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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 11:28

Des milliers de votes, un résultat inattendu ; la sélection des quatre collectivités finalistes vous a passionné et a réservé son lot de surprises… Qui peut encore espérer obtenir le trophée e-Démocratie 2010 ? Voici la réponse.

 

World-e.gov-BAT Horizontal

 

Une forte mobilisation. Blog-territorial, une nouvelle fois partenaire du trophée français de l’e-Démocratie, est heureux de participer à cette aventure et d’avoir pu vous faire découvrir ces 10 projets très différents et qui feront à coup sûr des émules. Nous tenons également à remercier l’ensemble des institutions et associations sélectionnées car toutes ont joué le jeu en acceptant de nous accorder une interview. Malgré tout, certaines ont su mieux mobiliser leurs troupes et ont, notamment grâce à cela, gagné leur place en finale…


Les résultats. Largement en tête avec près d’un tiers des votes, le Médiateur de la République (1er) et l’association Concert-Urbain (2e) ont su profiter de leurs outils habituels puisque le premier a multiplié les appels aux votes via Twitter alors que le second s’est appuyé sur un mailing assidu auprès de ses adhérents. Derrière, plusieurs organismes pouvaient prétendre gagner une place en finale mais ce sont finalement le Sénat (3e) et la  région Picardie (4e) qui complètent le quatuor vainqueur. Dommage notamment pour la ville de Rennes et  Rennes Métropole (5e) dont la présence en finale s’est jouée à peu de choses. Voici les résultats complets :

 

resultats_edemocratie

 

Et maintenant ? Les quatre finalistes sont invités à participer au  World eGov Forum qui se tiendra du 13 au 15 octobre prochain à Issy-les-Moulineaux et Paris. Organisée par le magazine Acteurs Publics, la manifestation réunit les principaux acteurs de la web-communication politique et publique. Chacun des sélectionnés du public seront auditionnés à l’Hôtel de Ville d’Issy-les-Moulineaux le 14 octobre devant un jury qui remettra le trophée au vainqueur après délibération. Un événement à suivre sur blog-territorial

 

mediateur

concerturbain

senat

picardie

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 11:26

Attention, la procédure de votes du public arrive à son terme ! Il est donc temps de faire votre choix. Mais avant, découvrez Picardie en ligne, le programme de la région Picardie…

LogoRegionPicardie

 

Le programme. 4,5 millions d’euros sur 3 ans, la région Picardie croit vigoureusement en sa politique de promotion d’accès à Internet Picardie en Ligne. Le dispositif initié, animé et cofinancé par la Région est pris en charge par un chef de projets et une chargée de mission. Malgré tout, il vit surtout grâce aux 100 animateurs qui gèrent plus de 150 espaces publics numériques répartis sur le territoire. Ces animateurs sont employés par les communes, intercommunalités et associations locales.

Picardie en LigneLa plateforme Web. Finalisé en 2009, le site internet picardie-en-ligne.fr accueille environ 100 000 utilisateurs chaque année. Plusieurs centaines d’espaces ont été créés à ce jour, mais ils ne représentent qu’une infime partie de ce qu’est Picardie en Ligne, à savoir un réseau de lieux où on peut venir s’initier gratuitement à toutes les pratiques numériques (vidéo et photo numérique, musique assistée par ordinateur, logiciels libres etc.). Celui-ci vise l’ensemble des Picards mais il est intéressant d’observer qu’un utilisateur sur deux a aujourd’hui plus de 60 ans.

Le président de la Région Picardie, Claude Gewerc, a souhaité apporter son éclairage à blog-territorial et nous parler de son utilisation du Web.

Claude Gewercblog-territorial (BT).  Picardie en Ligne est une vraie volonté politique de la région. Quels intérêts trouvez-vous au développement de ce programme ? Quelles évolutions futures comptez-vous y apporter ?
Claude Gewerc. Nous avons dépassé le stade de la simple initiation à l’outil informatique. Aujourd’hui, les Picards deviennent acteurs et contributeurs de la société numérique, notamment grâce à Picardie en Ligne, Ils sont ainsi les ambassadeurs de la vie numérique picarde et de la Picardie en général. Picardie en Ligne évolue en permanence. L’objectif est de continuer à développer des centres de ressources sur tous les territoires à la fois pour offrir des services nouveaux (téléformation, télétravail, etc.) et permettre une pratique citoyenne et collaborative de l’Internet axée sur la production de contenus.


Favoriser l'expression en ligne de tous les Picards 

 


BT. Vous êtes-vous inspiré de l’Auwwwergne, premier média social régional, dont la nouvelle plate-forme collaborative vient de voir le jour ?

Claude Gewerc. À la différence de l’Auwwwergne, Picardie en Ligne repose avant tout sur un réseau physique de salles où les utilisateurs peuvent se rendre et s’acculturer, avec l’accompagnement d’un animateur, à tous les usages numériques. Par contre, tout comme l’Auwwwergne, l’objectif de Picardie en Ligne est de favoriser l’expression en ligne de tous les Picards et de susciter leur créativité numérique. En ce sens, et en articulation avec Picardie en Ligne, nous avons aussi développé une webTV, une encyclopédie picarde participative, Picardia et un réseau social destiné aux associations, Pic@ssos.

