Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 10:47

par Romain Santiago


Les derniers livres de Marc Levy ou Maxime Chattam vous ennuient ? Vous souhaitez en savoir plus sur les spécificités de la communication intercommunale ? Blog-territorial  a sélectionné l’ouvrage qu’il vous faut emporter sur la plage cet été...

 

 

Image 11Sorti chez Territorial éditions, Construire la communication intercommunale, Méthodes et pratiques offre un éclairage complet sur la communication des communautés urbaines, d’agglomérations, de communes et autres syndicats d’agglomération nouvelle. Comment traiter la stratégie de communication d’une interco’ en comparaison à celle d’une ville ou d’un département ? Comment peut-on valoriser ses compétences et lui créer une identité propre ? Responsables ou chargés de communication, membres de cabinets, étudiants destinés à le devenir, tous ont déjà dû s’interroger sur le sujet.

 


Véritable boîte à outils pour professionnel de la communication 


Les intercommunalités voient leur rôle et leur pouvoir s’agrandir progressivement. La loi à venir sur les collectivités territoriales devrait d’ailleurs renforcer cette progression. Véritable boîte à outils pour professionnel du secteur, Construire la communication intercommunale arrive à présenter synthétiquement l’ensemble des outils et moyens à disposition du communicant tout en insistant sur les contraintes que peuvent connaître ces institutions. Comment sont-elles présentées dans l'ouvrage ?

  •   Le manque d’affirmation d’une identité spécifique à l’EPCI (Ndlr : Établissement public de coopération intercommunale). Pour exemple, beaucoup de communautés d’agglomération se contentent d’avoir comme nom "ville principale de l’EPCI + le mot agglomération" et les appellations sont rarement issues d’une concertation citoyenne.
  • Le besoin de pallier au déficit budgétaire que peuvent avoir ces organismes. Marc Thébault, l’auteur, invite notamment à faire relayer les actions de communication de l’EPCI par les communes la composant et de créer un partenariat avec la presse locale lorsque c’est possible. 
  • Sous leur forme moderne, les intercommunalités restent relativement récentes. Elles ont donc un double déficit : un manque de fonctionnement communicationnel en interne et une nécessité d’informer sur ses compétences.
  • La vision technocratique des citoyens envers l’EPCI, à l’instar de l’Union européenne. Cette vision est d’autant plus néfaste que ses représentants rendent des comptes auprès des citoyens par le biais de leur mandat municipal. L’une des manières aidant à y remédier est théoriquement simple mais toujours délicate en pratique : la concertation des citoyens.


thebault.jpgPour nous en dire plus sur son ouvrage et sur la problématique de la communication intercommunale, son auteur, Marc Thébault, directeur de la communication de la communauté d’agglomération Caen la mer, a accepté de répondre aux questions de blog-territorial.

 

 

 

blog-territorial (BT). Votre ouvrage revient fréquemment sur les relations entre intercommunalités et communes. Croyez-vous, comme l’évoque une étude datant de 2008 et présente dans votre livre, que les communicants intercommunaux sont "plus fair-play que leurs confrères des communes" ?

Marc Thébault. Sans faire de généralités, on a l'impression que les interco' cherchent à valoriser les territoires donc les communes et que, a contrario, les municipalités cherchent à recentrer sur elles un certain nombre d'actions et font l'impasse sur des informations intercommunales. Quant à elle, l'intercommunalité s'est logiquement donnée pour habitude de renvoyer aux villes les informations qui les concernaient. 


BT. Par quels moyens peut-on établir un rapport gagnant/gagnant entre ces deux institutions publiques ?

Marc Thébault. Il n'y a pas de recette miracle parce que c'est aussi une affaire d'hommes. Une des idées serait de montrer que l'intercommunalité est d'abord dirigée par des personnes ayant un vécu communal et qu'elle ne peut pas s'autosaisir de projets qu'elle réglerait elle-même. Ce sont des élus municipaux qui lui demandent initialement de traiter une question plutôt qu'une autre. On critique l'intercommunalité en affirmant que c'est une technostructure, coupée du réel, du terrain ; il n'y a rien de plus faux : elle n'est que l'émanation de la volonté des communes.


BT. Vous évoquez la difficulté pour les EPCI de faire connaître leurs compétences. Quels moyens avez-vous mis en place à Caen la mer pour pallier à ce déficit ?

Marc Thébault. Notre communication s'effectue de deux manières différentes : par la création de nos propres moyens et par l'utilisation d'outils existants des municipalités. Pour ce qui est mis en place par Caen la mer, cela va de la signalétique des bâtiments devenus intercommunaux et de toute leur papeterie à une action à long terme telle que le relais des informations par le magazine des communes. Elles peuvent relayer des informations qui les concernent ou, lorsqu'il ne se passe rien sur son territoire, informer sur les services et actions de l'intercommunalité.


BT. Dans votre livre, vous citez notamment les campagnes Invest in Reims et I love Nancy. Quelles sont pour vous les campagnes de communication intercommunale les plus abouties ?

Marc Thébault. C'est toujours difficile à évaluer car on n'est pas forcement la cible visée par ces campagnes, notre avis n'est donc pas le plus pertinent. Celles que l'on peut définir comme étant les plus abouties relèvent plus du marketing territorial que de la communication institutionnelle classique. Pour moi, il n'y a pas vraiment photo, l'une des campagnes les plus abouties,  c'est OnlyLyon. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas uniquement une campagne de communication et qu'elle est accompagnée d'actions de terrain, elle s'inscrit dans le temps. Juste derrière, Invest in Reims, qui est plutôt dans le développement économique, est une campagne véritablement intelligente. Elle s'est notamment donné des objectifs quantitatifs et peut donc évaluer ses résultats grâce à un tableau de bord assez précis.

Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 18:53
guideL’Association des maires de France publie un guide destiné aux élus locaux intitulé "Financez vos projets grâce à l’Europe ; des fonds européens pour votre territoire"
 
Depuis 2007, dans le cadre de la redéfinition des objectifs du financement européen, les territoires sont éligibles aux subventions. Pour expliquer les étapes à suivre dans l'objectif de bénéficier d'une subvention européenne, l'AMF met à disposition de tous les élus locaux, un guide pratique et très clair. Il s'avère être très utile, puisque ces derniers se trouvaient face à une mauvaise compréhension de la procédure.
 
L'objectif de ce support est double : fournir des explications exhaustives pour faire aboutir une demande de financement sur le plan local, et renforcer le lien de proximité entre les maires et les institutions européennes. De plus, ces subventions permettraient d'augmenter la compétitivité des territoires tout en redynamisant le secteur de l'emploi.
 
Au niveau pratique, ce guide permet de trouver facilement les adresses et les interlocuteurs afin de réaliser au mieux sa demande de financement.
 
Sur le fond, il s'agit plus précisément d'un document qui informe les élus locaux aux possibilités de financement de leurs projets qui sont menés sur leurs territoires. Ces projets doivent remplir une condition : prendre en compte les réalités locales. Si le projet est retenu, la subvention peut couvrir plus de la moitié du coût initial du projet. Quant à la sélection des projets, elle se fait à l'échelle des régions.

Vous pouvez télécharger le guide en cliquant ici

 

 
 






Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:12
Ouvrage collaboratif, "La communication intercommunale" se veut un nouvel essai pour comprendre les enjeux de la communication à l'échelle des collectivités locales. Christian de la Guéronnière, directeur d'IDcommunes, et son comparse David Le Bras, responsable des politiques urbaines à l'Assemblée des Communautés de France (AdCF), nous livre cette enquête à l'heure où se profile la réforme territoriale.




Achèvement de la carte communautaire, renforcement des compétences, élection au suffrage universel direct des délégués municipaux dans les conseils communautaires... Voilà un avant goût du projet de réforme territoriale actuellement en débat à l'Assemblée nationale. C'est dans un contexte de fronde parlementaire, que cette réforme du "mille-feuille administratif" devrait profondément réinterroger la nature du lien qui existe entre les intercommunalités et les habitants de leurs territoires.


Un essai pour comprendre les enjeux
de la communication intercommunale 

Sur la base d'une enquête, après avoir préalablement défini les caractéristiques de la communication intercommunale, les deux auteurs proposent une série de réponses à la problématique de l'émergence de la dynamique communautaire. A la lecture du livre, deux axes de réflexion se dégagent : l'un concerne le positionnement (une communication sur le projet) et l'autre la méthode (une communication plus concertée avec les communes).
Les "communautés territoriales" ont donc des difficultés à trouver leur place dans ce micmac des  compétences et hiérarchies territoriales. Au moment où l'on célèbre le 10ème anniversaire des lois Chevènement et Voynet, ce livre entend sensibiliser les édiles intercommunaux et leurs services à la nécessité d'élaborer et de développer une communication qui leur soit propre.

  Selon Daniel Delaveau, président de l'AdCF et auteur de la préface du livre édité  chez Territorial :  "L'exercice moderne d'une responsabilité politique implique d'assurer un  va-et-vient constant d'informations entre dirigeants et citoyens. Cet échange devient essentiel dans un contexte intercommunal où le lien social et politique est le plus souvent à construire, où il faut aussi assurer la légitimité de l'institution et persuader les citoyens de la valeur ajoutée de la politique communautaire".


284 questions à Christian de La Guéronnière, directeur d’IDcommunes et David Le Bras, Directeur adjoint du pilotage de la performance gestionnaire et environnementale à la Communauté d’agglomération de Grenoble, également ancien responsable des politiques urbaines à l’Assemblée des Communautés de France. 

L'intercommunalité  est-elle aujourd'hui tangible à  l'échelle du citoyen ?


Au 1er janvier 2009, la France comptait 2 601 communautés, soit 34 164 communes (plus de 92,9 % des communes) regroupant 56,4 millions d’habitants (89,3 % de la population)*. L’intercommunalité est donc une réalité pour neuf Français sur dix. Quand on leur pose la question, ils sont 81 % à savoir que leur commune fait partie d’une intercommunalité et 89 % à penser que c’est une bonne chose**. Le fait intercommunal, malgré sa jeunesse (le véritable essor de l’intercommunalité date de la loi Chevènement en 1999) est donc bien tangible pour une très grande majorité des Français, même si ces derniers ne savent pas toujours très bien ce que cela recouvre. Un constat qui nous renvoie, c’est l’objet de notre essai, aux moyens et à la nature de la communication intercommunale.  
 

Pourquoi était-elle la grande absente des dernières campagnes municipales de 2008 ?


