
la prise
de contact

Autre agacement, un simple "Bonjour" comme accroche puis directement le texte du corps du mail qui n'est autre que le copier-coller du chapeau du dossier de presse reçu en pièce-jointe. Par ailleurs, aucune salutation en fin de mail. Rien. Juste la signature automatique. Personnalisation zéro, je déteste. Aucun effort, je ne suis qu'une vulgaire adresse email à laquelle la ville de Cholet a fait parvenir un dossier de presse.


Un dossier de presse. Et pourtant je ne suis pas de la presse. Et sept pages. Pas envie de lire, trop long, pas assez incisif, trop corporate, trop orienté journalistes. Même pas de lien direct rapide vers le site en question. Destination Cholet n'est pas vraiment destiné pour les blogueurs quand ils s'essayent à communiquer avec eux.


Destination Cholet : la campagne

La campagne de communication donc se trouve sur http://www.destinationcholet.fr/. Pour faire parler de ce nouveau site, trois vidéos virales que vous pouvez voir sur le site. Plutôt efficaces, elles montrent une arrivée d'OVNI sur la ville de Cholet, filmées sous la forme amateure. Plutôt réussie en terme d'intrigue et de viralité, la façon dont cela est présenté dans le dossier de presse prête cependant au sourire : "3 courts métrages représentant le crash d'un OVNI sur Youtube et Dailymotion ont fait buzzer plus de 30 000 internautes en l'espace de 8 jours".



  La révélation désormais faite, Destination Cholet met en scène une famille : Syd l'ado, Léona la petite fille, Gala la mère et Polon le père. On passera outre le schéma familial bien classique pour ce qui se veut être une "communication volontairement décalée". Cette famille s'est vue confiée une mission : "C'est à un superhéros – Polon – que l'armée des rebelles a confié cette périlleuse tâche, afin d'assurer l'avenir des jeunes générations de la planète Gluon, sous l'emprise d'un tyran malfaisant et pestilentiel. Dans sa quête, Polon est aidé par les siens : son épouse, la très active Gala, et leurs enfants, le juvénile Syd et la brillante Leona." etc etc.

  L'on peut se demander le public auquel est destiné cette communication, mais il semblerait que cela s'adresse aux moins de 15 ans à en croire le scénario ... Et les visuels de la campagne semblent vouloir le confirmer.




Destination Cholet : les conclusions

Dommage. Passons la prise de contact catastrophique, l'idée était bonne : changer la communication politique d'une ville n'est pas une chose aisée, et j'imagine la complexité pour les initiateurs du projet à le vendre auprès du conseil municipal et de Gilles Bourdouleix, le Maire de Cholet.



Dommage car les vidéos de "buzz" étaient vraiment intéressantes mais le suivi pas à la hauteur. En se rendant sur le site dédié, on ne comprend pas l'objectif de cette communication. Le contenu de Destination Cholet est totalement submergé par les visuels trop enfantins (et très 90's) et les histoires abracadabrantesques nuisent à la diffusion des messages.
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 16:52

par Stéphane Favereaux


Nouveau journalisme ou poil à gratter de la vie politique locale : deux options entre lesquelles oscille le site du Furet qui officie depuis quelques mois dans la ville et la région de Tours. L’animal blogueur – formé d’un ensemble d'observateurs de la vie politique tourangelle et nationale peu enclin au « politiquement correct » - scrute d’un œil aguerri la vie politique sans se laisser mettre en cage.


Animal fouineur et irrévérencieux, rien ni personne n’échappe au Furet: municipalité, hommes politiques de tous bords, personnages publics sont les victimes du furetage de la bestiole qui cherche avant tout à faire sortir du terrier des journaux classiques les informations politiques.
Cet éclectisme dans le choix des victimes découle d’une volonté déclarée d’apolitisme : cogner sur tout le monde permet de ne cogner sur personne en particulier.  
Le choix est donc pris d’afficher une neutralité inversée qui n’a pas la prétention de parvenir à une neutralité absolue dans la présentation des sujets (inatteignable mais toujours revendiquée par le journalisme classique) mais cherche bien plus à écorcher sans distinction de bords hommes publics et institutions pour révéler la vérité.




La raison d’être de ce furet parfois mal intentionné est donc d’avoir l’esprit libre. Considérant que toutes les vérités peuvent parfois être bonnes à dire quand elles ont cessé d’être vraies, le furet les livre aux internautes pendant qu’elles sont d’actualité avec une réactivité qui ferait rêver tous les journalistes politiques. La bestiole, de plus en « [assume] les risques ! »
Ce parti pris éditorial du Furet fonctionne : chaque article publié par le blog est repris sur Facebook, Twitter et fait son petit bonhomme de buzz dans le Landerneau tourangeau.