BT. De votre point de vue, Internet est-il un bon moyen de connaître les préoccupations de vos concitoyens ? Le web 2.0 peut-il aider la région à garder un dialogue permanent avec les Picards ?
Claude Gewerc. Internet est un espace de rencontres… Un peu comme si j’étais en permanence sur le terrain ! Un moyen d’appréhender  les préoccupations des gens, et notamment des Picards. Facebook permet un dialogue direct avec les internautes : échanges sur des sujets concernant la région Picardie, mais aussi discussions autour de questions beaucoup plus générales, politique, bien sûr, société, culture, etc. J’ai découvert cet outil relativement récemment, et j’avoue bien volontiers qu’il m’est devenu indispensable ! Le blog "Dialogue avec Claude Gewerc" a un objectif un peu différent : expliquer, toujours expliquer,  à quoi "sert" une région, informer les Picards des actions du Conseil régional, évoquer les liens entre la Picardie et les régions de France et d’Europe, mais aussi parler du travail d’un  président de Conseil régional. De la pédagogie, du dialogue également !


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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 14:12

Avant-dernier projet en lice pour l'obtention du trophée e-Démocratie 2010, la ville de Paris a lancé en février dernier le premier système de e-pétition d'une collectivité française. Un projet unique qui a attiré l'attention de blog-territorial

 

logo-Paris

 

Deux millions d'habitants, une collectivité à la taille hors normes, une attractivité touristique et économique mondialement reconnue, Paris est définitivement hors catégorie. Pourtant, c'est grâce à un dispositif relativement simple et ne nécessitant pas de moyens importants que la capitale française a gagné sa place dans la sélection des 10 projets les plus innovants en matière de participation citoyenne sur Internet. Est-ce grâce à sa page Facebook hyperactive ? Son site tentaculaire paris.fr ? Non, grâce au service d'e-pétition lancé dans l'anonymat début 2010.

Image 22Le principe de l'e-pétition. Le maire de Paris offre la possibilité aux Parisiens d'interpeller le Conseil de Paris, par le biais de pétitions électroniques ou manuscrites, sur tout sujet relevant de la compétence municipale ou départementale. Si la pétition obtient un nombre de signatures supérieur à 54000, ce qui représente 3% des Parisiens,  elle sera portée à l’ordre du jour du Conseil de Paris. Nul doute que cette procédure de pétition électronique, simple mais utile, devrait rapidement être suivie par d’autres collectivités …

D’où vient l’e-pétition ? Lancée dans une logique de transparence auprès de leurs concitoyens, elle provient essentiellement des pays anglo-saxons et y connaît un franc succès. La preuve : au Royaume-Uni, 29 000 pétitions et 5,5 millions de signatures ont été recueillies en un an (2008). Du même type, en Estonie, les citoyens font des propositions de lois et les adressent directement à leur gouvernement grâce à un site Internet dédié. Les ministres estoniens ont obligation légale d’y répondre sous 2 semaines.

Pour nous en dire plus sur ce projet, Hamou Bouakkaz, adjoint au maire de Paris chargé de la démocratie locale et de la vie associative, a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.

BOUAKKAZ Hamoublog-territorial (BT). Pourquoi le lancement d'un service d'e-pétition par la mairie de Paris a été décidé ?
Hamou Bouakkaz. Il s’agit d’une volonté de Bertrand Delanoë, le maire de Paris, qui avait placé ce nouveau droit d’expression directe dans son contrat de mandature. L’idée de cette e-pétition est que les personnes déposant une pétition sur paris.fr peuvent interpeller le maire de Paris. Si un certain nombre de citoyens la signe, le Maire s’oblige à présenter le sujet de la pétition au Conseil de Paris. Au départ, le contrat de mandature spécifiait un seuil nécessaire de 5% des Parisiens majeurs signataires pour être examinée, celui-ci a finalement été rabaissé à 3% soit 54000 personnes et sera réexaminé au bout d’un an.

 

Nous ne nous attendions pas si vite à autant de propositions 


BT.  Six mois après sa mise en ligne, êtes-vous satisfait des premiers résultats obtenus ?
Hamou Bouakkaz. Nous sommes très satisfaits de l’engouement vis à vis des Parisiens qui connaissent l’application puisque nous avons déjà traité plus de 50 pétitions et qu’actuellement 14 autres sont en ligne.Nous ne nous attendions pas si vite à autant de propositions car nous sommes encore dans une période de rodage. Celles-ci sont de nature très diverses : elles évoquent la pollution à Paris, la circulation, notamment sur les trottoirs, la propreté …


BT.  Avez-vous été contacté par d’autres collectivités territoriales intéressées par le dispositif ?
Hamou Bouakkaz. À notre connaissance, la ville de Paris a lancé le premier et le seul dispositif d’e-pétition en France. À ce jour, aucune collectivité n’a proposé de site d’expression directe pouvant donner lieu à une interpellation des élus. La démarche de la ville de Paris est donc inédite. Par ailleurs, nous n’avons pas encore été contacté par une collectivité sur l’état de notre dispositif.