On a pu dégager deux grandes tendances dans le discours des candidats aux dernières élections municipales :

  1. une logique d’appropriation des réalisations de la communauté : de manière récurrente, les candidats ont tendance à s’approprier des réalisations intercommunales effectuées sur le territoire de leur commune ;
  2. un réflexe d’autolégitimation politique : les réalisations de l’intercommunalité sont alors l’occasion de valoriser le rôle politique du maire, seul, à l’entendre, en capacité de pouvoir capter les ressources des satellites, au rang desquels la communauté est reléguée. 

On peut considérer que les candidats présentent ce qu’ils pensent devoir être dit devant les électeurs. Ils mettent en scène la vision du rôle du maire qui leur semblent la plus conforme à sa définition : une légitimité de proximité et une légitimité de responsabilité. Aussi, tout ce qui tend à modifier cette vision dominante du premier édile est écarté, notamment l’intercommunalité qui, si elle est évoquée en détail, contribue à réduire ces deux formes de légitimité. Le prétendant va donc privilégier les intérêts des habitants de la commune et non ceux du territoire élargi que forme l’intercommunalité.

Aussi, apparaît-il clairement que tant que la désignation des délégués communautaires se fera sur des bases communales, l’intercommunalité ne s’imposera pas comme une thématique dominante dans les campagnes municipales ou alors a minima comme un guichet. Les candidats, en diluant la thématique intercommunale, ne font rien d’autre que de dire ce que représente l’intercommunalité pour eux : un outil fonctionnel à disposition des communes.  


En quoi la stratégie d'identification territoriale des intercommunalités se distingue des autres collectivités ?


Ce n'est que tardivement que les intercommunalités sont entrées sur le marché de la communication. Grosso modo, c'est à l'orée des années 90 que l’essor des institutions communautaires, consécutif à la promulgation des lois du 6 février 1992 et du 12 juillet 1999, a permis le développement de la communication intercommunale. Progressivement, le principe d’une visibilité accrue de l’institution intercommunale, articulée autour de sa direction, ses compétences et ses réalisations, s’est ainsi fait jour. Quelles en sont les grandes spécificités ? Au premier abord, aucune. Un nom, un logo, des manifestations publiques, parfois un journal voire un site internet... Rien ne distingue, a priori, les outils d'information et de communication des communautés de ceux élaborés par les collectivités « traditionnelles ». Pour autant, à y regarder de plus près, il y a tout de même une différence et, au final, elle est de taille : la communication est d’autant plus importante dans le cadre de structures que celles-ci ne font pas l’objet d’une élection au suffrage universel, moment privilégié de visibilité aux yeux des habitants et surtout, source principale de légitimité pour les élus. De fait, cette légitimité doit s’acquérir autrement : c’est tout le travail qui est confié à la communication intercommunale, puisque, faut-il le rappeler, il n’y a pas de politique sans légitimité, aucun pouvoir n’échappant tôt ou tard à l’exigence de justification.

Pour le moment, la communication intercommunale poursuit, par tâtonnements, sa quête des monuments, des images, des lieux susceptibles de lui correspondre et de la rendre signifiante. Il faut reconnaître que la tâche des élus et des services de communication communautaires n’est pas aisée, d’autant plus qu’elle s’inscrit dans des opérations qui tendent à articuler des territoires distincts, dont l’identité bénéficie du travail du temps : la République s’incarne localement dans le buste de Marianne, le monument aux morts, l’écharpe du maire, et ne peut s’effacer derrière des arguments de rationalité gestionnaire. Dit autrement, si les structures de coopération intercommunale veulent affirmer leur souveraineté territoriale et ne plus apparaître comme de simples échelons superposés, elles doivent puiser dans le stock symbolique dont dispose chaque société locale, quitte à en détourner quelque peu le sens et la forme, c’est-à-dire combiner subtilement les éléments de la symbolique politique traditionnelle et les savoir-faire contemporains. 
 

Quels sont aujourd'hui les points de force et de progrès ?

Selon nous, ce travail politique de « mise en visibilité et en lisibilité » de l'institution communautaire, visant à lui conférer un système de significations propre, peut procéder de deux registres, à la fois distincts et complémentaires. Le premier, s'articule autour de la notion de « communication de projet ». C'est bien là , l'une des clefs de la réussite de la communication intercommunale. Dans un espace local soumis au principe de concurrence entre les différentes collectivités territoriales, de nombreuses communautés s’appuient sur ce concept pour définir leur identité, établir leur légitimité, voire assurer l’intégration de la population. Si la définition même du « projet »  diffère selon les territoires et les individus, il apparaît cependant régulièrement comme un élément thérapeutique, capable de réguler les tensions qui sous-tendent l’intercommunalité, de lui donner du sens et de la cohésion et, surtout, d'amener les habitants à se percevoir comme sujet de la politique intercommunale.

Le second registre repose sur la notion de communication concertée. Il s’agit de définir un système clair et organisé répartissant les « territoires de communication » entre la communauté et les communes membres. En effet, si aujourd’hui 71 % des communicants intercommunaux déclarent mettre en œuvre leurs actions de communication dans une logique d’indépendance avec les communes***, ils sont les premiers à regretter le brouillage des messages que cela occasionne pour les habitants. La communication concertée vise donc, sur la base d’un « intérêt communautaire » de la communication bien définie à répartir les messages de façon homogène entre les différents émetteurs d’un même territoire et à mutualiser certains outils ou actions de communication, en positionnant le discours du point de vue de l’habitant plus que de celui de l’institution. Une initiative qui ne peut venir que du communicant intercommunal…

* source : Assemblée des communautés de France

** sondage CSA réalisé en octobre 2008 pour l’AdCF, l’ACUF et Dexia, auprès d’un échantillon représentatif de 1000 Français âgés de 18 ans et plus

*** enquête IDcommunes-AdCF réalisée par questionnaire électronique auto-administré  d’avril à juin 2008 auprès de 319 responsables de communication intercommunale. Les résultats complets de cette enquête sont présentés dans l’essai « La communication intercommunale, quels enjeux à l’heure de la réforme territoriale ? ». 