Informer, révéler, mettre à jour les arrangements, les secrets de couloirs et les tractions diverses mais toujours dans la bonne humeur (la sienne pas celle de ses victimes) et le divertissement, voilà l’ambition du Furet. Il nous livre sa vision des choses :

S.F. : Si l'on considère les campagnes politiques des quelques dernières années, penses-vous que le furet est inscrit dans une démocratie 2.O ? avec quels dangers ? quels avantages ?

Le Furet : Le furet ne croit pas que la démocratie soit devenue plus participative, si c’est bien le sens donné au terme “démocratie 2.0”. Il est vrai que depuis plusieurs années, le discours politique s’est considérablement banalisé et que de nouveaux acteurs, notamment associatifs, s’en sont emparés. Mais la grande majorité des citoyens et même des militants de partis sont interdits de parole.
Depuis la naissance du web, les éditeurs de sites d’information alternatifs et les blogueurs ont élargi encore cet espace. Le risque ?  Une cacophonie qui favorise l’émergence de communautés d’intérêts ou d’opinions. L’avantage ? La révélation d’autres sensibilités, qui enrichiront le débat et fertiliseront les projets politiques.
Mais tout cela est bien ambitieux. Le furet n’est qu’un petit animal facétieux, éloigné de cette logorrhée pompeuse. Veuillez lui pardonner, il s’égare.

S .F. : Le furet semble se jouer de tout le monde dans le landerneau politique locale, quel est son rôle ?

Le Furet : Le furet a tout de même des têtes de turcs ! Il cherche d’abord à s’amuser de leurs travers et de leurs faiblesses. Et s’il peut informer utilement, tant mieux.
 
S.F. : les sites web des mairies, les pages Facebook des députes, la présence sur twitter, cette révolution numérique est-elle nécessaire et / ou utile politiquement  ?

Le Furet : La confiscation de l’information locale par la presse institutionnelle (mairies, conseils généraux, régionaux...) et sa déclinaison web ne serait pas une mauvaise chose si le journalisme d’opinion n’était un genre en voie de disparition. Mais ligotés par leur problèmes économiques et leur soumission à la publicité octroyée par les collectivités locales, les médias traditionnels privilégient le journalisme révérencieux et bienveillant. Modestement, le furet tente de planter ses canines dans cette belle entente cordiale.
Facebook et Twitter sont des gadgets marketing dont les politiques jouent comme ils jouent de tout ce qui brille. Le furet croit que le vrai talent politique, c’est uniquement la capacité d’un homme ou d’une femme à convaincre et à rassembler. Et si Facebook et Twitter peuvent l’aider, les réseaux sociaux ne transformeront jamais un tocard en pur-sang.

S.F. : Le Furet a-t-il une réelle influence locale ? pose-t-il problème ?

Le Furet : Il a peut-être une influence... Laissons passer un peu de temps pour l’apprécier. Mais ce n’est pas son objectif premier.
Le furet doit certainement poser des problèmes à ses victimes. Et réjouir ceux qu’il épargne... pour le moment.

S.F. : Peut-on faire taire un furet ?

Le Furet : Dans une démocratie éclairée ? Dans la patrie de Voltaire ? Que Dieu, le GADLU ou l’Etre Suprême nous en préservent !

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 11:00
Par Jeanne Bonnemay

Campagne de communication pour défendre l’intérêt du département ou propagande contre le gouvernement ? Tel semble bien être le débat autour de l’initiative inédite et controversée d’un élu du Conseil général de la Seine-et-Marne.


Début février, Vincent Eblé, conseiller général du 77 a lancé une campagne contre l’État. Ce dernier est accusé de ne pas avoir versé les 75 millions d’euros dus au département au titre de la compensation de transfert de nouvelles compétences. Cette compensation est, en vertu de l’article L.1614-1 du Code général des collectivités territoriales, une obligation légale.

La communauté des bloggeurs, essentiellement de Seine et Marne, s’en donne depuis à cœur joie pour commenter cette initiative surprenante.

Certains, venant en soutien, encouragent les internautes à signer la pétition en ligne. D’autres accusent Vincent Eblé de mentir pour cacher son incapacité à boucler son budget 2009, de gaspiller l’argent du département par ce genre d’initiative et d’accroître d’autant plus sa mauvaise gestion des finances. Cette controverse très politisée réactive le clivage droite/gauche, présent également dans la communauté des bloggeurs. Mais au-delà de la polémique et des intérêts politiques, c’est le sens même donné à cette campagne d’un genre nouveau que nous nous proposons de questionner.

Certains bloggeurs estiment que cette campagne démontre le sens aigu de la communication de Vincent Eblé. Elle participerait de la défense du département et de ses habitants. L’émulation que cette initiative pourrait créer dans les autres départements est également soulignée. Les bloggeurs positionnés « de l’autre coté » estiment quant à eux qu’il s’agit d’une campagne de propagande destinée à décrédibiliser un gouvernement décrit comme incapable de tenir ses engagements auprès de ses propres collectivités territoriales.