 

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 14:33

Continuons la présentation des nommés au trophée e-Démocratie avec var-solidarité.fr, la plateforme solidaire de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Une initiative citoyenne initiée suite aux inondations dans le Var...

 

paca

 

Lancé le 28 juin 2010, le site var-solidarite.fr est sans conteste l'un des succès de communication de l'année. Un coût inférieur à 5000€, un agent du Conseil Régional qui contrôle son fonctionnement ; ce dispositif participatif a très vite trouvé son rythme de croisière. Le principe : les habitants du Var proposent gratuitement leur aide ou au contraire la sollicitent pour les réparations post-inondations, prenant ainsi le relais des associations et des pouvoirs publics fortement sollicités lors de ce type d'événements malheureux.

 

Image 6L'objectif assumé par la région est atteint : faire coïncider la générosité des citoyens avec les besoins sur le terrain. La création de cette structure entre dans le cadre d'une politique globale de proximité de la part de la région PACA qui trouve tout son relief sur Internet avec son site officiel (regionpaca.fr) et grâce à sa présence sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

 

Le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Michel Vauzelle, a accepté de répondre aux questions de blog-territorial et de donner son avis sur le Web 2.0.

 

Michel Vauzelleblog-territorial (BT). Le site Var-Solidarité.fr est un modèle d'entraide entre les citoyens. Pensez-vous étendre ce dispositif à l'ensemble de la région?

Michel Vauzelle. Effectivement, nous réfléchissons à la manière dont nous pourrions étendre cette plate-forme à l’ensemble de la région et à d’autres problématiques… Il me semble essentiel que dans cette période difficile pour les Français, de crise économique, de désengagement de l’Etat, d’affaiblissement des valeurs de la République, la solidarité entre les citoyens soit renforcée et favorisée par ce type d’initiatives.

 

Le virtuel doit être au service du réel 

 

BT. Quelle est votre opinion de l'Internet participatif? Internet permet-il, selon vous, d'être mieux informé sur les attentes des citoyens?

Michel Vauzelle. Ces dernières années, Internet a pris une place indéniable dans nos vies. Il est devenu le lieu où l’on échange, débat et se rassemble. Je crois donc énormément dans l’avenir de l’internet participatif mais il est indispensable que ce dernier débouche sur des actions concrètes comme nous l’avons fait avec var-solidarité. Le virtuel doit être au service du réél. Les visites sur le terrain restent le meilleur moyen pour être en prise direct avec les citoyens.

 

BT. Vous êtes présent sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook et vous avez votre propre blog. Est-ce difficile de concilier vos mandats d'élu et votre présence sur Internet ?

Michel Vauzelle. Difficile ? Non ! En quelques mots, vous pouvez partager avec un maximum de personnes vos sentiments sur une situation ou un fait d’actualités. C’est également pour moi un moyen pédagogique de montrer ce que je fais chaque jour sur le terrain en qualité de Député et de Président de Région. D’ailleurs, si vous souhaitez vous en rendre compte par vous-même, je vous invite à me rejoindre sur : www.twitter.com/vauzelle et www.facebook.com/vauzelle2010

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 10:51

Tous Sénateurs ! Non, blog-territorial ne vous incite pas à investir massivement le palais du Luxembourg mais à découvrir le nouveau site internet du Sénat qui permet aux citoyens de vivre le travail législatif.

 

Image 2-copie-3

 

Avec plus de 20 millions de visites annuelles et un million de visiteurs uniques par mois, www.senat.fr est le site institutionnel français d’information le plus consulté. Lancé en 1995, il est l’un des plus anciens sites institutionnels français du Web. Véritable "site au service des citoyens", il offre une mine d’informations juridiques pour tous ceux qui le fréquentent : professionnels, étudiants, journalistes ou simples internautes. Il se compose de près de 630 000 pages, dont 8 000 "dossiers législatifs" et près de 190 000 questions parlementaires.

 

Image 1La nouvelle version du site. Mise en ligne le 23 juin dernier, elle a été réalisée dans le cadre d’un marché public d'environ 250 000 euros. Outre une refonte graphique, cette nouvelle version comprend aussi de nombreuses innovations : "agenda en ligne" visuel et cliquable qui montre les temps forts de la semaine parlementaire, "frise chronologique" détaillant pour chaque dossier législatif les différentes étapes de la "navette" entre les deux chambres du Parlement, outils de partage de contenus, compte personnel "Mon Sénat", pour gérer ses favoris et ses alertes. Un mois après son lancement, on comptait déjà près de 500 abonnés à "Mon Sénat".