La communication intercommunale
Editions Territorial, collection "Essais"- Réf. : Ess 19 - Août 2009 - Prix : 29 euros

Commander l’ouvrage : http://www.territorial.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/832/TPL_CODE/TPL_OUVR_NUM_FICHE/532-resultat-de-votre-recherche.htm



Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 14:00

Par Christophe Baudouin


La collection Paroles d'élus livre une nouvelle contribution, le tome 5, sur les initiatives et innovations web 2.0 des collectivités territoriales. Ce projet collaboratif, créé en 2005, entre autres par l'association des maires de France en partenariat avec France Telecom Orange, s'enrichit d'un site intéractif : www.parolesdelus.com. Cette plate-forme dédiée aux TIC
met à disposition des internautes un espace de débat et d'information. Le site se veut également un prolongement des actions publiques locales qui figurent dans les 295 pages d'Une Europe innovante.


une europe innovante

Dans ce tome 5 de la collection Paroles d'élus, 95 projets portés par les collectivités sont présentés à l'occasion de cette nouvelle édition. Le concept comprend notamment des initiatives venant de l'ensemble de l'hexagone, avec un clin d'oeil aux actions numériques européennes. Par exemple en Hongrie, le maire de Békéscsaba a développé des services municipaux électroniques pour ses administrés via la technologie du WAP. Ainsi, les usagers du téléphone mobile peuvent réaliser leurs démarches administratives depuis leur domicile. Cette mesure politique louable s'inscrit dans le plan de lutte contre les inégalités d'accès à Internet et d'équipement en outils informatiques qui touchent une part sensible de la population hongroise.


Le développement des nouvelles technologies est une opportunité manifeste en milieu rural et en montagne


albitreccia En Corse du Sud, le maire de d'Albitreccia fait le pari du haut débit dans sa politique de désenclavement de certains villages. Pierre-Paul Luciani parle d' « une opportunité manifeste en milieu rural et en montagne». L'objectif du haut débit dans le golfe d'Ajaccio ne relève pas seulement d'un intérêt purement commercial. Cette opération numérique s'inscrit également dans le dynamisme économique et de l'emploi, tout particulièrement dans les zones reculées de Corse du Sud. Véritable solution alternative, le choix du satellite opéré par la collectivité d'Albitreccia, qui souffrait de l'impossibilité d'installer l'ADSL filaire, a permis de fédérer l'ensemble des habitants et des élus de la commune autour de ce projet.

parolesdelus
Rennes Métropole et Brest Océane se sont associées pour un projet 3D haut en couleur : Don Giovanni en public et en direct de la place de la mairie de Rennes. Sur une idée originale du directeur de l'Opéra de Rennes, la rencontre inédite entre l'Opéra de Mozart et les nouvelles technologies de l'audiovisuel a bien eu lieu. Le 2 juin 2009, près de 5000 personnes se sont rassemblées pour suivre cet événement sur grand écran. En parallèle, une retransmission
simultanée en 3D avait lieu dans 3 autres lieux : à Paris, à Brest et à Avignon. Défendre le patrimoine culturel tout en promouvant les technologies dans les arts et spectacles, tel était le pari ce jour là du côté de la Bretagne et bien au-delà.



Les outils numériques et multimédias nous montrent toute la richesse et le potentiel de  la technique au service des collectivités et de leurs administrés. De bon augure pour améliorer les politiques publiques des territoires via ces services numériques, et ceci, dans un contexte de réforme des collectivités et de flou sur la fiscalité locale.
Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 02:21
La sortie du DVD « Sommeil de l’enfant et de l’adolescent » met en lumière une thématique de société encore trop délaissée. C’est à la fois la pertinence des  informations qu’il présente et l’interactivité des outils proposés qui fait de ce DVD l'un des premiers supports grand public et multimédia traitant du sommeil et de ses mystères.

Sorti récemment, le DVD « Sommeil de l’enfant et de l’adolescent » est destiné à répondre aux besoins d’information des parents, des adolescents, des professionnels de santé et des enseignants sur le sommeil, ses troubles et ses mécanismes.

Totalement gratuit et accessible en ligne, il est le fruit d’un partenariat entre le Réseau Morphée, l’Académie de Paris et l’UNAF.

Une problème de santé publique laissé dans l’ombre

Comme le soulignaient Isabelle Hache et Jean-François d’Argent dans leur billet, il y a presque 2 ans, notre relation au sommeil change. Notre société veut vivre à la fois le jour et la nuit et se dispenser d’un élément pourtant essentiel à notre santé physique et mentale. Si l’être humain passe deux tiers de sa vie à manger, boire, travailler, apprendre… il est pourtant capital de garder en tête que le tiers restant est exclusivement consacré au sommeil !