Communication saine ou campagne de dénigrement ? Une chose est sûre, malgré son audace, cette campagne n’a pas créé le buzz qu’elle attendait. La petite communauté des bloggeurs Seine-et-Marnais est bien la seule à en faire une pomme de discorde.

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 14:20
par Dominique Paulin

Depuis quelques semaines, voire quelques mois, les blogs subissent une transformation, une mutation devrais-je dire. En effet, depuis les débuts de la blogosphère mondiale (2002 environ), ils présentaient tous la même organisation à quelques variantes près : une page d'accueil recensant les derniers articles, avec une ou deux sidebars entourant ou non cette page, dans lesquelles on retrouvait toutes sortes d'informations plus ou moins utiles. Ce type se retrouve sur tous les blogs de type Skyblog, MySpace, mais également sur les plateformes de type Dotclear,Wordpress, Typepad, Overblog, etc...

Bref, c'était, si on peut dire, le standard graphique du blog.

Et puis, c'est comme pour tout, des petits malins ont dû très certainement en avoir assez de voir reproduire ce schéma partout et ont planché sur une nouvelle organisation. Et de ces esprits inventifs sont nés les thèmes magazines.

Qu'est-ce qu'un thème magazine? Comme son nom l'indique, c'est un thème qui permet au blog de se découvrir et de se lire comme un journal. Une page d'accueil, qui regroupe non pas tous les derniers articles, mais les dernières publications par rubriques (ou catégories), avec une, deux ou trois sidebars et même carrément sans sidebar, des emplacements prédéfinis pour placer les publicités (Google Adsense le plus souvent, mais on peut y placer les pub Blogbang).

Le thème magazine, c'est l'essence même du blog

Et ce qui est génial, à mon avis, c’est qu’on arrive là à l’essence même du blog. C’est en effet un journal personnel que l’on met en ligne, et dont le nom vient de la contraction du mot web log, qui se traduit par journal en ligne.

L’endroit où l’on trouve le plus de thèmes Magazine est la plateforme Wordpress. Avec des millions d'utilisateurs, des centaines de développeurs, c’est le n°1 incontesté des plateformes de blogs, surtout depuis que la version française est complètement traduite. Vous aurez le choix, que ce soit sur le site lui-même, ou sur les divers blogs d’utilisateurs de Wordpress, entre plus d'une centaine de thèmes magazines, plus ou moins élaborés, techniquement ou graphiquement.

Wordpress est le numéro 1 incontesté des plateformes de blog

Dotclear, la plateforme française de blogs, a du mal à sauter le pas. Pour l'instant seuls deux thèmes sont mis à la disposition des blogueurs, dont un qui est une adaptation d'un thème Wordpress.

Pour mon blog citoyen, Mon Saint-Egrève, je suis passé de Dotclear à Wordpress car j'y ai trouvé ce que je cherchais. J'ai essayé pendant des mois d'adapter un thème Dotclear en le transformant en magazine, mais mon ami Weetabix et moi n'étions jamais contents du résultat. Finalement, je suis passé sur le site de Wordpress, malgré un a priori négatif qui datait de 2 ans quand j'avais voulu modifier le thème du blog de beau-papa. Et j'y a trouvé mon bonheur : une version complètement française (la 2.6), des thèmes magazines à foison, des explications techniques comme s'il en pleuvait (et même certains tutoriels vidéos).

Ah, oui, il faut quand même que je vous dise une petite chose : ce ne sont pas des thèmes à mettre entre toutes les mains. Il faut avoir des notions de php, de css, posséder un logiciel comme DreamWeaver ou autre du même genre, avoir accès au serveur du blog chez le fournisseur d'accès ou le prestataire pour uploader les fichiers et les mettre à jour. Ces thèmes sont un peu plus compliqués à configurer que ce que l'on avait l'habitude de voir.

Au final, le résultat est assez bluffant. Cela donne un visuel beaucoup plus professionnel, car comme pour un journal, on a de suite une vue d'ensemble des informations à lire. Bien sûr, pour que la magie opère à chaque fois, il faut que le blog soit mis à jour très régulièrement et très souvent. Pour nous, avec un billet par jour (sauf le dimanche, sunday closed) cela va très bien.

Si vous avez un blog sur lequel vous n'écrivez qu'une fois par mois ou tous les quinze jours, cela produira l'effet inverse, les lecteurs verront de suite que votre blog stagne.

Les blogs de collectivités gagneraient en positionnement à passer sur Wordpress, cela permettrait peut-être aussi à certains élus de ne plus affirmer que le blog est un jouet avec lequel le webmaster de la mairie fait mumuse.



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Attention, le blog a déménagé!

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