 

Quels objectifs ? Conscients de sa mission de service public d’information, le Sénat a voulu que son nouveau site reflète davantage l’ancrage territorial de l'institution, à l’écoute notamment des citoyens et des élus de terrain. Plus qu’un site de communication, le site du Sénat constitue aujourd’hui un véritable outil de travail parlementaire en ligne.

 

Pour nous présenter son nouveau site internet et sa vision de l'e-Démocratie, le président du Sénat   Gérard Larcher a bien voulu répondre aux questions de blog-territorial.


 

595f41af03blog-territorial (BT). Senat.fr se présente comme  "Un site au service des citoyens". Par quels moyens le Sénat réussit-il à inclure les citoyens dans les débats ?
Gérard Larcher. Depuis près de 15 ans, le Sénat a compris l’importance d’Internet pour la Démocratie. C’est pourquoi, dès la création de son site, en 1995 sous l’impulsion du Président Monory, le Sénat a cherché à associer les citoyens à ses travaux en leur offrant la possibilité de contribuer à la réflexion des Sénateurs par courrier électronique. À partir de 1999, des forums interactifs ont été ouverts, notamment sur "l’avenir de la Recherche", "les changements climatiques" et "l’expatriation". Enfin, depuis 2006, des Sénateurs auteurs de propositions de loi ou de rapports d’information ont ouvert des blogs pour dialoguer avec les internautes. Les derniers en date ont été consacrés au "mal être au travail" et à "l’avenir institutionnel du Grand Paris". Ils ont recueilli un grand succès puisque, à titre d’exemple, le blog consacré au "mal être au travail" a accueilli plus de 20 000 visiteurs. Par ailleurs, les vidéos permettent de découvrir de manière dynamique la réalité et la diversité du travail parlementaire. Les internautes ne s’y sont pas trompés : il y a eu un million de consultations depuis mars 2009 pour 2 500 vidéos en ligne. La nouvelle version de "sénat.fr" vise à rapprocher les sénateurs des citoyens et à rendre les débats parlementaires et l’élaboration de la loi plus accessibles et plus compréhensibles.

 

 

Dès la création de son site, le Sénat a cherché à associer les citoyens à ses travaux  

BT. Quelle opinion portez-vous sur l'Internet participatif ?
Gérard Larcher. L’Internet participatif offre un moyen d’associer les citoyens aux décisions publiques sans remettre en question les fondamentaux de la démocratie représentative. Notre assemblée est d’ailleurs présente sur les réseaux sociaux comme Facebook et de nombreux Sénateurs utilisent ces nouveaux outils de communication pour dialoguer avec les citoyens dans ces espaces d’échanges collaboratifs et constructifs.

 


BT. Est-ce difficile de concilier vos mandats de maire de Rambouillet et de Président du Sénat avec la tenue de votre blog ? Avez-vous le temps de vous en occuper ?
Gérard Larcher. À titre personnel, et en qualité d’élu des Yvelines, je suis en train de créer un site Internet dédié aux Yvelines qui sera mis en ligne très prochainement. Mon agenda ne me permet pas de tenir un blog ni d’être présent de façon active sur les réseaux sociaux, mon éthique m’empêchant de ne pas répondre moi-même !

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 17:25

Première association de France avec 722 000 adhérents et 103 comités départementaux, la Ligue nationale contre le cancer est une ONG d’envergure qui garde un esprit de groupe. Avec son Équipe de France contre le cancer, elle a gagné le match de la communication… et son billet dans la course au trophée e-Démocratie.


Image 6-copie-1 

Créée en 1918 par Justin Godart, alors Secrétaire d'État au service de santé militaire, constatant que le cancer tuait aussi sur le front de la Grande guerre, la Ligue contre le cancer n'en manie pas moins les outils modernes de la communication : street marketing, partenariats cinématographiques, campagnes citoyennes de dénonciation et de pétition. Indépendante financièrement, la Ligue peut communiquer comme elle le souhaite sans influence des décideurs avec des objectifs clairement définis : informer et construire sa notoriété.


Image 3 Pour faire passer le message que la vie continue malgré le cancer, La Ligue prône une approche communicationnelle positive et objective qu’elle relaye par ses nombreux sites thématiques, son magazine trimestriel Vivre (le seul de ce type en Europe) et avec sa nouvelle campagne de comm’, l’Équipe de France contre le cancer. Le succès est au rendez-vous avec plus de 20 000 visites par mois  et outre les adhérents de la Ligue déjà membres, on compte plus de 50 000 nouveaux membres de l'EFCC.


Pour nous présenter plus en détails ses enjeux de communication, Christophe Leroux , délégué à la communication et au développement de la Ligue nationale contre le cancer, a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.