Les habitudes des plus jeunes mettent en valeur l’importance de ce phénomène. 14% des enfants d’âge scolaire ont ainsi des difficultés d’endormissement, 4% d’entre eux prennent des somnifères. 17% des adolescents se plaignent d’insomnie. Les collégiens et lycéens ont perdu, en 30 ans, 2 à 3 heures de sommeil par jour.
 

Ce constat préoccupant est aujourd’hui l’objet d’un message d’alerte lancé par les professionnels de santé et les spécialistes de la médecine du sommeil. Ainsi, en décembre 2006, le Dr J.P. Giordanella a remis un rapport à Xavier Bertrand, alors Ministre de la Santé et des Solidarités. Il dressait le même constat inquiétant et proposait un ensemble d’actions, passant notamment par « une information sur le sommeil en direction du grand public ». D’où l’initiative de l’UNAF, de l’Académie de Paris et du Réseau Morphée.

Un support à la fois complet et facile d’accès


Si informer sur le sommeil n’est pas évident, ce DVD a pourtant réussi le pari de mettre à disposition les dernières découvertes de la recherche scientifique, des jeux interactifs, des vidéos, des questionnaires, des ressources documentaires.

Le sommeil des adolescents, des enfants et des nouveaux-nés y est détaillé avec force d’exemples, d’illustrations et de schémas. Une quatrième rubrique, intitulée En Savoir Plus, permet à l’utilisateur d’approfondir ses connaissances sur les bienfaits du sommeil, l’influence de l’environnement et des privations ou encore sur les méthodes d’exploration du sommeil. Si la pertinence de l’information est garantie par les spécialistes, leur compréhension par le plus grand nombre est assurée par un travail minutieux de vulgarisation et de clarification.
 


De nombreux outils viennent agrémenter cette information. Dix vidéos, un important fond documentaire téléchargeable et imprimable, des jeux interactifs, des foires aux questions ou encore des quizz permettant de vérifier les connaissances acquises, viennent compléter l’ensemble. Morpheus, l’avatar animé, accompagne également l’utilisateur tout au long de sa visite.

Le parti-pris réside dans la multiplicité des supports, comme le confirme Franck Confino, directeur de l’agence adverbia, en charge de la création du DVD :
« L'un des défis de ce projet était de communiquer sur des sujets méconnus mais pointus, soumis parfois aux querelles d'experts, auprès d'une cible multiple aux attentes très différentes. L'aspect multimédia nous est rapidement apparu comme la clé permettant, à la fois, de compléter le savoir des professionnels de santé, d'intéresser voire d'interpeller les jeunes, d'informer au mieux les parents et d'apporter aux enseignants des outils pédagogiques pour la classe ».
Au moins, on aura retenu la leçon. La qualité et la quantité du sommeil sont essentielles à la santé et l’équilibre. Mais alors, à quand une grande campagne de promotion du sommeil, un peu à l’instar de l’information permanente autour de mangerbouger.fr ? A quand les 500 000 inscrits au groupe pour l’établissement de la sieste au boulot ?
 
Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 02:03
HubHubert Blatz est un artiste repenti qui a décidé d’abandonner les pinces fesses pour se consacrer au dessin et à l’illustration. Toujours partant pour de nouvelles aventures, lointaines ou au coin de la rue, cet illustrateur-dessinateur reste toujours ouvert aux possibilités surgissantes…

Après des études à la Fac d’Arts Plastiques de Strasbourg, Hubert rejoint la capitale et démontre son talent qu’il acquiert également sur le tas… de crayons, feutres, encres, pinceaux, rouleaux, papiers, Mac, souris, claviers etc.

Il réalise des illustrations et des dessins pour de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse (scolaire, parascolaire, presse), ainsi que pour des livres d’enseignement et de formation professionnels.

Le dessin d’actualité fait partie de ses réalisations qu’il destine à la presse et le web. Il lui arrive parfois même de poser son talent sur des roughs et illustrations pour la publicité.

Aujourd’hui, son goût de l’aventure l’a poussé jusqu’à blog-territorial où nous l’accueillons avec grand plaisir. Vous retrouverez ses dessins d’actualité, d’humeur voire de vie en alternance avec ceux de Dominique Goubelle.

Pan le chien

Retrouvez ses dessins et autres pensées profondes sur son blog : http://hublog.canalblog.com/
Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 00:30


Réussir son plan de communicationChristophe Perrin fait partie de cette génération de communicants qui a commencé sa carrière en tant que journaliste. Passé successivement directeur de la communication de la ville de Saint-Dié-des-Vosges puis chef adjoint du cabinet du ministre de l’Industrie, il travaille aujourd’hui pour le compte d’un grand établissement public spécialisé dans la recherche scientifique. En mars dernier, il a publié aux éditions Territorial, un Dossier d’experts consacré à l’art et la manière de réussir son plan de communication.


S’adressant principalement aux chargés de communication peu familiarisés avec le "plan de com" mais aussi aux professionnels plus aguerris, Christophe Perrin a rassemblé de manière didactique et efficace les méthodes et les outils permettant de réaliser son propre plan de communication. Toutes les phases méthodologiques sont exposées : temps, espace, cibles, choix des moyens, mise en œuvre, évaluation, cohérence de l’ensemble.

Le plan de communication rassemble ainsi trois documents en un seul : il est d’abord un document politique, dans le sens où il répond à une obligation de service public de communiquer sur les actions de la L'Aisne it's opencollectivité et l’obligation d’information au public sur les services qui lui sont rendus. Il est, ensuite, un document stratégique exposant l’état des lieux et l’analyse objective de la situation communicationnelle de la collectivité. Il est, enfin, un outil de travail, un "plan d’action" permettant d’étayer le choix des diverses opérations en préparation.

Cette première partie est suivie de l’ensemble des outils à disposition. Les supports classiques (presse, publicité, affichage, événementiel, sponsoring, etc.) rivalisent avec les outils plus modernes et innovants (Internet, blogs, e-mailings, Intranet, web TV, télévision mobile personnelle, téléphone, etc.). Christophe Perrin est parvenu à réunir, dans une dernière partie, une série d’exemples visant à illustrer, dans le détail, la notion et l’application du plan de communication et ses outils.
 



L’ensemble est rythmé par des interviews de spécialistes et de professionnels (travaillant pour l’
UNICEF, le CSA, la région Midi-Pyrénées, France-Info) qui jettent un regard sans faux-semblants sur les aspects stratégiques et opérationnels. Tout communicant public et, je dirais même plus, toute personne chargée de communication institutionnelle, pourra trouver réponses à ses questions en compulsant ce manuel. Il offre en effet des solutions efficaces et éclairées permettant, dans le feu de l’action, d’être opérationnel.

Les lecteurs aguerris aux plans de communication, à la recherche de solutions vraiment poussées, complexes ou de grande ampleur pourront évidemment se plonger dans l’abondante bibliographie d’ouvrages spécialisés qui abordent ce thème. Précisons toutefois que s’il y a pléthore de livres et de dossiers consacrés aux plans de communication des entreprises, avec souvent des chapitres consacrés aux collectivités, les ouvrages sur les plans de communication exclusivement destinés aux collectivités sont rares, d’où l’intérêt de cet ouvrage.



Christophe PerrinTrois questions à... Christophe Perrin :

blog-territorial : Pourquoi choisir le "plan de com" comme thème d'ouvrage ?

Christophe Perrin : Un plan de com est un schéma directeur qui permet énormément de souplesses tout en exigeant d’aborder les questions principales que doit se poser un communicant. Dans cette collection "Dossiers d’experts", ce thème permet de présenter une approche globale, structurée, très opérationnelle et d’un certain niveau de complexité déjà, sans aller jusqu’à une spécialisation telle qu’elle réclamerait un autre type d’ouvrage d’une toute autre ampleur.


b-t : Vous dites que le plan de communication est à la fois un document politique, stratégique et de travail. Pouvez-vous nous expliquer cet argument ?

CP : Le plan de communication d’une collectivité met en musique un programme politique. Il y puise des valeurs qu’il s’agit de rendre manifestes pour que les citoyens ne se disent pas "le programme de nos élus, c’est du pipeau". Il accompagne les projets des élus et doit les faire comprendre, permettre leur "appropriation". Qui dit plan dit axes de travail, et donc priorités claires, et stratégie. Enfin, le but est bien de traduire tout cela de manière très concrète sur la base d’une feuille de route claire et opérationnelle.


b-t : La démocratie participative est un sujet en vogue. Pensez-vous que dans l'avenir, le plan de communication sera obligé d'évoluer pour répondre aux exigences des élus bien sûr, mais aussi aux demandes directes des citoyens ?

CP : Le terme "Démocratie participative" est une jolie expression qui prend le sens que l’on veut bien lui donner. Un plan de communication doit, de toute manière, être irrigué par les réactions, les réflexions, les retours des publics à qui il s’adresse. Il doit accompagner de manière souple et vivante un projet politique. Il participe pleinement de la manière de concevoir les relations dans la cité. Mais la politique, et c’est heureux, ne se résume pas à un plan de communication. Que retiendront les élus des propositions citoyennes ? Comment gèreront-ils ces "apports" citoyens ? Ce n’est plus une question de pure com, mais une manière fondamentale de concevoir le rôle du politique, sa fonction, le rapport avec les électeurs.



 
Vous pouvez
télécharger et apprécier les belles feuilles de l'ouvrage de Christophe Perrin, notamment son analyse des divers outils de communication que le Net met à disposition (Partie 2, Chapitre IX).


Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
9 juin 2008 1 09 /06 /juin /2008 01:01
On lui avait pourtant bien précisé : « contente-toi de parler d’étymologie et grammaire ; tes opinions, on s’en branle ! », se prend-il à rappeler dans un chapitre consacré à la vocation. Mais étant donné que ce qui l’  « afflige le plus (…) c’est l’ineptie lexicale », et que l’ « on ne sait plus se servir des mots », il était temps de tirer les choses au clair ; car « le souci d’employer les mots de la banalité et des expressions communes peut (…) conduire à des bizarreries. En fait, ce ne sont pas les valeurs logiques ou illogiques de sens qui importent, mais ce que les mots suggèrent ». Cette « lexi-comédie » est un danger pour la liberté : il faut donc envisager « une résistance par la parole », dont l’arme principale serait l’ironie, face à la com’ qui « par nature, sert le pouvoir et l’argent ».
 