 

clerouxblog-territorial (BT) . La Ligue nationale contre le Cancer est très active sur Internet. Pouvez-vous nous présenter les différents outils de promotion et d’information utilisés  ?
Christophe Leroux.   La Ligue TV, c’est notre télévision sur Internet. Deux vidéos montées comme des petits reportages y sont diffusées chaque mois. La dernière en date est une interview de Bertrand Blier dont sa dernière réalisation, Le Bruit des glaçons, a établit un partenariat avec La Ligue. La Ligue TV est très regardée par le grand public mais aussi par les décideurs, les chercheurs. Pour ce qui est de notre présence sur Facebook, elle est assez logique : il y a énormément de malades et de chercheurs présents sur ce média. Mais nous y sommes pour apporter quelque chose. De la même manière, notre forum qui compte 3 000 contributions par jour a un réel intérêt social. Utiliser les outils virtuels oui, mais s’ils servent dans la vraie vie. Une application sur téléphone mobile est  également à l’étude : celle-ci ne sera pas utilisée pour la collecte de dons mais uniquement pour apporter des services aux personnes en détresse.



Utiliser les outils virtuels oui, mais s'ils servent dans la vraie vie.  


BT . L’Équipe de France contre le cancer, c’est un véritable succès de communication mais aussi une démarche commerciale inhabituelle pour une ONG, non ?
Christophe Leroux.  C’est publicitaire, c’est marketing, mais c’est aussi La Ligue   Grégoire, Nadiya, Christophe Pinna, toutes les stars qui nous ont rejoint le font gratuitement. L’Équipe de France contre le cancer nous est venue d’une volonté positive d’aider le malade à assumer son cancer, de renforcer la solidarité entre tous. Résultat : énormément de sujets à la télévision et un très bon accueil de la presse et du public. Preuve du bon buzz, 58 % des visiteurs du site de l’EFCC proviennent d’autres sites qui en font la promo, 36 % d’accès direct et seulement 8 % à partir des moteurs de recherche. Face au succès de la campagne, nous souhaitons la prolonger par l’organisation d’événements fédérateurs pendant l’année.

BT. Comment La Ligue fait-elle pour permettre aux adhérents des 103 comités départementaux d’influer sur sa communication ?
Christophe Leroux.   Chaque adhérent de la Ligue, soit plus de 722 000 personnes, peut peser avec le principe "un homme = une voix". Concernant la communication, une commission majoritairement représentée par des membres des comités départementaux élus et d’invités (adhérents, bénévoles) discute des campagnes que nous, professionnels, proposons et peut les refuser. Par ailleurs, elle remonte des demandes du terrain auxquels nous n’aurions pas nécessairement pensé. Et puis, nous restons en dialogue permanent avec les adhérents grâce à un réseau intranet ouvert, à des débats et des rendez-vous réguliers. L’un de nos slogans est "Face au cancer, on est plus fort ensemble" et nous le respectons chaque jour à la lettre.

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 16:36

Avant les résultats du vote le 13 septembre prochain, continuons la présentation des 10 projets en lice pour l’obtention du trophée e-Démocratie 2010. Aujourd’hui, blog-territorial  vous présente "Bordeaux, cité digitale", le programme numérique de la municipalité girondine.

  LOGO BX DIGITALE

En 2010, la ville de Bordeaux a été particulièrement active dans le domaine de la démocratie sur Internet. Cela ne surprendra donc personne de la retrouver dans la sélection des 10 organismes nommés pour l’obtention du trophée français de l’e-Démocratie. Deux des actions de la ville ont attiré notre attention cette année : la campagne "Fais ta Ville" et l’émergence du site internet Atelier 21.


Image 14Orchestrée par le Conseil des jeunes de Bordeaux, la campagne "Fais ta Ville" a débuté le 3 avril dernier par la tenue d’un "flashvote". Son principe : lors d’un temps de rassemblement d'une dizaine de minutes, les jeunes passants du centre piéton de Bordeaux étaient invités à voter simultanément par SMS sur 17 propositions d'actions concrètes. Il fut ensuite prolongé par une période de consultation par Internet. Quant au site Atelier 21, il a pour but de mettre en commun des initiatives citoyennes dans le domaine du développement durable.

 


Michel Duchesne, adjoint au Maire en charge de la Cité Digitale, a bien voulu répondre aux questions de blog-territorial et présenter sa vision de l’e-Démocratie pour la ville de Bordeaux.
 
michel duchene portrait 06 09 01blog-territorial (BT). Pouvez-vous définir le programme "Bordeaux cité digitale" ? Comment se traduit votre implication et celle des autres élus ?
Michel Duchesne. "Bordeaux cité digitale", c’est un projet visant à encourager le développement de services ainsi que les usages des technologies de l’Internet dans le but d’assurer une cohérence territoriale et sociale par rapport à la société de la connaissance et pour promouvoir l’expansion des activités culturelles et économiques de la ville. Il s’articule autour de quatre grands axes : l’e-éducation  (Bordeaux ambitionne d’être la première grande ville à avoir 100% de ses classes équipées de tableaux numériques interactif en réseau d’ici 3 ans), l’e-participation, l’Internet pour tous et la promotion des services mobiles. Concernant l’implication des élus, l’action du maire sur ce thème est très importante. En janvier dernier, il s’est rendu au BETT, salon londonien sur l’e-éducation, pour prendre connaissance des innovations. Par ailleurs, Monsieur le Maire s’implique dans les actions de communication et rencontre les différents acteurs. Et puis, avoir un adjoint dédié à ce domaine montre l’importance que la municipalité y porte.


BT. Qui a eu l’idée d’organiser un flashvote ? Quelles conclusions tirez-vous de cette expérience inédite ?
Michel Duchesne. L’idée a émergé sous l’impulsion conjointe des élus et des membres du conseil  des Jeunes de la ville. L’objectif est ici d’impliquer les jeunes bordelais dans l’agenda politique de la ville. Le conseil Jeunes a soumis aux votes par SMS des propositions d’actions concrètes puis a prolongé l’initiative par une campagne de 45 jours sur Internet et les réseaux sociaux. "Fais ta ville" a eu un résultat plus qu’honorable pour une première fois : 200 jeunes mobilisés lors du flashvote, 1854 participations au questionnaire par Internet. L’enseignement que nous en tirons est clair : plus c’est simple, plus c’est rapide, plus c’est lisible, plus les gens consentiront à un investissement citoyen car ils sont déjà sollicités de toutes parts. 

 

Plus les questions ont été préalablement travaillées, plus l'opération a des chances de succès  

 


BT. Pouvez-vous nous dire un mot sur l’Atelier 21 ?
Michel Duchesne. Le site Atelier 21 a un fonctionnement de type web 2.0 : dialogue, propositions d’idées, échange autour de celles qui peuvent être reprises. Notre bilan est similaire a celui du flashvote. Plus les questions ont été préalablement travaillées, plus l’opération a des chances de succès. Le citoyen est plus enclin à répondre OUI ou NON que de remplir un champ de textes, pour des raisons de temps mais également pour des causes techniques lors de l’utilisation du téléphone mobile. Par ailleurs, nous avons observé un réel besoin de méthodologie car une mauvaise catégorisation des propositions rendrait la participation des citoyens vaine.

BT. Quels vont être les projets prochainement lancés par la municipalité de Bordeaux?
Michel Duchesne. Nous croyons avec vigueur à la consultation en mobilité. Dans cet objectif, la ville de Bordeaux va se doter dès octobre d’un portail générateur de consultations à destination de tous. Il suffira de s’y inscrire une fois pour participer à l’ensemble des consultations.  Les Bordelais seront sollicités en fonction de leurs centres d’intérêt et de leur lieu de résidence. Pour accroître la participation et puisque les citoyens ont d’autres préoccupations au cours de leur journée, des QR codes seront présents sur les affiches de promotion. Il suffira de scanner le code avec son téléphone pour arriver directement sur le site de consultation.


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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 10:40

Créée en 1996, l’association Place Publique a été l’une des premières à investir la toile avec son journalisme citoyen. Grâce à son activité et l’arrivée de son nouveau site internet, elle a gagné sa place dans la course au trophée e-Démocratie. Suite des présentations…


 

Image 2-copie-2

 

 

Quatorze ans, c’est le début de la maturité pour Place Publique. Composée au départ de journalistes, l’association a vu arriver progressivement des personnes engagées dans le milieu social, environnemental et la recherche. Logique pour un organisme visant à promouvoir la démocratie d'initiative. Grâce à elle, de nombreux jeunes ont pu se former au journalisme citoyen. Pourtant, l’activité est quasi exclusivement bénévole car les pouvoirs publics ne se sont pas encore associés à eux.

Image 2-copie-1Le nouveau site Web. Avec 50 000 visiteurs uniques par mois, l’adresse internet de l’association connaît un véritable succès qui ferait pâlir d’envie bien des collectivités. Son accroche, c’est son magazine mensuel qui existe depuis maintenant près de 10 ans. L’objectif premier de ce journal est d’informer sur les initiatives citoyennes d’associations françaises, européennes et internationales. L’autre pilier du site est la présence d’une base de données recensant plus de 1000 associations porteuses de démocratie.

Pour en savoir plus sur l’association et ses projets, Yan de Kerorguen, son co-fondateur et rédacteur en chef, a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.

CIMG4874blog-territorial (BT). Quels sont les principaux objectifs de l’association Place Publique ?
Yan de Kerorguen. Notre vocation est facilement définissable : aller voir dans les associations porteuses de démocratie les initiatives qui se montent discrètement, sur des sujets tels que l’action locale et l'économie sociale, et qui n’ont pas le droit de cité dans la presse traditionnelle. Il s’agit d’un véritable travail de repérage. Nous souhaitons valoriser ceux qui œuvrent pour la solidarité, la coopération, le mouvement, pour d’autres manières de travailler ; pour la démocratie tout simplement. Deux mots caractérisent notre action : citoyenneté et futur.