 
Il était temps que ce lexi-com’ arrive, car : « la création de mots nouveaux semble être devenue récemment un sport politique ». Mais au-delà des mots, de leur histoire, de leur sens, Alain Rey va plus loin et regarde par le petit bout de la lorgnette notre monde au travers de la dernière campagne présidentielle. En faisant de constants allers-retours entre les mots employés et le contexte politique, il décrypte de façon profonde les événements et cela ne peut que nous frapper, même nous, spécialistes de la communication… Pourtant, j’avais été plus que sensibilisée lors de mes études par mon ancienne directrice, Simone Bonnafous, linguiste spécialisée dans l'analyse du discours politique et médiatique, qui avait attiré notre attention sur l’utilisation notamment des mots « génocide » ou « charnier » dans la presse, au point que les mots perdent de leur force et de leur sens...
 
 
Au long cours des chapitres, le fantôme du Big Brother de Georges Orwell resurgit lorsqu’il s’agit d’analyser les errances et erreurs d’une langue qui cherche à nommer l’innommable et à associer ce qui ne peut l’être que par la baguette magique de la com’ (Identité nationale p. 174, Ministerribles p. 176, Lustration p. 225, Intitulés p. 281).

Les glissements sémantiques et surtout pratiques ont fait de la démocratie « le pire des régimes, à l’exception de tous les autres », selon Churchill. Pour éviter le pire, il faudrait que le demos (peuple) en définisse la qualité par une éducation adéquate… or : « un peuple affalé devant l’écran de la télé démocrétine, rivé à son écran d’ordinateur, cloué au volant de sa bagnole immobilisée dans un bouchon, un peuple d’automobilistes bouchés, un peuple d’ados regardant leurs acnés morales sur la Star Académy, peut-il être critique ? ». La dérive est telle que : « loin de former Monsieur et Madame Peuple, on les manipule, on les distrait de l’essentiel (entertainment en globish), on les intéresse en les rendant intéressés ». Ainsi, citant Régis Debray : « les people remplacent le peuple » et l’éducation du peuple devient par un nouveau tour de passe-passe démagogie…
 

Ce genre de retournements montrent l’aptitude des mots à se trahir, en quoi les humains les imitent
 

La sortie du livre de Delanoë ayant remis sur la table le difficile exercice de la définition du libéralisme, Alain Rey expliquait déjà que : « c’est le règne de l’ambiguïté. Les mots simples perdent leur sens premier, devenu inexploitable ». Ainsi, partant de la notion d’ « ouverture » ayant dirigé la formation du gouvernement actuel, il en arrive au fait que cela peut ressembler à ce que l’on nomme dans une porte un « Judas »… de là à aborder la notion de transfuge et de trahison, il n’y a qu’un pas qu’il franchira dans plusieurs chapitres (Elargir, rassembler p. 259, « Transfuges » et « Sarko-compatibles » p. 270).

 
Pour les fans du web 2.0, il faut attirer l’attention sur deux chapitres à la pointe : Blogosphère (p. 202), dans lequel on trouve un petit historique très intéressant sur l’origine et l’évolution/traduction du mot « blog » et Sarko-buzz (p. 290) qui permet au vulgum pecus de rigoler.

Etant donné la situation explosive actuelle, il est intéressant d’en remonter le fil grâce à la lecture de ce livre riche d’enseignements qui annonçait le 18 mai 2007 : «  à son corps défendant, ce discours d’entrée en fonction présidentielle en marque les difficultés et les limites (…) ce qui promet au moins une distrayante agitation » et concluait déjà le 23 juin 2007 : « le slogan trop facile du Président, "travailler plus pour gagner plus", est facile à retourner : "travailler plus ou moins", "travailler pour gagner moins", etc. Beaucoup mieux : "travailler plus pour payer plus" (François Hollande). En résumé, la "France qui souffre" tourne le dos à l’enthousiasme verbal de la néo-hyper-présidence. Mais elle lui offre, sur un plateau un peu moins grand, histoire de l’ennuyer, mais pas trop, les moyens de gouverner à sa guise. Ah, que les Français ont de talent et de sagesse ! ».
 
 
Voir également FranceTerme, site lancé le 10 mars dernier par la Ministre de la culture, Christine Albanel. Il met en ligne les termes nouveaux officiellement intégrés à la langue française, et ceux qu'il faut éviter...

Voir enfin le blog de Jean Véronis, informaticien et linguiste, qui a décrypté les mots (maux) des précédentes élections.

Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 04:45

Accro au boulot ? Le Maire est pour vous un « Parrain » que vous servez de façon dévouée ? Vous rêvez de gloire et de célébrité ? Vous avez besoin de la reconnaissance d’un « père » (spirituel) qui pourrait être aussi votre Maire ?
 
Benjamin Oppert* nous présente l'histoire de ce jeune cadre embauché en tant que chef de cabinet d'une mairie. Son caractère discret et introverti colle parfaitement au rôle que le Maire veut lui faire jouer, au moins au début...
Trois personnages virevoltent autour de lui et révèlent les coulisses de la vie politique locale : « un maire charismatique, une secrétaire insolite et une comédienne passionnée ».
Le texte est assassin et cite aussi bien Starmania que Corneille. Il est servi par une troupe au casting réussi (500 candidats pour 5 rôles) et une mise en scène efficace au parti pris radical. Entre père et maire offrira aux harcelés de la FPT de se reconnaître, mais surtout de rire dans un grand élan libérateur : rarement pièce de théâtre n’aura autant rempli son rôle de catharsis.