 

Une association durable, positive, mais qui a du mal à vivre

 

BT . Quel  soutien apportent les collectivités à votre association ?
Yan de Kerorguen. C’est notre point faible. Nous avons eu quelques soutiens dus à des actions que nous menions pour les collectivités mais, en tant qu’association, nous n’avons pas d'appui alors que nous effectuons un travail pour le bien commun. Nous faisons face à un paradoxe : nous avons une vraie histoire, une vraie réputation, une vraie confiance, un vrai public mais nous n’avons même pas de local ! Avec la relance du site, nous voulons trouver des moyens pour pouvoir œuvrer dans de meilleures conditions qu’à l’heure actuelle. Faire passer le message d’une association durable, positive, mais qui a chaque jour du mal à vivre.

 

BT . Pourquoi la création d’un nouveau site internet ?
Yan de Kerorguen. En 2008, suite au manque de soutien institutionnel et à la fin des emplois jeunes, nous nous sommes questionnés sur l’avenir de l’association Place Publique. La conséquence a été un recentrage de notre activité et donc la création d’un nouveau site internet car l’ancienne version était assez peu claire. Le site n’était qu’une simple vitrine et l'organisation de conférences ne nous permettait pas d’avoir un magazine mensuel régulier comme c’est le cas aujourd’hui. L’autre axe de notre relance a débuté récemment : c’est la création d’observatoires thématiques en relation avec les entreprises et les collectivités.

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 11:05

En entreposant les données publiques d’organismes de son agglomération dans data.rennes-metropole.fr, la ville de Rennes et Rennes Métropole ont réalisé une démarche inédite pour une collectivité française de cette taille… et gagné leur place dans la sélection du trophée e-Démocratie.

 

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Initié en mars dernier et lancé fin juillet, le site data.rennes-metropole.fr suscite l’intérêt des universitaires de toute l’Europe et la curiosité de grandes métropoles françaises qui songent à l’imiter : Montpellier, Nantes, Lyon, Le Havre, etc. Il repose sur le principe de l’ouverture des données publiques ou Open Data.


Image 2Provenant du monde anglo-saxon, l’Open Data consiste pour les collectivités, détentrices d’un certain nombre de données, de les rendre accessibles. Initialement, elles ne servaient qu’en interne à améliorer le service public. Son intérêt repose sur un principe simple : croiser deux bases de données dans le but d’en créer une troisième qui deviendrait un service public à part entière via une application web ou smartphone.


Ce projet hors du commun nous a donné envie d’en savoir plus. Xavier Crouan, directeur de l'Information et de l'Innovation numérique de Rennes Métropole et de la Ville de Rennes,  a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.

Xavier Crouanblog-territorial (BT). Pouvez-vous nous présenter le site data.rennes-metropole.fr ?
Xavier Crouan. Data.rennes-metropole.fr, c’est un outil aux multiples facettes : un entrepôt de données, un lieu où vous pourrez accéder aux données libérées, un lieu d’échange entre citoyens et bientôt un répertoire de services créés grâce à ces données. Les éléments présents sont multiples. On y trouve par exemple des données liées au transport dans l'agglomération, l'état d'occupation des parkings, le trafic en temps réel, l’état de fonctionnement des vélos en libre service Vélo Star, ainsi que celui des escalators et bientôt le plan des jardins de la ville, qui semble anodin mais peut être utile pour répertorier les jeux pour enfants et les arbres remarquables. Certains réfléchissent à un site de ce type, nous, on est dans le dur. Avec la mise en place de ce type de projet, on amorce le passage du Web 2.0 au Web² : faire en sorte que le récepteur devienne lui-même producteur d’un système d’informations, voire de services.

 

 

Rendre l'accès aux services le plus facile possible  

 
 

BT. Quels sont vos principaux objectifs ? Quel intérêt les élus de la métropole portent au projet ?
Xavier Crouan. L’un des objectifs est de susciter l’innovation autour des nouveaux usages, des nouvelles technologies, et de créer du lien social grâce à ces pratiques. L’évolution rapide de l’internet mobile dans le monde a pour conséquence l’explosion des attentes des citoyens dans le champ de la mobilité, du temps réel et le besoin de créer de nouveaux services via la téléphonie mobile. Par ailleurs, l’institution doit faire confiance aux entreprises, aux particuliers, pour développer les services dont ils ont réellement besoin. Ils n’ont pas forcement à être destinés à un très grand nombre de personnes, ce que ne peut pas faire une collectivité qui doit s’adresser à tous. Quant aux élus, ils ont été dans une approbation immédiate du projet et portent à 100 % ses objectifs. Ils voient dans celui-ci la possibilité de renforcer un axe important de la relation avec les citoyens : rendre l’accès aux services le plus facile possible et au plus grand nombre. C'est une nouvelle manière de rendre accessible la cité. C'est aussi une manière de recréer du lien social. Sortir c'est s'en sortir….

BT. Un concours va prochainement être lancé sur votre site internet, pouvez-vous nous en expliquer sa teneur  ?
Xavier Crouan. Le concours « Rennes Métropole en accès libre » débutera le 1er octobre prochain pour se terminer fin janvier 2011. Son principe : développer des applications mobiles utilisant l’entrepôt de données et la faire valider par les plateformes. Répertoriées sur data.rennes-metropole.fr, ces applications seront soumises aux votes du public puis, après appréciation d’un jury, les meilleurs services dans les différentes catégories se répartiront une dotation de 50 000 euros. Une condition cependant : le service et l’accès devront être gratuits pendant au minimum 12 mois. Outre le Grand Prix et celui du Public, d’autres prix seront délivrés dans le cadre du concours, dont celui de la créativité et l’innovation pour les entreprises, pour les particuliers et le prix de l’éco-mobilité. De nombreux partenaires nous accompagnent : la Caisse des dépôts et Consignation, la Fing, Rennes Atalante, la Région Bretagne, Kéolis et d'autres devraient suivre tant ce projet est innovant. Ce concours est un accélérateur et doit constituer un point de rupture dans la relation avec le citoyen et dans la création de nouveaux usages issus des nouvelles technologies.

 

 

 


Interview de Xavier Crouan (Rennes) et  Thierry Marcou (Fing) lors du Cap Com '08


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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 15:48

Le Médiateur & vous, c’est la plateforme collaborative du Médiateur de la République. Lancé en février dernier, le site a réussi son pari : devenir un lieu d’échanges sur les droits des citoyens. Le retrouver parmi les nommés au trophée e-Démocratie est donc tout sauf une surprise.

 

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Le Médiateur de la République, c’est une institution publique tentaculaire : 281 délégués répartis dans 419 points d’accueil, 76 286 affaires reçues en 2009, 93 % de médiations réussies. Le besoin d’une plateforme Web digne de ce nom permettant de recueillir les réactions des citoyens se faisait de plus en plus pressant. Avec Le Médiateur & vous, c’est désormais chose faite. 


Image 10Comment fonctionne lemediateuretvous.fr ? Disposant d’un espace personnalisé, l’internaute peut proposer un thème de dialogue ou réagir à un débat déjà existant. Pour répondre à ses interrogations, une trentaine d’experts (non rémunérés) apportent un éclairage technique sur les propositions des citoyens. Le Médiateur tient également son propre blog dans lequel il fait part de ses prises de positions sur certains sujets «chauds».

 


Jean-Paul Delevoye, le Médiateur de la République, a bien voulu répondre aux questions de blog-territorial et évoquer l’état des lieux de l’e-Démocratie dans les administrations françaises.

medblog-territorial (BT). Quelle est votre implication au quotidien dans le site internet "Le Médiateur & vous" ? Est-ce vous qui choisissez les sujets sur lesquels réagissent les experts ?
Jean-Paul Delevoye. Chaque internaute peut lancer un débat, faire une proposition de réforme, en toute liberté. Les experts s’expriment également comme ils le souhaitent, je ne leur impose aucun sujet. Je suis au contraire très attentif au choix des sujets par les citoyens, la plateforme est devenue au fil des semaines un véritable observatoire des problèmes que les citoyens rencontrent quotidiennement. Nous avons par exemple vu une montée massive de débats concernant les indus de la CAF ou par exemple les problèmes de surendettement. Mon secteur des réformes se nourrit de tous ces témoignages et propositions pour formuler à son tour des réformes visant à faire évoluer les textes législatifs et réglementaires.

 

Le nouveau défi : associer le citoyen à la décision publique

 

BT .  Les sujets évoqués par les citoyens pour "Le Médiateur & vous" sont-ils similaires à ceux abordés par e-mail, courrier, Facebook, Twitter, ... ?
Jean-Paul Delevoye. LeMédiateurEtVous.fr n’est pas un site de traitement des réclamations des citoyens, pour autant, j’y retrouve les mêmes préoccupations que les Français expriment dans les réclamations qu’ils m’adressent: ces dernières semaines, de nombreux débats sur LeMédiateurEtVous.fr reflétaient leur inquiétude face à la réforme des retraites et son incidence sur leurs droits – interrogations qui se retrouvaient également dans de nombreux courriers.
 
BT .   L'utilisation du Web 2.0 par les institutions et collectivités publiques vous semble-t-elle suffisante à ce jour ?
Jean-Paul Delevoye. Je pense que l’administration française devrait s’engager plus nettement dans la promotion et la mise en place d’outils collaboratifs. Associer le citoyen à la décision publique, lui proposer des outils pour co–produire le service public me semble être le nouveau défi lancé à nos institutions et nos collectivités. Il faut néanmoins garder à l’esprit que l’utilisation des nouvelles technologies ne peut aller de pair avec une déshumanisation du service public. Gardons en mémoire que les technologies sont des facilitateurs au service de l’humain ; elles ne doivent pas être une barrière supplémentaire entre l’usager et le fonctionnaire. C’est pourquoi il est essentiel d’accompagner les procédures de traitement de masse de dispositifs permettant un traitement humain et adapté à chaque réclamation.

 

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Attention, le blog a déménagé!

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