Nathalie Guilmard, metteur en scène, a accepté de travailler sur la pièce parce qu'elle était sur une liste électorale dans le 9e arrondissement et a retrouvé dans le texte la réalité qu'elle a vécue sur le terrain. Entre père et maire, totalement ancré dans l’époque actuelle, met en lumière les rapports troublants entre théâtre et monde politique. Le Maire précise bien au candidat au poste de ChefCab : « J’ai besoin d’un auteur et d’un metteur en scène ». Dans cette société du spectacle, la scène se déplace quel que soit l’endroit et nous condamne tous à devenir des êtres en représentation :

Osant dire tout haut,
ce que beaucoup vivent tout bas

ALEXANDREEn politique, il vaut mieux être extraverti. (…) Mais je ne suis pas un comédien, moi ! (...) Aux critères de discrimination, il faudrait ajouter l'introversion au même titre que le sexe, l'origine, la religion et la couleur de peau. (...) On essaye vraiment de nous formater, il n'y a qu'à lire les profils de postes pour le constater : « Vous avez une grande aisance relationnelle et rédactionnelle », « vous êtes à la fois ferme et diplomate », « vous êtes autonome tout en sachant rendre des comptes » ! Il faudrait être tout à la fois ! Ce n'est pas un chômeur qu'ils cherchent, c'est Superman !
 (...)
LE MAIREAh ! La politique, c'est l'école de la vie ! Chez nous, tout est beaucoup plus affirmé ! L'engouement, les prises de position sont parmi les plus fiévreuses et les plus passionnées, les bassesses y sont les pires. En politique, on viole la vie en permanence ! La Mairie fait souvent office de scène de théâtre. Si vous êtes engagé, vous verrez défiler beaucoup de comédiens !

Père et maireSi la vie personnelle du personnage principal, Alexandre, est largement romancée, les anecdotes qui y sont racontées sont toutes néanmoins inspirées de faits que Benjamin Oppert a bel et bien vécus, à l'instar de ce touriste allemand qui, ne parlant pas un mot de français, souhaite réserver une chambre à la mairie, pensant y trouver « l'hôtel de la ville ».

Cette pièce parle de la difficulté de l’engagement aujourd’hui : se faire engager, être engagé, s’engager dans un couple ou dans la politique, et pose les bonnes questions : être ou ne pas être, en être ou pas, être confiant ou méfiant… ? Osant dire tout haut, ce que beaucoup vivent tout bas, dénonçant le détournement de pouvoir et de se(r)vice public, Benjamin Oppert réussit son entrée sous les feux des projecteurs avec brio !
 
Jusqu'au 15 juin. Théâtre du Nord-Ouest - 13 rue du Faubourg-Montmartre, Paris 9ème - Métro : Grands Boulevards. Informations et réservations au 01 46 60 09 36 ou sur leur site
 
Benjamin Oppert*Tout d'abord juriste, Benjamin Oppert est ensuite devenu conseiller dans une mairie puis chef de cabinet dans une autre. Mais il a plus d'une corde à son arc : Territorial vient de publier le livre « Les discours de l’élu local » qu’il a co-écrit, et sa prochaine pièce est déjà écrite et acceptée. Pour en savoir plus, visitez son blog.
Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article
12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 00:00
undefined Découvrez la vidéo de la  dernière remise des prix du concours "Meilleurs Voeux des territoires". Pour sa quatrième édition, celui-ci récompensait, le mois dernier, les meilleures cartes de voeux des collectivités de France et de Navarre. Zoom arrière.

Pour commencer, c'est le Conseil général du Val de Marne (94) qui a reçu le "prix multimédia", dont blog-territorial était partenaire. La qualité de l'animation flash, sa petite touche d'humour et le fait que le projet ait été "internalisé" en mobilisant de nombreux partenaires ont emporté le vote du jury... Voici la carte de voeux :
 

Cliquez ici pour voir l'animationvoir l'animation



Retrouvez enfin le film vidéo de l'événement et tous les gagnants dans chaque catégorie du concours...



   
  Suite à la vraie fausse polémique de l'ACT, relayée par notre ami Fabrice Jobard sur le site de Territorial, "Cartes de Voeux et embrouilles ?", l'équipe de blog-territorial, qui faisait partie du jury, tenait à se désolidariser de ce "courrier (on ne sait pourquoi) vengeur"... Nous ne pouvons qu'objectivement saluer l'agence Territoires Publics pour son sérieux et la bonne ambiance qui règne dans le jury. Quant à la "cerise sur la gâteau"... elle fait "pschitt" lorsqu'on voit la vidéo !
Vote des lecteurs sur blog-territorial
 
Cliquez pour envoyer un commentaire audio

 

 
Votez pour cet article sur Fuzz

 

Repost 0
Published by blog-territorial - dans Voir & Lire
commenter cet article

Attention, le blog a déménagé!

ATTENTION : vous êtes égarés sur les archives de blog-territorial...
Depuis 2011, le blog a déménagé et a continué sa vie ici :

BT.jpg

Editeur

Directeur de la publication : 
Franck Confino 

Texte Libre

   Inscrivez-vous à la newsletter   Contactez-nous

 

auwwwergne.com
Recommandé par des Influenceurs

C'est forcément ici !

 

 

 

Et pour finir...

 

internautes sont égarés ici et trouveront leur bonheur par là !
 

Avril 2006 - Novembre 2010

 

Contrat Creative Commons

Blog-territorial
by Adverbia est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Paternité - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 Unported.
Basé(e) sur une oeuvre à www.blog-territorial.fr.